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      <title>Robert Amsterdam</title>
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      <description>La Russie, énergie et politique</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2008</copyright>
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         <title>Pour un monde meilleur</title>
         <description><![CDATA[<img alt="Serguei.gif" src="http://www.robertamsterdam.com/france/Serguei.gif" width="450" height="294" />

Le philosophe André Glucksmann s'interroge dans l'édition du quotidien <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101308253-pour-un-monde-meilleur">Libération</a> datée de 29 décembre sur la validité de la Célébration  de la Déclaration universelle des droits de l’homme.C’était il y a à pe ine quinze jours, aussi vite oublié que fêté, les autorités mondiales se sont répandues en élégies et le public a essuyé un soupir avant de hausser les épaules. Dans dix, vingt ou trente ans est ce qu'on constatera une nouvelle fois, pour un nouvel anniversaire décennal que les droits de l’homme émeuvent mais ne règnent pas?

<blockquote>Tandis que les angéliques commémorent, les cyniques optent pour la «realpolitik», tous sont victimes d’un identique analphabétisme. Ils ignorent, ou feignent d’ignorer, que la fastueuse déclaration universelle fut précédée - à un jour près - de la définition non moins universelle du crime de génocide. D’un côté, l’universalité positive et bienheureuse des «droits» ; de l’autre, l’universalité négative de l’horreur absolue. Qui fonde l’autre ? Ce n’est pas parce qu’on ignorait les droits de l’homme qu’Auschwitz fut possible. C’est parce qu’Auschwitz fut découvert possible qu’on s’accorda sur des devoirs universels censés éviter la reproduction d’un tel désastre. Soixante ans plus tard, trou de mémoire : nul n’emprunte plus cette via negativa qui instaure l’exigence du droit en se réclamant non pas d’une bonne image de l’homme mais d’une sale image de l'inhumanité intégrale.
Rien n’est réglé. La légitimation négative du droit universel court toujours. Le XXe siècle se clôtura sur un nouveau génocide, celui des Tutsis du Rwanda, près d’un million d’hommes, de femmes, d’enfants furent exécutés à la machette en trois mois. Un an après ce record absolu de célérité et de sauvagerie, le secrétaire général de l’ONU, qui n’avait rien tenté pour enrayer la spirale du massacre, se vantait d’être «la conscience du monde», offrant ainsi le spectacle hallucinant d’une indifférence triomphante.
Demandez ce qu’il en est aux habitants du Kivu qui en subissent depuis les métastases sans répit. L’actualité ne cesse de se manifester massacreuse, preuve ces derniers jours avec le Caucase, le Darfour, le Zimbabwe, et cetera (1). L’absence de droits de l’homme tue.
S’agit-il uniquement d’accidents anecdotiques qui désolent les banlieues du monde ? C’est ce que tentent de nous faire croire les realpoliticiens qui parient sur une paix et un équilibre planétaire instaurés par des puissances égoïstes et peu soucieuses des droits humains, mais rendus sages par souci de leur autoconservation. Aucun «réalisme» pourtant n’étaye pareil pronostic d’harmonie préétablie.
Considérons l a Russie de M. Poutine, qui se fiche royalement des droits de l’homme tant au Kremlin que, sondages à l’appui, dans une population fatiguée par soixante-dix ans de communisme et bercée par des médias monocolores. Vous rassure-t-elle cette grande puissance aux portes de l’Union européenne, dont les tanks franchissent des frontières internationales pour annexer en toute impunité deux provinces géorgiennes ? Vous tranquillise-t-il ce réseau, qu’à force d’intimidation, de propagande et de corruption (bon appétit M. Schröder !), Gazprom tisse autour de l’Union européenne pour s’assurer le monopole du gaz et du pétrole ? Vous paraît-il rassurant que l’Europe se retrouve esclave du bon vouloir énergétique d’une autocratie que nul ne contrôle ? Et si la crise mondiale faisait fondre les montagnes de pétro-roubles (70 % du budget russe), serait-il inimaginable que les patrons de la deuxième puissance militaire mondiale tentent de se refaire une fortune avec une brutalité décuplée ? A l’intérieur certes c’est déjà bien parti, mais à l’extérieur également. La formidable puissance de nuisance de la Russie, sa capacité de parrainer non seulement Chávez et les narco-marxistes d’Amérique du Sud, mais aussi bien la Corée du Nord, l’Iran et ses bricolages nucléaires, peut prendre la paix du monde en otage. Le chantage si fructueux dans les années 1990-2000 risque de se reproduire : ou bien le FMI nous renfloue sans conditions, ou bien nous, Kremlin, sommes capables de tout et n’importe quoi. Rappelez-vous Eltsine ivre mort triturant sa mallette nucléaire en 1998… On peut imaginer mise en scène plus subtile et plus inquiétante.
Considérons la Chine. Rien de comparable à la Russie, sinon un même mépris, hérité du totalitarisme rouge, pour les droits de l’homme et le droit des minorités. Son incommensurable miracle économique rend l’empire du milieu positivement solidaire de l’économie mondiale. Sa volonté de puissance (à la différence de la volonté de nuisance russe) calcule sur des décennies, elle a tout intérêt à ce que la crise financière, qui emporte l’Orient comme l’Occident, se résorbe le plus vite possible. Est-ce à dire qu’un milliard et demi de nos contemporains peuvent allègrement se passer des libertés fondamentales d’opiner, de s’exprimer, de contester ? Aucunement : la peine de mort bat des records mondiaux et les balles des pelotons d’exécution sont facturées aux familles des condamnés. La plupart des ouvriers sont soumis au servage et les paysans dépossédés se retrouvent baladés et corvéables à merci.
Il y a plus, l’incroyable progrès technique s’accompagne de risques et de dangers pandémiques qu'une bureaucratique pharaonique, sans freins, parvient très difficilement et très tardivement à juguler : le sida peut submerger une province entière sans réaction officielle pendant plus d’un an, les empoisonnements massifs aux toxines bénéficient d’une indifférence coupable et passent les frontières, les écoles enterrent les écoliers au moindre séisme quand les promoteurs corrompus prospèrent… Depuis 1917, l’essor technologique passe pour justifier la main de fer du despotisme communiste («l’électrification plus le pouvoir des soviets»), on oublie trop que Tchernobyl signa la fin de l’URSS, preuve ad oculos qu’une bureaucratie exemptée de tout contrôle public, sans respect du «matériel humain» constitue un danger planétaire. L’absence de droits de l’homme en Chine porte en elle la menace de désastres insoupçonnés.
Le comble de l’ingénuité est atteint si on imagine circonscrire dans les frontières des pays despotiques les déplorables effets de régimes sans foi ni lois. Non seulement les douanes ne stoppent pas les nuages nucléaires, les bactéries, les virus et autres épidémies, mais à l’ère de la globalisation le crime et la corruption passent les frontières, les mafias gouvernementales et non gouvernementales essaiment, quitte à phagocyter des démocraties fières de leur ancienneté. L’Anglais Misha G lenny (McMafia, Crime Without Frontiers) a étudié l’extension infra et superétatique du marché «gris» des conduites et ressources délictueuses, il atteint pour l’instant 20 % du trafic mondial. Voilà une réalité pourrie que les adeptes de la realpolitik veulent ignorer : sous le soleil noir de l’absence du droit, les monstres prolifèrent.
La toute puissance politique du despotisme et la toute puissance de la technique ultramoderne demandent à être bridées par des opinions libres. Les politiciens et les idéologues autoproclamés «réalistes», qui relèguent les droits humains en «supplément d’âme» sont calamiteusement surréalistes. Ces droits sont les conditions de notre survie, ils introduisent moins à un monde meilleur qu’ils ne barricadent les portes des enfers.</blockquote>]]></description>
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         <pubDate>Tue, 30 Dec 2008 14:18:18 +0100</pubDate>
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         <title>Droits de l&apos;homme: la Russie épinglée</title>
         <description><![CDATA[<img alt="z4900498X.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/z4900498X.jpg" width="540" height="354" />


<a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/22/01011-20081222FILWWW00336-droits-de-l-homme-la-russie-epinglee.php">Le Figaro</a> a repris aujourd'hui 22 décembre une dépêche d'AFP annonçant que la détention provisoire prolongée d'un ex-responsable du groupe pétrolier russe Ioukos, malade du sida, a été condamnée aujourd'hui à l'unanimité par la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. Maintenu pendant 34 mois en prison, l'avocat Vassili Aleksanian, ancien vice-président du groupe pétrolier russe Ioukos atteint d'un cancer et du sida à un stade avancé, a été victime d'une série de graves violations des droits de l'homme de la part des autorités russes, a jugé la Cour.

<blockquote>Son maintien en prison dans son état constituait un traitement inhumain et dégradant, juge la Cour. Cette détention n'était pas justifiée par des "motifs pertinents et suffisants", indique encore l'arrêt de la Cour. Moscou est de surcroît condamné pour avoir tardé pendant deux mois à se plier à une "mesure urgente" édictée par la Cour fin novembre 2007 afin de transférer sans délai Vassili Aleksanian de la prison vers un hôpital extérieur et pour avoir refusé de le faire examiner par une commission médicale mixte.
L'ancien dirigeant n'a été transféré vers cet hôpital extérieur que le 8 février, après que les médecins eurent diagnostiqué un lymphome lié au sida et à l'issue d'une longue mobilisation des défenseurs des droits de l'homme et de personnalités russes. Les autorités russes "n'ont pas suffisamment protégé la santé du requérant", lui infligeant "une épreuve particulièrement difficile allant au-delà du niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention" et aux maladies dont il sou ffre, conclut l'arrêt. Le 8 décembre, un tribunal russe ordonnait la libération de l'ancien vice-président de Ioukos, toujours hospitalisé, contre une caution de 50 millions de roubles (1,4 million d'euros). En détention provisoire depuis 2006, l'avocat, formé à l'université de Harvard (Etats-Unis), est accusé de détournement et de blanchiment d'argent ainsi que d'évasion fiscale.</blockquote>]]></description>
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         <pubDate>Mon, 22 Dec 2008 19:42:09 +0100</pubDate>
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         <title>Sarko le Russe</title>
         <description><![CDATA[<img alt="Sarkozy_in_London5.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/Sarkozy_in_London5.jpg" width="500" height="361" />

Le grand reporter Vincent Jauvert analyse aujourd'hui dans <a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2297/articles/a388078-.html">Le Nouvel Observateur</a> le fort changement apparent de l'attitude du président français Nicolas Sarkozy envers le Kremlin. Avant son élection, le candidat à la Présidence n'avait pas de mots assez durs envers Poutine et rêvait de faire plier Moscou. Une fois au pouvoir, l'approche sarkozyenne de la Russie semble changer radicalement. En effet, Nicolas Sarkozy apparaît désormais comme un partenaire très accommodant. Une Realpolitik au service des intérêts commerciaux de quelques grandes entreprises françaises?

<blockquote>L'hôte de l'Elysée cherche à établir des rapports personnels avec les chefs du Kremlin dont il a pourtant dit pis que pendre quelques semaines auparavant. «Tout de suite, dit un officiel russe, l'équipe de Sarkozy nous fait comprendre qu'elle veut maintenir la même coopération que sous Chirac.» C'est d'autant plus simple que le nouveau président n'a pas confié de postes clés aux partisans d'une attitude musclée envers la Russie, tel Pierre Lellouche, qui voit dans sa mise à l'écart le résultat d'une opération d'intox de Moscou. Au contraire. Les nouveaux responsables de la politique étrangère française connaissent de longue date leurs homologues russes et les apprécient. Quand Kouchner représentait l'ONU au Kosovo, Sergueï Lavrov, son alter ego à Moscou, était ambassadeur aux Nations unies. Les deux hommes se tutoient depuis des années. De même, Levitte, dont le père était russe, retrouve son ami Sergueï Prikhodko, le sherpa de Poutine (et désormais de Medvedev). Où ? A la place exacte où il l'avait quitté en 2000, quand lui-même était déjà à l'Elysée, conseiller diplomatique de... Chirac. «Diplomator» était aussi le collègue de Lavrov à l'ONU, au moment où la France et la Russie faisaient bloc contre l'Amérique et sa guerre en Irak. Tout cela crée des liens, des liens particulièrement forts.
Ce n'est pas tout. Matignon est désormais dirigé par des partisans de rapports très étroits avec Moscou. Au premier rang desquels François Fillon, lui-même (en avril dernier, il sera le premier responsable occidental à justifier publiquement le refus des candidatures=2 0de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan par la nécessité de ménager Moscou) . Deux des plus proches conseillers du Premier ministre, Jean de Boishue et Igor Mitrofanoff, parlent admirablement la langue de Pouchkine et se rendent régulièrement, depuis longtemps, à Moscou. De Boishue y était déjà avec Pompidou...</blockquote>
<blockquote>Bref, tout est en place pour une relation franco-russe «intense», comme on dit au Quai-d'Orsay. D'ailleurs très vite après son arrivée aux Affaires étrangères, Kouchner fait savoir à Lavrov que la France veut être «l'interlocuteur privilégié de la Russie en Europe». L'annonce n'est pas publique mais elle est officielle. Elle revient à vouloir damer le pion à l'Allemagne. Rien de moins. Au sommet du G8, début juin 2007, en Allemagne justement, Sarkozy rencontre pour la première fois Poutine. L'homme l'impressionne. «Un vrai dur», dit-il. Même âge, même taille (ou presque), même démarche, même langage cru, ces deux-là semblent faits pour s'entendre. Nicolas essaie de charmer Vladimir. Entre deux séances de travail, il téléphone à Cécilia qui n'est pas de la fête. Il dit à Poutine : «J'ai parié avec elle que tu lui parlerais». Et il lui passe son portable. Si bien que la femme du président de la République échange quelques mots en anglais avec le maître du Kremlin, tout sourire. Politesse pour politesse, Poutine appelle quelques jours plus tard Sarkozy afin de lui annoncer une bonne nouvelle : parmi les grands groupes internationaux en compétition, il a choisi Total pour exploiter avec Gazprom le gigantesque champ gazier de Chtockman, en Sibérie. Un beau cadeau pour sceller leur amitié naissante.</blockquote><blockquote>Quelques mois plus tard, en octobre 2007, Poutine reçoit Sarkozy dans sa datcha. Les deux hommes font le tour des affaires en cours : le Liban, où le Russe accepte de pousser le Hezbollah et la Syrie à soutenir le candidat de la France à la présidence; le Tchad où il se dit prêt à envoyer des hélicoptères pour aider la force européenne. Après le dîner, le chef de l'Etat français briefe quelques journalistes à l'hôtel National, à deux pas de la place Rouge. Il est dithyrambique. «Vladimir est très intelligent, très au courant des affaires du monde. Et il n'est pas fermé.» Bref, il ne «correspond pas au portrait un peu binaire, un peu réduit, fait dans la presse.» En réalité, la rencontre ne s'est pas si bien passée que cela. Poutine refuse catégoriquement d'augmenter les pressions sur l'Iran. Il ne marche plus aux claques dans le dos, il s'est raidi. La méthode du KGB, dit-on à Sarkozy. Ce dernier est déçu, décontenancé. Mais il continue de poursuivre le chef du Kremlin de ses assiduités.</blockquote><blockquote>En décembre 2007, le parti de Poutine remporte haut la main20les élections législatives. Et pour cause : elles sont truquées. Angela Merkel et Gordon Brown mettent en doute leur caractère démocratique. Pas Sarkozy qui se débrouille pour être le premier chef d'Etat à féliciter le chef de Kremlin. La nouvelle fait des vagues. Le philosophe André Glucksmann appelle l'Elysée. Il aimerait que le président en sache plus sur la réalité du pouvoir «néo-soviétique» à Moscou. Il lui propose d'écouter un grand spécialiste de la chose. Sarkozy doit bien ça à Glucksmann qui l'a soutenu pendant la campagne. Début janvier 2008, le chef de l'Etat reçoit donc, en secret, un anti-Poutine virulent, Vladimir Boukovski, l'un des dissidents les plus célèbres de l'ex-URSS, qui a passé des années en hôpital psychiatrique.Pour la première fois, celui-ci raconte son audience à l'Elysée : «André Glucksmann voulait que j'explique à Sarkozy qui étaient vraiment les créatures au pouvoir au Kremlin, ces anciens du KGB que je connais malheureusement si bien. Pendant une heure, je lui ai dit qu'il était dangereux de faire copain-copain avec ces gens-là, qu'il n'y gagnerait rien si ce n'est un certain mépris, et qu'il risquait de se faire avoir. Il semblait d'accord.» Mais Boukovski ajoute, déçu : «La visite, très courtoise, n'a servi à rien. Sarkozy a continué ses relations ambiguës avec Poutine puis Medvedev.">blockquote>De fait au printemps 2008, il est le premier à féliciter - encore ! - le nouveau président russe, Medvedev, de sa très large (mais fort peu démocratique) élection. Puis il envoie Kouchner le jauger. Medvedev sera-t-il plus facile à manoeuvrer que Poutine ? Il est tout miel avec le ministre français. Remerciement pour le «non» de la France à la candidature de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'Otan et... proposition d'une entente commerciale pour vendre ensemble du nucléaire civil à l'étranger ! Réponse de Kouchner, toujours la même : la France entend être l'interlocuteur privilégié de la Russie. Il promet de convaincre les autres Européens de signer un partenariat «stratégique» avec Moscou. «A mon retour, j'ai dit à Sarkozy que Medvedev n'était pas une marionnette, raconte le french doctor. Il est jeune, timide et très surveillé, mais aussi très intelligent et ambitieux. J'ai expliqué au président qu'il y avait une carte à jouer avec lui.» C'est dire si la crise géorgienne tombe mal. Elle risque de tout ficher par terre. A moins que... Sarkozy échafaude un plan : tirer profit du conflit en nouant avec le nouveau président russe, qui joue là sa carrière internationale, une relation unique. Le 2 septembre, au cours d'un déjeuner à l'Elysée, le président français décrit sa nouvelle stratégie à un groupe de spécialistes, réunis par l'incontournable André Glucksmann, notamment son fils Raphaël, la journaliste Laure Mandeville, la politologue Marie Mendras (1) et Hélène Carrère d'Encausse. «Il nous a dit qu'il pensait que Medvedev était réellement plus libéral que Poutine et qu'il fallait l'aider à renforcer sa position, dit l'une des personnes présentes à cette rencontre confidentielle. Il se voit jouer auprès de lui le même rôle que Thatcher avec Gorbatchev.» Vaste programme.
Le président français déploie cette stratégie «thatchérienne» une semaine plus tard, le 9 septembre, dans une datcha moscovite. Là, les deux hommes négocient l'application du plan en six points sur la fin des hostilités en Géorgie. Les Russes bloquent sur une phrase clé. Sarkozy menace de partir. Il lance à Medvedev : «Dimitri, t'as 42 ans, t'es un jeune dirigeant et t'as une bonne image. C'est une chance incroyable. Ne la gâche pas.» Puis il menace : «Si tu refuses, je ne pourrai pas empêcher les Européens de prendre des sanctions contre toi. Tu veux vivre comme un proscrit ?» D'après Kouchner, c'est comme cela, à la tchatche, que Sarkozy aurait arraché la signature du président russe, apparemment plus apprenti autocrate effrayé que Gorbatchev en herbe.Thatcher ou pas, un pacte implicite est scellé. Depuis, Nicolas et Dimitri font assaut d'amabilités. D'abord, selon une source sûre, Sarkozy renonce à vendre à la Géorgie le matériel de guerre que Tbilissi voulait acheter avant le conflit, et en particulier, une corvette de surveillance maritime. Tandis qu'il accepte, concession symbolique forte, que le croiseur «Pierre le Grand», le plus grand navire de la flotte russe, fasse escale à Toulon. Et cela, quelques semaines seulement après l'invasion de la Géorgie ! Il faut dire que selon la lettre confidentielle «Russia Intelligence», Moscou pourrait bientôt acheter des bateaux de guerre français; et que le président d'Alstom, Patrick Kron, un proche de Sarkozy, vient de signer un accord faramineux avec le patron des chemins de fer russes, un intime de Poutine. Avec, à la clef, un marché potentiel de 85 milliards d'euros. Sornettes ?]]></description>
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         <pubDate>Thu, 13 Nov 2008 18:49:03 +0100</pubDate>
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         <title>Face à la Russie, un clivage perdure entre Européens</title>
         <description><![CDATA[<img alt="stars1000_8053b.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/stars1000_8053b.jpg" width="427" height="290" />

Natalie Nougayrède et Thomas Ferenczi analysent aujourd'hui dans le quotidien <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/11/11/face-a-la-russie-un-clivage-perdure-entre-europeens_1117223_3214.html">Le Monde</a> le conflit persistant derrière l'annonce de l'UE de  reprendre  des pourparlers avec Moscou sur un nouvel accord de partenariat. En effet, depuis le conflit dans le Caucase cet été, le clivage s'est accentué entre d'un côté des pays, dont ceux de l'Est européen et de l'autre, les partisans de la conciliation avec Moscou (France, Allemagne et Italie en tête). Les auteurs de l'article soulignent que c'est surtout la France, qui a fortement poussé depuis des semaines  pour renouer le fil du dialogue avec Moscou, allant jusqu'à menacer de passer en force en invoquant un point de procédure qui ne rendait pas nécessaire l'unanimité des Vingt-Sept. 

<blockquote>L'annonce de l'UE, faite à l'issue d'une réunion des ministres européens des affaires étrangères, lundi 10 novembre à Bruxelles, intervient à quelques jours du sommet UE-Russie de Nice prévu vendredi, suivi samedi par une réunion du G20 à Washington sur la crise financière mondiale.L'activisme déployé par Paris pour renouer le fil du dialogue avec Moscou a vivement heurté ces derniers temps les dirigeants de certains pays d'Europe centrale et orientale, qui estiment que la France va un peu vite en besogne - surtout au moment où la Russie a repris un certain discours offensif, parlant de déployer des missiles dans l'enclave russe de Kaliningrad.Selon un haut responsable européen, depuis le conflit dans le Caucase cet été, le clivage s'est accentué entre d'un côté des pays de l'Est européen - dont les craintes sécuritaires ont été mises à vif - et de l'autre, les partisans de la conciliation avec Moscou (France, Allemagne et Italie en tête). En plus de l'attitude du Kremlin, c'est la crise financière internationale, fortement ressentie notamment dans les Etats baltes, qui "alimente un sentiment de vulnérabilité de ces pays de la périphérie de l'Europe", dit cette source.</blockquote><blockquote>Mais ceux qui estiment, en Europe centrale et orientale, qu'il ne faut pas baisser la garde face à la Russie, qui à leurs yeux ne s'est pas conformée à ses obligations relatives aux textes de cessez-le-feu, sont aussi rejoints par la Suède et le Royaume-Uni.
C'est la raison pour laquelle, lundi, les éléments d'un texte préparé conjointement par Londres et Stockholm ont été repris dans la déclaration de la présidence de l'UE. Il s'agit d'éviter de donner à Moscou l'impression que l'Union "tourne" définitivement "la page" de la guerre dans le Caucase. La déclaration souligne en effet que les négociations avec la Russie "ne légitiment en rien le statu quo en Géorgie, ou les comportements russes contraires à nos valeurs et principes".Les Européens disent attendre de la Russie "un comportement responsable, fidèle à l'ensemble de ses engagements" et promettent de rester "vigilants". Ils estiment que "le conflit en Géorgie a affecté la confiance nécessaire au partenariat entre l'Union européenne et la Russie". Ils rappellent qu'ils continuent à "soutenir pleinement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie".</blockquote>
<blockquote>Le 1er septembre, lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles, convoqué en raison du refus persistant des Russes de retirer leurs troupes de Géorgie, les Vingt-Sept avaient décidé de "reporter" les réunions sur la négociation d'un nouvel accord de partenariat avec Moscou jusqu'à ce que les forces russes soient "sur leurs positions antérieures au 7 août".
A partir de la mi-octobre, après un sommet bilatéral entre Nicolas Sarkozy et son homologue russe, Dmitri Medvedev, à Evian, la France s'est mise à plaider intensément pour la reprise de ces pourparlers, estimant que la Russie avait globalement respecté ses engagements. Paris a aussi argué que l'UE, en bloquant l'accord de partenariat, se privait elle-même d'un instrument susceptible de l'aider à forger à l'avenir une position commune face aux Russes. C'est aussi le point de vue du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, qui évoquait le 30 octobre, lors d'un discours à Paris, la nécessité d'un "réengagement ferme" des Européens auprès de la Russie, soulignant que la relation énergétique n'était pas à sens unique, mais faite d'"interdépendance". Dans un récent document, la Commission de Bruxelles a estimé que l'UE devait reprendre les négociations avec Moscou, sans pour autant accepter le statu quo en Géorgie. La date de cette reprise pourrait dépendre de la tournure que prendront les prochains pourparlers, prévus à Genève le 18 novembre, sur l'avenir des provinces séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Lundi, la Lituanie, le pays le plus ouvertement opposé à cette reprise, a campé sur sa position, sachant qu'elle n'avait pas le pouvoir de bloquer la décision. La Pologne s'est ralliée au consensus. Les responsables tchèques, tout en considérant en privé que Paris avait forcé la main à ses partenaires, ont fait le même choix, avec en vue leur prochaine présidence de l'UE. </blockquote>]]></description>
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         <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 19:28:20 +0100</pubDate>
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         <title>Svetlana Bakhmina, victime de l’acharnement du Kremlin</title>
         <description><![CDATA[<img alt="untitled.bmp" src="http://www.robertamsterdam.com/france/untitled.bmp" width="420" height="319" />

Dans l'édition de <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101221247-svetlana-bakhmina-victime-de-l-acharnement-du-kremlin?xtor=RSS-450">la Libération  </a>datée du 10 novembre Lorraine Millot s'interroge sur le sort de Svetlana Bakhmina, 39 ans, l'ancienne juriste de Ioukos, qui a été condamnée à 7 ans de prison pour vol et fraude fiscale. Sa condamnation est l’une des plus pathétiques de «l’affaire Ioukos» et elle est particulièrement révélatrice de l’acharnement du Kremlin contre l’équipe de l’ex-PDG, Mikhaïl Khodorkovski. Son cas est si tragique qu’il suscite un début de polémique en Russie, partisans et opposants de sa libération s’affrontant sur Internet.
 
<blockquote>Ses deux garçons, maintenant âgés de 11 et 7 ans, croient qu’elle est en «voyage d’affaires». Un voyage qui dure depuis bientôt quatre ans et ne lui permet que de téléphoner de temps en temps. En quatre ans, Svetlana Bakhmina n’a pu voir qu’une seule fois ses enfants, lors d’une permission de dix jours, qui lui a permis de tomber enceinte d’un petit troisième, lequel a maintenant toutes chances de naître en prison, sauf grâce de dernière minute…</blockquote><blockquote>Conte. L’histoire de la jeune et jolie juriste de Ioukos commençait pourtant comme un conte : fille de modestes ouvriers - son père était soudeur sur les chantiers, sa mère travaille aujourd’hui encore comme vendeuse dans une épicerie -, elle avait été la première de sa famille à réussir des études supérieures. Diplômée de droit de l’université de Moscou, elle est embauchée en 1995 par le groupe de Mikhaïl Khodorkovski, d’abord comme simple juriste, puis promue à des postes de responsabilités de plus en plus importants, jusqu’au poste de directrice adjointe du département juridique. A l’automne 2004, Mikhaïl Khodorkovski est arrêté, officiellement pour fraude fiscale, mais surtout car il avait osé défier Vladimir Poutine. Là, Svetlana Bakhmina commet sans doute l’erreur de sa vie : tandis que ses chefs s’enfuient à l’étranger, elle reste tranquillement en Russie, estimant que ses fonctions subalternes, et ses enfants à élever la mettraient à l’abri. En décembre 2004, elle est arrêtée, puis condamnée à six ans et demi de prison pour vol et fraude fiscale. Selon l’acte d’accusation, elle aurait contribué au détournement de plus de 18 milliards de roubles (500 millions d’euros) d’actifs de Tomskneft, une filiale de Ioukos. Elle aurait procédé à une expertise de Tomskneft minimisant de près de deux fois sa valeur. Après l’arrestation de Mikhaïl Khodorkovski, elle aurait aussi participé à la braderie des actifs de Ioukos pour tenter de détourner un maximum de fonds avant que l’Etat russe ne s’en empare. A l’évidence, les poursuites contre cette jeune mère de famille visaient surtout ses patrons, son supérieur direct, Dmitri Gololobov, qui réussit à s’enfuir à Londres, et Leonid Nevzline, ancien actionnaire de Ioukos, réfugié en Israël. Les avocats de Svetlana Bakhmina évitent cette polémique. «De toute façon, le droit russe ne prévoit pas la rétention d’otages, ni la responsabilité collective pour les agissements d’une entreprise», souligne l’un d’eux. Svetlana Bakhmina n’en paie pas moins pour ses chefs, et pour que le Kremlin puisse aussi suggérer : «quels infâmes types que ces Nevzline et Gololobov, qui se sont enfuis à l’étranger, laissant une pauvre mère de famille croupir à leur place.»</blockquote>
<blockquote>Mobilisation. A un mois de l’accouchement prévu de son troisième enfant (début décembre), le sort de Svetlana Bakhmina a commencé tout de même à susciter quelque émotion en Russie. Une pétition sur Internet (Bakhmina.ru) supplie le président Dmitri Medvedev de lui octroyer sa grâce. En quelques semaines, elle a réuni plus de 82 000 signatures, mobilisation rarement atteinte en Russie. Plusieurs personnalités, comme l’ancien président Mikhaïl Gorbatchev ou l’écrivain Viktor Erofeev s’y sont associés. De façon plus inhabituelle, une contre-pétition a pourtant été lancée sur Internet (Bakhmina.net), exhortant le président Medvedev à laisser Svetlana Bakhmina «purger sa peine jusqu’au bout». «Des centaines d’autres détenues» ont aussi des enfants dont le sort est bien pire encore, mais «personne ne s’en soucie», plaide ce texte. «La miséricorde ne doit pas s’appliquer qu’à quelques privilégiés», poursuit cette contre-pétition, qui se targue de 2 500 signatures. Le sort de l’ancienne juriste de Ioukos est donc entre les mains de Dmitri Medvedev, qui pourrait montrer sa différence et son humanité en graciant cette jeune mère de famille. Mais le sort des autres détenus de l’affaire Ioukos n’invite guère à l’optimisme : outre Mikhaïl Khodorkovksi, qui purge toujours une peine de huit ans de prison en Sibérie, deux autres anciens dirigeants de Ioukos sont gravement malades et n’en restent pas moins emprisonnés : Platon Lebedev et Vassili Aleksanian, atteint du sida et d’un cancer du foie.</blockquote>
<blockquote>«Abandonnés». Lors de son arrestation, persuadée qu’elle serait vite libérée, Svetlana Bakhmina avait décidé, avec son mari, de ne pas dire à ses enfants qu’elle était en prison. «Elle avait peur de les choquer, explique un ami de la famille. Ses enfants savaient qu’elle était une très bonne juriste, pas une criminelle. Mais aujourd’hui l’aîné se doute bien qu’on lui cache quelque chose. Il a dit un jour à sa nounou : "Maman nous a abandonnés."» Quatre ans plus tard, la prison n’a pas trop changé la brillante juriste de Ioukos, «sauf sur un point», confie son ami : «Maintenant, elle ne croit plus guère en l’efficacité du droit dans notre pays.» </blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/11/svetlana_bakhmina_victime_de_lacharnement_du_kremlin.html</link>
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         <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 19:12:08 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Khodorkovski: une perestroïka mondiale comme réponse à la crise</title>
         <description><![CDATA[<img alt="mbk-thumb.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/mbk-thumb.jpg" width="210" height="185" /><a href="http://fr.rian.ru/world/20081107/118194363.html">RIA Novosti</a> a repris le 7 novembre un article de Mikhaïl Khodorkovski, qui dans les colonnes du quotidien Vedomosti analyse l'arrivée du nouveau président à la Maison Blanche . L'élection de Barack Obama à la tête des Etats-Unis n'est pas un simple changement du pouvoir dans un pays donné, elle a une dimension mondiale, souligne l'ancien patron de la compagnie pétrolière Ioukos. 

<blockquote>Nous sommes au seuil d'un changement de paradigme s'agissant du développement mondial. L'époque actuelle, ouverte il y a 30 ans par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, s'achève. En me plaçant sans doute dans la partie libérale de la société, je vois qu'un tournant à gauche nous attend. Une perestroïka mondiale sera inévitablement la réponse à la crise mondiale. 
Nous avons tout droit moral et professionnel de constater que ces 30 années de règne des idées libérales touchent à leur fin. Il est vrai qu'au début des années 1980 les nouveaux leaders américain et britannique, Reagan et Thatcher, ont compris que le "socialisme réel" perdait sa compétitivité dans le domaine économique, politique et social. Ce qui signifiait que le monde bipolaire n'était pas perpétuel et qu'il était possible de gagner la guerre froide. De plus, il fallait le faire en s'appuyant sur le bon vieux libéralisme, car la social-démocratie ne pouvait pas s'opposer aussi distinctement et explicitement au communisme, auquel elle reconnaissait beaucoup de traits productifs et positifs. En outre, les gauches américaines et européennes de cette époque estimaient que le camp communiste était éternel et que la lutte ne devait pas viser une victoire décisive et sans appel. </blockquote>
<blockquote>Aujourd'hui, le monde voit naître la situation inverse. La reaganomie s'est épuisée à ce moment historique après plus d'un quart de siècle d'heureuse destinée. Un néo-socialisme franchit le seuil de l'époque contemporaine. Dans un avenir proche, les idées de Keynes seront plus populaires que celles de Friedman ou Hayek. Les mains tangibles des Etats et des alliances internationales auront plus d'importance que la main invisible du marché. Le tournant à gauche sera cette fois mondial et non national ou régional. Il représentera une réponse du monde au défi de la crise, et notamment aux problèmes qui se sont accumulés pendant les 25 années précédentes. 
C'est le néo-socialisme qui sera vainqueur aujourd'hui, à l'issu de la première décennie du XXIe siècle. Il ne s'agit cependant pas du socialisme totalitaire de la paix de Yalta: nombre de ses traits remontent au néolibéralisme de Reagan et Thatcher. La mondialisation subira un certain ralentissement, mais ne s'arrêtera pas. Le "milliard doré" devrait renoncer à ses espoirs d'améliorer davantage son statut de consommateur, mais les standards élevés de la consommation, formés à la fin du siècle dernier, resteront toutefois la norme. L'aspiration à la liberté politique et à la compétition ouverte des individus ne disparaîtra pas non plus. Les prédictions de Fukuyama ne se sont pas formellement réalisées, mais bon nombre de ses estimations étaient justes, et il faut le reconnaitre en abordant un tournant global à gauche. 
La nouvelle révolution de l'histoire, qui arrivera probablement dans 12 à 15 ans, quand le néo-socialisme aura déblayé tous les encombrements de la crise et harmonisé l'économie mondiale, sera marquée par une nouvelle offensive du libéralisme. Un virage à droite suivra celui effectué à gauche. Mais c'est déjà l'ordre du jour de demain.</blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/11/khodorkovski_une_perestroika_m.html</link>
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         <pubDate>Mon, 10 Nov 2008 11:44:11 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Medvedev veut allonger le mandat présidentiel</title>
         <description><![CDATA[<img alt="svMEDVEDEV_wideweb__470x365%2C0.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/svMEDVEDEV_wideweb__470x365%2C0.jpg" width="470" height="365" />

Alexandre Cèdre s'interroge aujourd'hui 6 novembre dans <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2008/11/06/01003-20081106ARTFIG00387-medvedev-veut-allonger-le-mandat-presidentiel-.php">Le Figaro</a> sur les mesures destinées à renforcer la démocratie, proposées mercredi par le président Medvedev. Dans son discours à la nation Dmitri Medvedev est revenu sur sa politique anticorruption et a révélé ses mesures destinées à renforcer l'influence de la société civile. Mais, paradoxalement, la proposition phare de cette réforme vise le chef du Kremlin lui-même : élu en mars dernier pour quatre ans, Dmitri Medvedev propose d'allonger le mandat présidentiel à six ans. Mais est ce que cette modification de la durée du mandat présidentiel sera vraiment une bonne moyen de renforcer la démocratie? Selon Alexandre Cèdre, Medevedev s'est montré assez évasif sur le sujet.

<blockquote>Intarissable pendant son discours de près d'une heure et demie sur la nécessité de renforcer la démocratie, Dmitri Medvedev s'est néanmoins peu étendu sur les raisons d'allonger le mandat présidentiel. Le chef du Kremlin a en fait inclus cette proposition surprise dans un ensemble plus large de mesures. Il veut notamment ouvrir davantage la scène politique aux ONG, invitées à participer plus étroitement au travail législatif. Les petits partis d'opposition devront être garantis d'avoir une présence à la Douma. Ils n'avaient pas réussi à se faire élire lors des dernières législatives. Une situation qualifiée par Dmitri Medvedev «d'injuste et qui doit être corrigée». Il a cependant refusé de défendre une proposition de l'opposition suggérant un abaissement, de 7 % à 5 % des voix, du seuil minimal nécessaire aux élections pour qu'un parti entre à la Douma. Le chef du Kremlin s'est contenté d'affirmer que ces partis doivent être représentés par «un ou deux députés». Sans donner plus de détail. Dmitri Medvedev s'est montré tout aussi évasif sur les moyens pratiques de ses autres réformes : élargir les droits constitutionnels du Parlement, contraindre le gouvernement à rendre devant la Douma des comptes annuels sur son activité, assouplir les règles d'enregistrement des partis.</blockquote>
<blockquote>Alléger la bureaucratie</blockquote>
<blockquote>«Il faut des amendements importants ne touchant pas à l'essence politique ou légale des institutions existantes mais destinés à rendre la Constitution plus précise», a déclaré Dmitri Medvedev, très en verve aussi sur la nécessité d'alléger une bureaucratie «nourrissant une seule chose, la corruption, et un mépris généralisé de la loi». Par le passé, Vladimir Poutine, son prédécesseur au Kremlin devenu un influent premier ministre, avait pareillement condamné la corruption et les insuffisances de la société civile. Mais, outre la création d'une Chambre publique, peu de mesures avaient été prises pour changer la situation. Au contraire : le Kremlin avait supprimé l'élection des gouverneurs régionaux et réduit considérablement l'indépendance de la presse. Des réformes clefs de la présidence Poutine auxquelles n'a pas voulu toucher Dmitri Medvedev, un dauphin encore très respectueux du «père».</blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/11/medvedev_veut_allonger_le_mandat_presidentiel.html</link>
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         <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 19:38:35 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La note discordante de la Russie</title>
         <description><![CDATA[<img alt="20081105PHOWWW00301.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/20081105PHOWWW00301.jpg" width="493" height="178" />

<a href="http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/11/05/01017-20081105ARTFIG00677-la-note-discordante-de-la-russie-.php">Le Figaro </a>analyse aujourd'hui 5 novembre la réaction du président russe Dmitri Medvedev à l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Le président russe salue l'élection d'Obama tout en soulignant la responsabilité des Etats-Unis dans la crise financière et la crise géorgienne. Et va déployer des missiles pour neutraliser le bouclier américain.

<blockquote>Alors que les dirigeants de la planète rivalisent de formules pour congratuler le nouveau chef de la Maison Blanche, le président russe Dmitri Medvedev s'est contenté du minimum syndical. 
Dans son premier discours annuel à la nation, prononcé mercredi devant les parlementaires, des représentants des corps constitués et un parterre de personnalités russes réunis au Kremlin, Medvedev a simplement espéré que « la nouvelle administration américaine opterait pour de bonnes relations avec la Russie », ne citant pas une seule fois le nom de Barack Obama. Ce n'est que quelques heures plus tard que le président russe a envoyé un télégramme de félicitations à Obama, dans lequel il l'invite à «un dialogue constructif sur la base de la confiance.» Dans son discours à la nation, le sucesseur de Vladimir Poutine a ramené les projecteurs sur la crise financière internationale. Il a accusé les Etats-Unis d'en être à l'origine. « En gonflant la bulle financière pour stimuler leur croissance, les Etats-Unis ne se sont pas donné la peine de coordonner leurs efforts avec d'autres participants des marchés et ont ignoré tout sens élémentaire de la mesure», a-t-il déclaré Dmitri Medvedev a également fait endosser à l'administration américaine la responsabilité de la crise géorgienne. </blockquote>
<blockquote>« Neutraliser le système de défense antimissile »</blockquote>
<blockquote>« Le conflit dans le Caucase a été utilisé comme prétexte pour introduire dans la mer Noire des bateaux de guerre de l'Otan et pour imposer plus vite encore à l'Europe le système de défense antimissile américain, ce qui va provoquer des mesures de rétorsion de la Russie», a ajouté le président russe, annonçant du même coup que le pays avait organisé la riposte. « Pour neutraliser en cas de nécessité le système de défense antimissile, on va déployer le complexe de missiles Iskander », a-t-il déclaré. C'est dans la région de Kaliningrad, l'enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, que le Kremlin envisage ce déploiement. « Depuis la même région, on va brouiller les nouveaux éléments du système de défense antimissile que les Etats-Unis ont l'intention de déployer en Pologne et en république Tchèque », a-t-il poursuivi. Sur le plan de la politique intérieure, Dmitri Medvedev a proposé d'allonger à six ans la durée du mandat présidentiel en Russie contre quatre actuellement. Et de faire passer à cinq ans, celui des députés de la Douma, la chambre basse du Parlement, contre quatre aujourd'hui. Il n'a asuggéré aucun calendrier pour ces changements.



 </blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/11/la_note_discordante_de_la_russie.html</link>
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         <pubDate>Wed, 05 Nov 2008 19:34:59 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>L&apos;affaire Ioukos a &quot;miné&quot; la réputation de Moscou (département d&apos;Etat américain)</title>
         <description><![CDATA[<img alt="Khodorkovsky_protest.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/Khodorkovsky_protest.jpg" width="262" height="296" />

L'agence russe <a href="http://fr.rian.ru/world/20081025/117948279.html">RIA Novosti </a>a repris le 25 octobre un communiqué de l'administration Bush, qui a de nouveau affirmé, à l'occasion du cinquième anniversaire de l'incarcération de Mikhaïl Khodorkovski, que l'affaire Ioukos avait profondément mis à mal la réputation de la Russie. 
 
<blockquote>"Le 25 octobre sera le cinquième anniversaire de l'arrestation de Mikhaïl Khodorkovski, PDG de la compagnie pétrolière Ioukos. Le traitement des poursuites engagées contre ce dernier et ses proches a miné la réputation de la Russie ainsi que la confiance de la société russe envers ses institutions judiciaires", lit-on dans une déclaration diffusée par Robert A. Wood, porte-parole du département d'Etat américain. Selon lui, "l'affaire continue de susciter de sérieuses questions autour de l'usage de la loi et du système judiciaire russe". </blockquote>
<blockquote>"Nous appelons la Russie à garantir à tous les accusés des audiences justes et équitables, basées sur un usage convenable de la loi, ce qui est capital pour la croissance économique et la réputation d'un grand pays", poursuit le document, en allusion à un procès considéré par l'Occident comme inspiré par le Kremlin et qui a ébranlé la confiance des investisseurs étrangers envers la Russie. </blockquote>
<blockquote>Le document rappelle que M. Khodorkovski a réalisé une demande en grâce qui lui a été refusée le 16 octobre dernier, et que la demande de son ancienne juriste Svetlana Bakhmina, mère de deux enfants et enceinte de huit mois, avait connu le même sort récemment. En outre, la détention de l'ancien vice-président de Ioukos Vassili Aleksanian, séropositif et atteint du cancer, a été prolongée sans qu'il se soit vu présenter d'acte d'accusation. Le document précise enfin que Washington attend les conclusions d'une enquête entourant des traces de mercure découvertes dans la voiture de l'avocate Karina Moskalenko, qui s'occupe de l'affaire Ioukos et proche de l'affaire Politkovskaïa. Celle-ci s'était récemment plainte d'avoir fait l'objet de tentatives d'intimidation. </blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/laffaire_ioukos_a_mine_la_repu.html</link>
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         <pubDate>Mon, 27 Oct 2008 13:25:26 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le Kremlin impitoyable pour les condamnés de l&apos;affaire Ioukos</title>
         <description><![CDATA[<img alt="610x.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/610x.jpg" width="610" height="356" />

Dans l'édition datée du 24 octobre du quotidien <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/10/23/le-kremlin-impitoyable-pour-les-condamnes-de-l-affaire-ioukos_1110205_3214.html#ens_id=1110305">Le Monde</a>, Marie Jégo rappelle le traitemenet cruel des prisonniers de l'affaire Ioukos, la société pétrolière démantelée de Mikhaïl Khodorkovski. Elle souligne aussi la mobilisation de la société civile  pour demander la grâce de Svetlana Bakhmina, mère de deux enfants en bas âge et enceinte de sept mois. Cette ex-juriste de Ioukos, purge actuellement une peine de six ans dans une colonie pénitentiaire de Mordovie, à 600 km à l'est de Moscou. Près de soixante mille personnes - parmi lesquelles les écrivains Boris Akounine et Dmitri Bykov, l'ancien ministre de l'économie Evgueni Iassine, les avocats Guenri Reznik et Alexeï Koutcherena - ont adressé une lettre au président russe, Dmitri Medvedev pour demander sa libération.
 
<blockquote>Condamnée en 2005 à six ans et six mois de prison pour fraude fiscale, Svetlana Bakhmina, 39 ans, a déjà purgé la moitié de sa peine. En septembre, sa demande de libération anticipée a toutefois été rejetée par un tribunal malgré l'avis favorable de l'administration pénitentiaire et bien qu'elle se soit "repentie", comme l'a souligné Roman Golovkine, son avocat. Après ce refus, la détenue a adressé une demande de grâce au président Medvedev. "Je suis bien déterminée à me corriger", écrit-elle.</blockquote>
<blockquote>"PAS ASSEZ RÉÉDUQUÉ"</blockquote><blockquote>Une telle propension au repentir devrait finir par payer. Svetlana Bakhmina est en droit d'espérer la grâce, car "elle a reconnu sa faute", a expliqué, mardi 21 octobre, Sergueï Mironov, président du Conseil de la Fédération. Mais pour le moment, le Kremlin fait la sourde oreille.
La justice russe se montre inflexible sur les demandes de libération anticipée concernant les protagonistes de l'affaire Ioukos. L'ancien patron de la "major", Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de huit ans de prison à la frontière avec la Chine, a essuyé un refus en août. "Pas assez rééduqué", a tranché le tribunal, arguant du fait que l'ancien "golden boy" avait refusé un travail d'opérateur sur machine à coudre. Enfin Vassili Alexanian, un ancien vice-président de Ioukos atteint d'un cancer et du sida, a vu lui aussi sa demande de mise en liberté refusée. Un tribunal moscovite a estimé qu'il devait être maintenu sous bonne garde à l'hôpital où il est soigné jusqu'à son procès. Selon la juge, ses crimes - détournement de fonds et évasion fiscale - "sont un grand danger pour la société". Un léger progrès est toutefois à noter. Depuis quelque temps, cet ancien avocat diplômé de Harvard, devenu aveugle pendant sa détention, n'est plus attaché à son lit. </blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/le_kremlin_impitoyable_pour_les_condamnes_de_laffaire_ioukos.html</link>
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         <pubDate>Thu, 23 Oct 2008 18:07:27 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le Kremlin pourrait mettre les oligarques au pas</title>
         <description><![CDATA[<img alt="jim_morin_political_cartoon.gif" src="http://www.robertamsterdam.com/france/jim_morin_political_cartoon.gif" width="348" height="500" />

Dans l'édition d'aujourd'hui du quotidien <a href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/20/le-kremlin-pourrait-mettre-les-oligarques-au-pas_1108883_1101386.html">Le Monde</a> Pierre Briançon remarque que les oligarques russes qui se pressent au guichet ouvert par le Kremlin pour aider l'économie en déroute pourraient s'apercevoir bientôt que rien n'est gratuit. Vladimir Poutine avait déjà rétabli la mainmise du gouvernement sur l'industrie du pétrole et du gaz, et réduit les oligarques à l'obéissance. Mais, selon Briançon la mainmise du Kremlin sur l'économie devrait encore s'étendre.

<blockquote>Le gouvernement n'a pas bronché quand Oleg Deripaska, hier encore l'homme le plus riche de Russie, a dû se défaire de sa participation dans un fabricant canadien de pièces détachées automobiles au profit de BNP Paribas, qui avait financé l'acquisition. Mais l'indifférence n'est plus de mise quand Alisher Usmanov doit refinancer en catastrophe sa participation de 1,5 % dans Gazprom, que la Dresdner Bank menace de saisir. Si 50 milliards de dollars ne suffisent pas, le gouvernement russe peut aussi acheter des actions sur le marché - ce qu'il fait actuellement pour, officiellement, soutenir les cours. Mais si la situation retourne un jour à la normale, le Kremlin utilisera ces participations pour restructurer l'industrie et la banque conformément à ses impératifs. La Russie a encore assez de fonds pour financer ce redéploiement de la richesse nationale. Mais ses réserves sont tombées à 530 milliards de dollars, contre 600 milliards en 2007. Et les prix actuels du pétrole, autour de 70 dollars le baril, ne permettent plus d'équilibrer le budget de l'Etat. S'ils continuent de baisser, Moscou pourrait ne plus pouvoir réorganiser l'économie selon ses volontés. Enfin une bonne nouvelle... </blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/le_kremlin_pourrait_mettre_les.html</link>
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         <pubDate>Tue, 21 Oct 2008 17:21:14 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Affaire Ioukos: Gorbatchev sollicite la grâce présidentielle pour Svetlana Bakhmina</title>
         <description><![CDATA[<img alt="bakhmina.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/bakhmina.jpg" width="249" height="257" />

Le site russe <a href="http://www.izbrannoe.ru/">Izbrannoe</a>, composé de blogs et d’articles de “journalisme citoyen” appelle à écrire au Président russe Medvedev pour demander la libération de <strong>Svetlana Bakhmina</strong>, l'une des collaboratrices de Mikhaïl Khodorkovski, en prison depuis 1409 jours. Fabrice Nodé-Langlois, le correspondant du Figaro à Moscou, annonce sur son <a href="http://blog.lefigaro.fr/russie/2008/10/affaire-ioukos-gorbatchev-pour.html">blog</a> que l'une des personnes demandant  indirectement sur ce site au président Dmitri Medvedev d'user de son droit de grâce pour permettre la libération de Bakhmina, n'est autre que Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président soviétique. 

<blockquote>Mère de deux enfants, enceinte de sept mois, Svetlana Bakhmina a purgé la moitié de sa peine. Depuis quelques jours, une pétition recueille les signatures d'internautes, de Russie et d'ailleurs, réclamant la libération de la mère de famille, que certaines associations comme Amnesty considèrent comme une prisonnière politlique, au même titre que Khodorkovski. La pétition a recueilli ce jeudi après-midi plus de 33000 signatures. Ce mode de mobilisation est encore très rare en Russie sur un sujet aussi politiquement sensible.</blockquote>
<blockquote>Gorbatchev ne se pose pas en opposant au régime qu'il soutient régulièrement par des prises de position. Il rappelait la semaine dernière dans le quotidien italien la Repubblica que "la Russie avance vers la démocratie à sa manière et elle n'en est qu'à mi-chemin" et dénonçait les "leçons occidentales" adressées à Moscou comme "contreproductives".</blockquote>
<blockquote>Le père de la perestroïka et de la glasnost, peu populaire dans son pays, marque cependant sa différence avec le régime de Medvedev et Poutine sur les libertés. Par exemple en étant devenu le copropriétaire du journal Novaïa Gazeta  où travaillait la journaliste assassinée Anna Politkovskaïa. Il vient par ailleurs d'annoncer la fondation d'un nouveau parti, provisoirement appelé parti démocratique indépendant, avec Alexandre Lebedev, le banquier co-actionnaire de Novaïa Gazeta.</blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/affaire_ioukos_gorbatchev_sollicite_la_grace_presidentielle_pour_svetlana_bakhmina.html</link>
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         <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 10:27:11 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Une avocate russe porte plainte à Strasbourg pour tentative d&apos;empoisonnement</title>
         <description><![CDATA[<img alt="3f671a7.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/3f671a7.jpg" width="208" height="312" />

<a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/10/15/une-avocate-russe-retrouve-du-mercure-dans-sa-voiture_1106971_3214.html#ens_id=1107010">L'AFP</a> a diffusé aujourd'hui cette information, présente également sur les sites Internet russe, concernant l'avocate Karina Moskalenko, dont les principaux clients sont la famille d'Anna Politkovskaïa, Mikhaïl Khodorkovski et Garry Kasparov.

<blockquote>Karinna Moskalenko, une avocate russe qui défend ses clients devant la Cour européenne des droits de l'homme, a porté plainte après la découverte d'une substance ressemblant à du mercure dans son véhicule, a-t-on appris mardi de source judiciaire française.
L'avocate, qui représente également la famille de la journaliste russe assassinée Anna Politkovskaïa, a affirmé avoir été victime d'une tentative d'empoisonnement par "une substance ressemblant à du mercure", découverte lundi dans sa voiture par son mari. Si l'hypothèse d'une tentative d'empoisonnement était confirmée, l'affaire ne manquerait pas de rappeler l'empoisonnement mortel au polonium radioactif à Londres en novembre 2006 d'Alexandre Litvinenko, ancien agent des services secrets russes devenu opposant du Kremlin.
Me Moskalenko, qui plaide entre autres devant la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg, s'est refusée mardi à plus de commentaires tant que "la police (française) n'aura pas rendu ses conclusions". Elle a toutefois pu indiquer que "hier (lundi), mon mari a découvert dans la voiture une grande quantité de substance ressemblant à du mercure". "Je me sens de moins en moins bien. Mes enfants se sentent mal également", a-t-elle ajouté. Le procureur adjoint du tribunal de Strasbourg, Claude Palpacuer, a confirmé que l'avocate a fait part à la police de ses inquiétudes après la découverte dans sa voiture d'une substance ressemblant à du mercure. Me Moskalenko "a été soumise à des examens" mardi matin dans un hôpital de Strasbourg ainsi que ses proches qui ont été en contact avec la substance, selon le magistrat. Une première analyse en laboratoire indiquait mardi en début d'après-midi qu'il "pourrait s'agir" de mercure "mais cela reste à confirmer par une seconde analyse", a-t-il précisé. De même source, on précise que les quantités retrouvées "ne seraient pas suffisantes" pour entraîner un problème sanitaire grave. L'enquête a été confiée à l'antenne régionale de la police judiciaire à Strasbourg. L'avocate a annulé sa participation mercredi à Moscou aux audiences préliminaires dans le procès des meurtriers de la journaliste russe Anna Politkovskaïa. "Elle ne sera pas à Moscou pour raison de santé" et parce qu'elle doit "témoigner dans le cadre de l'enquête" en France, a déclaré Anna Stavitskaïa, une autre avocate de la famille de Mme Politkovskaïa assassinée en octobre 2006. Selon elle, il peut s'agir d'une "tentative d'intimidation" à la veille des auditions. "Elle souffre de vertiges, de nausée et a les yeux qui pleurent", a-t-elle ajouté. Me Moskalenko a co-fondé en 1994 le Centre de la Protection Internationale de Moscou (CPI), une ONG qui s'est spécialisée dans la défense de détenus dans les prisons russes et les disparitions forcées en Tchétchénie.Elle aide des Tchétchènes à déposer une requête (plainte) devant la cour de Strasbourg qui montre régulièrement Moscou du doigt pour des violations des droits fondamentaux. Avec le CPI, elle défend aussi l'ex-champion du monde d'échecs et opposant russe Garry Kasparov et sa liberté d'expression, ou encore Mikhaïl Khodorkovski, le fondateur de la compagnie pétrolière Ioukos.</blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/une_avocate_russe_porte_plaint.html</link>
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         <pubDate>Tue, 14 Oct 2008 19:16:28 +0100</pubDate>
      </item>
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         <title>France-Russie : surmonter la crise de confiance</title>
         <description><![CDATA[<img alt="sarko.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/sarko.jpg" width="468" height="312" />

Dans l'édition du <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/10/09/france-russie-surmonter-la-crise-de-confiance_1104946_3214.html#ens_id=1036786">Monde</a> datée d'aujourd'hui, la journaliste Natalie Nougayrède analyse les pourparlers entre Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev  pendant la conférence d'Evian, mercredi 8 octobre. Elle souligne que les retrouvailles franco-russes se font dans une ambiance malaisée, à fleurets mouchetés. Ces dernières semaines, Moscou a poussé son avantage en se livrant à une interprétation maximaliste des textes de cessez-le-feu, ce qui a irrité le président français.

<blockquote>M. Sarkozy dit qu'il "ne regrette pas d'avoir fait le pari du dialogue avec Moscou", mais il a constaté que les négociations avaient été "longues" et que ce dialogue "n'allait pas de soi".
La relation entre la Russie et l'UE "vient de traverser une rude épreuve", a-t-il observé, "la crise géorgienne a enfoncé un nouveau coin, profond, dans la confiance entre l'Europe et la Russie". Le président français a évoqué "les interrogations et les craintes sur les objectifs réels de la Russie, notamment vis-à-vis de ses voisins et sur les méthodes" qu'elle emploie. Il a ajouté que la Russie devait "lever l'ère des suspicions". "La Russie, a-t-il affirmé, dépend de l'Europe pour son développement économique et la sécurité des débouchés pour ses hydrocarbures."</blockquote>

<blockquote>Dans son discours, M. Medvedev a été clair sur l'un des objectifs russes, un "pacte de sécurité" pan-européen qu'il avait déjà proposé en juin, à Berlin. Il tire désormais argument des événements dans le Caucase, qui ont "démontré la justesse" de ce projet, car "l'OTAN-centrisme" n'a "pas pu prévenir" le conflit. Il a longuement fustigé "l'unilatéralisme" des Etats-Unis, notamment le projet américain de bouclier antimissile.</blockquote>

<blockquote>M. Sarkozy a répondu qu'il était "prêt à discuter" d'un tel "pacte de sécurité". Il a proposé que cela se fasse dans le cadre d'un "sommet" de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui pourrait être "convoqué à la fin de l'année 2009". Mais il a voulu poser des bornes au projet. Il a procédé à des rappels qui n'étaient pas sans évoquer les accords d'Helsinki de 1975.</blockquote>

<blockquote>"La démocratie et les droits de l'homme sont des facteurs essentiels" pour "une sécurité durable", a dit M. Sarkozy. Il a aussi émis comme condition "un renoncement définitif à l'ambition des "sphères d'influence"". Il a glissé que "l'"étranger proche" de la Russie est souvent, aussi, celui de l'Union européenne". Quant aux Etats-Unis, "amis et alliés" de l'Europe, ils "doivent être associés à ce dialogue", car "la sécurité de notre continent repose sur un lien transatlantique fort".</blockquote>

<blockquote>Après les discours, les deux chefs d'Etats ont déjeuné ensemble. Ils ont parlé des modalités des "discussions internationales" qui doivent s'ouvrir, le 15 octobre à Genève, sur la "sécurité et la stabilité" en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Aucun accord n'a été annoncé publiquement à Evian sur ce point, avant que chacun regagne sa capitale. </blockquote>
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         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/francerussie_surmonter_la_cris.html</link>
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         <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 21:01:36 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Mikhaïl Khodorkovski, placé en cellule de confinement</title>
         <description><![CDATA[<img alt="Chodorkowski2-thumb.jpg" src="http://www.robertamsterdam.com/france/Chodorkowski2-thumb.jpg" width="330" height="220" />

<blockquote>L'ancien Président de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, a été placé en cellule de confinement, communément appelée "cachot", hier soir, et ce pour une période de douze jours, suite à la publication par l'édition russe de la célèbre revue américaine Esquire, d'une interview où il revenait sur les conditions de son premier procès et exprimait des opinions personnelles sur des sujets très divers. </blockquote>
<blockquote> 
Ce nouvel épisode éclaire d'un jour sombre la déclaration de Mikhaïl Khodorkovski lui-même, qui notait dans une récente interview au Figaro que certains signes positifs en matière de respect des droits de l'homme pouvaient être notés depuis l'arrivée à la Présidence de Dmitri Medvedev. Il insistait déjà sur la fragilité de ces progrès et indiquait qu'"auparavant, après une interview comme celle-ci (il) aurait été envoyé au cachot". C'est désormais chose faite...</blockquote>
 
<blockquote>Cette décision intervient alors que devait se tenir le 15 octobre l'appel du refus par les autorités pénitentiaires de lui accorder une remise en liberté conditionnelle, à laquelle il a droit, ayant purgé plus de la moitié de sa peine de prison.</blockquote>
 
<blockquote>Autre signe inquiétant: pour la septième (!) fois, les juges russes ont décidé il y a deux jours de reporter de trois mois sa détention préventive au titre d'un deuxième procès, au terme duquel il pourait se voir condamné, à l'issue d'un nouveau procès spectacle fondé sur tout sauf la justice, à 20 ans de prison supplémentaire.</blockquote>
 
<blockquote>Dans ces conditions, les avocats russe et internationaux de Mikhaïl Khodorkovski ont publié des communiqués mettant en évidence l'extraordinaire acharnement judiciaire, illustrant jusqu'à l'absurde le "nihilisme légal" cher à Dmitri Medvedev, dont leur client fait l'objet.</blockquote>
 
<blockquote>Vous trouverez ci dessous et/ou ci-joint:</blockquote>
 
<blockquote>- le communiqué (en anglais)</a> publié par Robert Amsterdam, avocat international de Mikhaïl Khodorkovski <a href="http://www.robertamsterdam.com/france/Communiqu%C3%A9%20de%20Robert%20Amsterdam.doc">Download file</a></blockquote>

<blockquote>-le communiqué (en russe) diffusé par Iouri Schmidt, avocat russe de Mikhaïl Khodorkovski <a href="http://www.robertamsterdam.com/france/Communiqu%C3%A9%20de%20Iouri%20Schmidt.doc">Download file</a></blockquote>


<blockquote>- la dépêche <a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37232162@7-37,0.html">AFP</a> (en français)</blockquote>

<blockquote>- la dépêche de <a href="http://fr.rian.ru/russia/20081009/117637139.html">RIA Novosti </a>(en français)</blockquote>

<blockquote>- l'interview de Mikhaïl Khodorkovski à la revue <a href="http://www.robertamsterdam.com/2008/10/esquire_interview_with_mikhail_4.htm#more">Esquire</a> (en anglais et en russe)</blockquote>

<blockquote>- l'extrait de l'interview de Mikhaïl Khodorkovski au <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2008/09/19/01003-20080919ARTFIG00702-quand-la-russie-a-tort-l-europe-doit-le-dire-.php">Figaro</a> le 22 septembre dernier</blockquote>]]></description>
         <link>http://www.robertamsterdam.com/france/2008/10/mikhail_khodorkovski_place_en.html</link>
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         <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 15:50:53 +0100</pubDate>
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