Courrier International reprenait hier 22 juillet une interview au Financial Times de l'ancien Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov (2000-2004), qui a renforcé la thèse du procès politique. Kassianov a rapporté les déclarations que lui aurait faites en privé Vladimir Poutine en 2003. Le président d'alors expliquait les raisons des poursuites engagées contre le patron de Ioukos : il reprochait à Khodorkovski d'avoir financé sans son autorisation le Parti communiste de Russie, la principale force d'opposition, alors que les élections législatives approchaient. Kassianov avait déjà rapporté cette confidence dans le cadre du premier procès Ioukos.
Le 30 juin dernier, son témoignage a aussi été transmis à la Cour européenne des droits de l'homme, qui a récemment déclaré recevable l'action intentée par Khodorkovski contre les autorités russes. Le Parti communiste nie avoir reçu des financements de Ioukos, rapporte Vedomosti. Mais le journal financier moscovite rappelle que plusieurs hauts cadres de Ioukos ont été élus à la Douma en 2003 sur des listes communistes.
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