Le second procès de Mikhaïl Khodorkovski poursuit, jour après jour, son absurde parcours, provoquant des réactions et critiques toujours plus virulentes à travers le monde, et singulièrement en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis, où Barack Obama lui-même s'est emparé du sujet, à l'occasion de sa première visite à Moscou aujourd'hui.
Des motions parlementaires déposées et votées dans ces trois pays stigmatisent la manière dont la justice russe s'emploie, sans même parfois respecter les apparences, à délivrer une parodie de procès, au cours duquel l'accusation prouve elle-même, séance après séance, l'inanité de son action. Les détails de chaque séance sont disponibles sur le site des avocats de la défense.
Sur
le site des avocats de la Défense vous trouverez aussi la dernière Lettre Mensuelle d'Information, rédigée le 30 juin et qui concluait par un appel à Obama. Cet appel a été entendu, puisque le Président américain, en visite aujourd'hui à Moscou, s'exprime dans un magazine russe en s'interrogeant sur la nature des charges portées contre Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev, qui "ressemblent étrangement à un repackaging" des charges mises en avant lors du premier procès, "alors même que ces deux pesonnes, ayant effectué plus de la moitité de leur peine, étaient devenues libérables". Sans pour autant "s'ingérer dans les affaires intérieures" de la Russie, Barak Obama incite le Président Medvedev à poursuivre dans la voie de la mise en place d'une institution judiciaire indépendante dans son pays. Ces déclarations ont notamment été reprises, aujourd'hui, dans le
New-York Times et l'International Herald Tribune .
En Allemagne, une résolution présentée par les Verts a été votée par les partis de gouvernement (CDU-CSU, SPD, libéraux), qui dénonce le second procès en cours et demande à la Chancellerie de tout mettre en oeuvre afin de pousser la Russie à établir un Etat de Droit. Par ailleurs, des élus et responsables politiques de tous les partis allemands se succèdent semaine après semaine à Moscou pour assister au procès et mieux le dénoncer.
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