January 2009 Archives

Fabrice Nodé-Langlois, le correspondant du quotidien le Figaro, dans son blog Echo de Russie decrit une discrète rencontre entre le président russe Dmitri Medvedev et Mikhaïl Gorbatchev, actionnaire de Novaïa Gazeta où travaillait la jeune journaliste Anastasia Babourova, abattue aux côtés de l'avocat  Me Stanislav Markelov, ainsi que le rédacteur en chef du bi-hebdomadaire, Dmitri Mouratov. Cette renconte d'hier rompt le silence du Kremlin  sur une affaire qui a suscité l'émoi à l'étranger. Le président russe Dmitri   Medvedev n'avait jusqu'à présent fait aucune déclaration suite à l'assassinat, commis le 19 janvier dernier en plein jour, dans le centre de Moscou.

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Selon Mouratov, le président a justifié son silence de dix jours par sa volonté de ne pas interférer dans l'enquête ni de politiser ce meurtre. Mais le seul fait qu'il rencontre Gorbatchev et Mouratov constitue en soi un geste politique

Frédéric Lemaître, envoyé spécial du quotidien Le Monde, analyse aujourd'hui 29 janvier le discours de Vladimir Poutine, représentant la Russie au lancement de la 39e session du Forum économique mondial qui se tient à Davos du 28 au 31 janvier. Baisse du prix du baril de brut et chute du rouble obligent, le premier ministre n'a pas cherchC3 à nier les difficultés que pose la crise économique à son pays : "C'est la première crise vraiment mondiale. Nous sommes tous dans le même bateau."

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Vladimir Poutine a affirmé refuser de joindre sa voix à ceux qui critiquent les Etats-Unis. Néanmoins, son analyse sur les causes de la crise (mauvaise régulation, déconnexion entre la finance et l'économie réelle, prospérité à crédit...) était transparente. Sans esquisser le moindre sourire, il a même donné une leçon de libéralisme aux 2600 dirigeants réunis à Davos : "Il ne faut pas avoir une foi aveugle dans les Etats. Il faut améliorer le fonctionnement du marché".

L'Express.fr a repris aujourd'hui 28 janvier une dépêche de l'agence Reteurs affirmant que les présidents russe, Dmitri Medvedev, et américain, Barack Obama, ont convenu lundi lors d'un entretien téléphonique de mettre fin à la "dérive" des relations entre les deux pays. Les deux hommes devraient se rencontrer le 2 avril à Londres en marge du sommet du G20, pour la première fois depuis l'arrive au pouvoir, le 20 janvier, du chef de la Maison blanche. L'information a été donnée mardi au conditionnel par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'un point de presse. Elle n'a pas été confirmée pour le moment côté américain.
 

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Selon Sergueï Lavrov, un accord de principe pour une rencontre à Londres a été acquis lors de l'entretien téléphonique de la veille entre les deux présidents.
"Les deux parties (...) ont confirmé leur souhait de relancer les relations russo-américaines, en axant les efforts sur les sujets les plus brûlants du calendrier international", a dit le ministre russe.

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Nous publions ci-dessous la traduction de l'interview que Robert Amsterdam a accordé aujourd'hui 22 janvier  à Echo Moskvy.

 

La "verticale du pouvoir" en Russie n'apporte ni le respect de la loi ni l'ordre. Elle a plutôt apporté le chaos et le nihilisme légal.
Ces meurtres démontrent que le Pouvoir est incapable de défendre ses citoyens et leurs droits constitutionnels.
Nous sommes même en droit de nous interroger quant au réel intérêt que portent à cela les autorités russes, dont nombre d'entre elles agissent en prédateurs contre les citoyens et les entreprises.
Il est inutile aujourd'hui d'appeler les autorités russes à enquêter efficacement à la suite de ces meurtres, car nous savons qu'elles ne le feront pas, n'y trouvant pas un intérêt suffisant. On ne peut plus avoir confiance en elles.
On ne peut que porter le deuil et s'engager toujours plus à défendre les principes pour lesquels Markelov et Baburova sont morts.
J'adresse à leurs familles et amis ma plus profonde sympathie et mon espoir qu'ils seront parmi les derniers héros russes à disparaître dans ce type de circonstances.

Dans l'édition du quotidien Le Monde datée du 22 janvier Marie Jégo analyse les arrière plans politique et économique de la récente guerre du gaz entre Russie et l'Ukraine. Est ce que la crise est bien finie ? L'Europe n'est pas à l'abri d'une nouvelle conflagration entre les deux voisines slaves, en désaccord sur le gaz, sur le tracé de leur frontière, sur le stationnement de la flotte russe en Crimée, sur l'Histoire?

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Après avoir plongé une vingtaine de pays européens dans une paralysie énergétique sans précédent, l'Ukraine et la Russie ont fini par se rabibocher sur les prix du gaz et sur ceux du transit, mais les dégâts sont bien là. Six mois après avoir servi de médiateur dans le conflit russo-géorgien, l'Union européenne a été enrôlée dans une guerre "sans missiles et sans blindés, mais une guerre quand même", selon le politologue ukrainien Vadim Karassev. Dépendante à 25 % du gaz russe, l'Europe va devoir faire de l'énergie sa première priorité.

Le quotidien Le Monde, dans son édition datée du 21 janvier, relate l'assassinat de Markelov,34 ans, l'avocat des victimes de crimes de guerre en Tchétchénie,qui a été tué en fin d'après -midi, lundi 19 janvier, en plein cœur de la capitale russe.  Anastasia Babourova, 25 ans, une journaliste stagiaire du bihebdomadaire Novaïa Gazeta, qui l'accompagnait, grièvement blessée pendant l'attaque, a succombé à ses blessures dans la soirée. Novaïa Gazeta est l'une des rares publications russes à enquêter sur les zones d'ombre des deux guerres russo-tchétchènes. Quatre de ses journalistes ont été assassinés ces dernières années dont Anna Politkovskaïa, tuée de cinq balles dans l'ascenseur de son immeuble, le 7 octobre 2006.

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Selon les premiers éléments de l'enquête, Stanislav Markelov a reçu une balle dans la tête, tirée par un homme masqué qui a surgi derrière lui, muni d'un pistolet avec silencieux. La jeune journaliste, qui tentait de réagir, a alors été la cible des tirs du tueur, qui a pu s'échapper sans encombre. D'après la presse russe, tout indique que l'assassinat était commandité.

Le Monde a repris aujourd'hui 20 janvier une dépêche de l'Agence France Presse selon laquelle Gazprom et Naftogaze ont annoncé que le gaz russe à destination de l'Europe a commencé à arriver dans les gazoducs ukrainiens. Lundi, les compagnies énergétiques russe et ukrainienne avaient signé des accords censés lever les derniers obstacles à la résolution de la crise qui avait conduit la Russie à arrêter ses livraisons à l'Ukraine le 1er janvier et la totalité de ses envois à l'Europe via l'Ukraine le 7 janvier.

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"Aujourd'hui à 10 h 05 [9 h 05 à Paris], l'Ukraine a commencé à prendre du gaz russe à [la station de compression de] Soujda", a annoncé le porte-parole de Gazprom Sergue Kouprianov. L'arrivée de gaz russe a été confirmée par une porte-parole d'UkrTransGaz, une unité du distributeur ukrainien Naftogaz. L'Ukraine a précisé qu'elle avait bien ouvert les vannes pour le gaz russe, mais que son transit vers l'Europe ne reprendra que dans quelques heures en raison des procédures techniques en cours, selon la porte-parole de l'opérateur ukrainien des gazoducs UkrTransGaz.

Le tension monte encore d'un cran dans le conflit gazier qui oppose la Russie à l'Ukraine. Le Point. fr annonce aujourd'hui 16 janvier que la Commission européenne a ainsi estimé que les négociations prévues d'ici à la fin de la semaine sur la crise du gaz constituaient pour la Russie et l'Ukraine une "dernière chance" pour prouv er leur volonté de résoudre la crise, qui aura des conséquences économiques et politiques "sérieuses" pour les deux pays. Deux rencontres entre les différentes parties auront lieu dans les prochaines 48 heures.

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Vendredi, c'est une "rencontre à haut niveau" avec la participation du chef de l'État slovaque, du Premier ministre moldave et du chef de la diplomatie polonaise, qui a commencé à Kiev. Cette table ronde remplace un sommet plus ambitieux initialement prévu entre les six présidents de l'Europe de l'Est touchés par la crise du gaz. Une source proche de la présidence ukrainienne explique, sans ciller, l'annulation des déplacements des présidents polonais et lituanien par des problèmes d'avion dus aux mauvaises conditions météorologiques...

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 Les nouvelles accusations contre Mikhail Khodorkovski

sont "malveillantes" et "fausses"

 

 

Suite aux informations de presse concernant des accusations de harcèlement sexuel formulées à l'encontre de Mikhail Khodorkovski, Robert Amsterdam, avocat international de Khodorkovski, a rendu public le communiqué suivant:

 

"Ces accusations sont malveillantes et fausses.  Elles traduisent les efforts incessants des ennemis de Khodorkovski visant à ternir sa réputation, et une tentative d'un ancien détenu de se faire de l'argent.

 

Les autorités russes manipulent cette personne dans leur campagne sans fin contre Khodorkovski.  Parce qu'ils sont conscients de n'avoir aucun élément réel contre Khodorkovski, ils fabriquent à nouveau de toutes pièces des accusations gratuites contre lui alors que s'annonce la tenue d'un nouveau procès spectacle.

 

Ils ont échoué à détruire physiquement Khodorkovski en prison en avril 2006, lorsque ce même individu l'a poignardé au visage. Ils l'utilisent maintenant pour tenter de détruire sa personnalité. "

L'Express.fr informe aujourd'hui 13 janvier d'un nouvel épisode dans le feuilleton tragi-comique de la guerre du gaz entre Russes et Ukrainiens. Alors que Gazprom a rouvert les vannes du gaz russe à destination de l'Europe, le groupe ukrainien Naftogaz a indiqué que les volumes lui étant parvenus n'avaient pas permis de le faire transiter vers l'UE, et Moscou et Kiev se sont à nouveau renvoyés la faute. L'Union européenne, qui s'est fortement impliquée depuis une semaine pour régler ce différend qui prive de gaz et de chauffage des centaines de milliers d'Européens, apparaît quant à elle de plus en plus impuissante à faire émerger une solution.
 

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Comme promis lundi par Gazprom, le gaz a recommencé à circuler dans les conduits à la frontière russo-ukrainienne peu après 7h00 GMT, mais l'optimisme a été de courte durée. Dès le milieu de la matinée, l'UE a indiqué que "très peu ou pas du tout de gaz" lui parvenait, appelant l'Ukraine et la Russie à mettre tout en oeuvre pour remédier à cette situation.

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Dans l'édition du quotidien Le Monde datée d'aujourd'hui Marie Jégo analyse les raisons des difficultés qu'ont la Russie et l'Ukraine à s'entendre au sujet du gaz. Le conflit entre Kiev et Moscou s'est enrichi de nouveaux épisodes, sous le regard attentif de l'Union européenne (UE), qui espère une reprise des livraisons. Mais alors que la dispute revêt de plus en plus une dimension politique, une évidence s'impose. La question du prix est somme toute un prétexte.

Contre toute attente, un sujet de tension est apparu dimanche 11 janvier entre les deux pays au sujet de l'accord obtenu de haute lutte, la veille, par la présidence tchèque de l'UE. Cet accord impose un contrôle du transit du gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine, Moscou ayant suspendu ses livraisons le 7 janvier après avoir accusé Kiev de siphonner du gaz destiné aux Européens. La Russie a affirmé qu'elle n'appliquerait pas le protocole signé car l'Ukraine a procédé à des ajouts manuscrits. Ceux-ci stipulaient que l'Ukraine n'a plus de dette envers Gazprom et n'a jamais volé le gaz destiné aux Européens. Mais lundi 12 janvier, dans la matinée, Gazprom a annoncé que la partie ukrainienne venait de signer un nouveau protocole, cette fois sans ajout.

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 Le Monde fait état aujourd'hui 9 janvier de la pression montante dans les relations entre l'UE, la Russie et l'Ukraine.  Même si l'Ukraine a signé jeudi un accord avec la Commission européenne invitant les observateurs européens à venir vérifier le transit du gaz russe, la situation demeure très difficile. Tandis que les températures restent un peu partout glaciales, la situation est jugée critique en Bulgarie, où le gouvernement a, entre autres mesures, décidé de fermer les écoles. Dans les Balkans, des centaines de milliers de personnes sont privées de chauffage. La pénurie de gaz oblige les Européens à s'organiser, mais aucun dispositif automatique n'est en place pour voler au secours d'un pays membre en difficulté.

Un petit pas dans l'espoir de limiter l'impact de la "guerre du gaz" en Europe : les Vingt-Sept devaient déployer, vendredi 9 janvier, des observateurs en Ukraine et à la frontière russe, afin de vérifier les flux de gaz en transit vers leur territoire. L'incertitude demeurait cependant encore, dans la matinée, sur la reprise à brève échéance des approvisionnements, alors que la pénurie de gaz oblige les Européens à s'organiser.

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Dans l'édition du quotidien Le Monde datée de 8 janvier Piotr Smolar 
dresse le portrait de Robert Amsterdam, l'avocat international qui défend, depuis 2003, l'ancien président du groupe pétrolier russe Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski. 
 
Il faut être culotté pour se raconter "communiste à 12 ans". Surtout lorsqu'on a pour spécialisation, en tant qu'avocat, la défense de grands groupes industriels face aux intérêts étatiques. Il est comme ça, Robert Amsterdam. Audacieux, hyper-actif, décomplexé. Il pense vite, parle encore plus vite, accroche parfois des "fuck" à ses phrases lorsqu'il se sent à l'aise, comme si le mot était une étiquette d'AOC new-yorkaise.

Enfant du Bronx, voyageur infatigable, lecteur compulsif aussi. De passage à Paris, il tire une lourde valise. On y trouve des livres, Le Capitalisme sans la démocratie, La Philosophie et les politiques de la dissidence de Patocka à Havel, La Loi internationale de l'occupation, ainsi qu'un long article sur la stratégie indienne en matière de politique étrangère.

Robert Amsterdam s'est fait un nom dans le droit des affaires depuis bien longtemps, mais il l'a imposé dans la presse mondiale grâce à la défense de Mikhaïl Khodorkovski, assurée à partir de 2003. L'ancien propriétaire du groupe pétrolier Ioukos - groupe dépecé par le pouvoir russe - purge une peine de huit ans de prison pour des délits financiers. Rien ne lui a été épargné : ni le procès parodique, ni l'emprisonnement à l'autre bout de la Fédération, ni les brimades.

Lui-même arrêté à Moscou en septembre 2005, puis contraint de quitter le pays en 24 heures, M. Amsterdam espère pour son client la clémence du nouveau président, Dmitri Medvedev. "La libération de Khodorkovski refléterait un tournant dans les relations entre le peuple et l'Etat, permettant de s'éloigner du nihilisme légal", dit-il, empruntant cette formule au nouveau locataire du Kremlin.

En septembre 2006, l'avocat a créé son blog (www.robertamsterdam.com). Disponible en cinq langues, il est conçu comme une plateforme d'informations - à la tonalité critique - sur la Russie et l'ancien espace soviétique. Ses thématiques essentielles : les questions énergétiques et les droits de l'homme. L'avocat y livre ses analyses incisives et accueille des contributions de personnalités, comme le journaliste militaire russe Grigori Pasko ou l'opposant Chee Soon Juan, dont il assure la défense pro bono contre les autorités de Singapour. Le site revendique entre 25 000 et 50 000 visites par jour.

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Philippe Ricarda analyse aujourd'hui dans le quotidien Le Monde l'évolution rapide de la position de l'UE face à la guerre économique entre Kiev et Moscou. Les Européens ont dû se rendre à l'évidence mardi 6 janvier que la "guerre du gaz" entre la Russie et l'Ukraine n'est pas un simple "différend commercial bilatéral". Au contraire, le conflit ne les épargne pas. Et va les forcer à jouer un rôle actif dans les prochains jours afin de préserver des économies plus ou moins dépendantes du gaz russe, et déjà mal en point. Le ton se veut d'autant plus ferme que l'ensemble du continent est frappé par une vague de froid polaire.

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Le Monde a repris aujourd'hui une dépêche de Reuters et l'AFP annonçant que de la totalité des livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine et destinées à la Bulgarie, la Grèce, la Macédoine et la Turquie ont été arrêtées. "A partir de 3 h 30 du matin [heure locale, 2 h 30, heure de P aris], les livraisons (...) à la Bulgarie ainsi que le transit vers la Turquie, la Grèce et la Macédoine ont été suspendus", a indiqué le ministère dans un communiqué. "Nous sommes dans une situation de crise", ajoute le communiqué du  ministère de l'économie bulgare.
 
Le Conseil de sécurité auprès du ministère a été convoqué pour prendre des mesures en vue de prévenir des accidents industriels, précise le ministère. Cet arrêt des livraisons fait suite au conflit sur les prix entre le fournisseur russe, Gazprom, et l'Ukraine, premier pays de transit du gaz russe.

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 Romandie News a repris aujourd'hui  5 janvier une dépêche de l'AFP annonçant que le PDG du géant du russe du gaz Gazprom a été convoqué lundi dans la demeure du Premier ministre Vladimir Poutine près de Moscou pour s'entrenir dans l'après-midi de la crise du gaz qui oppose la Russie et l'Ukraine, tandis que Kiev devait faire de son côté une déclaration.

Le patron du géant russe du gaz contrôlé par l'Etat, premier producteur et exportateur du monde, Alexeï Miller est attendu chez l'ex-président russe à Novo Ogarevo dans la banlieue de Moscou dans l'après-midi et la presse est conviée.

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko devait donner un point de presse vers 12H00 GMT dans une petite ville de l'ouest du pays, a indiqué son service de presse et la compagnie publique ukrainienne Naftogaz a quant à elle annoncé la publication d'un communiqué aux environs de la même heure.

Une délégation de l'Union européenne était attendue lundi à Kiev, une visite décidée la semaine dernière lors de la tournée d'émissaires ukrainiens dans plusieurs pays de l'UE, a indiqué la présidence ukrainienne. On ignorait dans l'immédiat le programme de cette mission européenne. Dimanche soir, aucune issue n'était en vue dans le différend entre Moscou et Kiev qui ont échangé des accusations de vol et de manipulation et continué à chercher chacun de son côté à obtenir le soutien de l'Europe occidentale dont l'approvisionnement via l'Ukraine est perturbé.

L'UE de son côté s'est bien gardée de prendre position, évoquant l'"opacité" des contrats de livraison et de transit de gaz qui lient les deux pays et les déclarations contradictoires qui fusent des deux côtés depuis jeudi.

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Le Point. fr a publié hier 4 janvier un article qui analyse les raisons du  refus de l'Union européenne de s'impliquer dans le conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine."Nous refusons de prendre partie dans la dispute, c'est un différend commercial, nous ne connaissons pas tous les détails de tous les contrats qui sont confidentiels", a martelé samedi le vice-Premier ministre tchèque, Alexandr Vondra, dont le pays préside l'UE. L'UE refuse d'autant plus de s'impliquer dans les pourparlers entre Kiev et Moscou que les contrats russo-ukrainiens "manquent de transparence". Mais est ce que cette décision "de se limiter à encourager les deux parties à négocier de bonne foi", n'est pas seulement le signe des divergences au sein de l'UE entre pays partisans d'une ligne dure envers le Kremlin et de lien s étroits avec l'Ukraine et ceux qui veulent au contraire ménager leur coopération avec Moscou et Gazprom ?

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L'Express.fr a repris 30 décembre une dépêche de l'AFP annonçant que Vassili Aleksanian, vice-président de l'ex-compagnie pétrolière Ioukos, emprisonné alors qu'il est atteint du sida, a été relâché mardi. Sa libération avait été ordonnée début décembre contre une caution de 50 millions de roubles (2 millions d'Euros). La Cour européenne des droits de l'homme avait jugé son incarcération inhumaine.
 
"La caution a été versée et les écrous ont été levés il y a une heure" en faveur de Vassili Aleksanian, a expliqué Me Yelena Lvova.
Un tribunal russe avait décidé le 8 décembre l'élargissement de M. Aleksanian contre le versement d'une caution de 50 millions de roubles (1,4 million d'euros).
Le père de l'ex-responsable de Ioukos a "exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à réunir les fonds" pour cette cau tion, a ajouté Me Lvova citée par les agences Interfax et RIA Novosti.
Vassili Aleksanian, 36 ans, un avocat formé à l'Université de Harvard (Etats-Unis), se trouvait en détention provisoire depuis 2006, accusé de détournement et de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale.
Son arrestation était intervenue dans le cadre du démantèlement du groupe Ioukos, devenu numéro un du pétrole russe après la privatisation du secteur dans les années 1990.

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Le quotidien Le Monde a repris aujourd'hui  une dépêche de l'AFP annonçant que la compagnie russe Gazprom a accusé l'Ukraine, vendredi 2 janvier, de "voler" du gaz naturel russe transitant par son territoire à destination de l'Union européenne. Jeudi matin, Gazprom a déclaré la cessation de ses approvisionnements de gaz à l'Ukraine, pays par lequel transitent 80 % des fournitures d'or gris destinés aux Vingt-Sept.

"La partie ukrainienne admet ouvertement qu'elle vole du gaz et n'en a aucunement honte", a déclaré Sergueï Kouprianov, le porte-parole du groupe russe. "Nous ne volons pas de gaz. Nous prélevons du gaz pour des besoins techniques, afin de faire transiter les exportations russes", a rétorqué le porte-parole de la compagnie ukrainienne Naftogaz, évoquant des prélèvements de 21 millions de m3 en vingt-quatre heures.