
Fabrice Nodé-Langlois, le correspondant du Figaro à Moscou, a décrit ironiquement sur son blog la dernière visite de Jacques Chirac à Moscou, le 11 juin, durant laquelle l'ancien président français s'est vu décorer du "Prix d'Etat", "la plus prestigieuse distinction" de Russie selon Dmitri Medvedev, pour "son influence décisive sur beaucoup des processus d'intégration en cours en Europe et dans le monde" et son "grand rôle dans le développement des relations franco-russes". Nodé-Langlois souligne que les médailles ont été remises en grande pompe, Jacques Chirac semblant sincèrement ému et Vladimir Poutine détendu.La participation à la cérémonie de certaines "personnalités" russes particulièrement peu réputés pour leur tempérament "démocrate" pouvait étonner. Ainsi "Igor Setchine, président du conseil d'administration de Rosneft que l'ex-patron de Ioukos Mikhaïl Khodorkovski rend directement responsable de son emprisonnement, Vladimir Jirinovski le député ultranationaliste, ou encore Ramzan Kadyrov, le jeune président de la Tchétchénie qui a remis au pas la république de façon musclée" étaient bien en vue pour fêter la médaille de l'ancien Président français obtenue pour ses "actions exceptionnelles dans le domaine humanitaire".