March 2008 Archives

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Le journal Le Figaro, dans l’article « Le Kremlin resserre son contrôle sur le Net », publié 19 mars 2008, analyse les conséquences d’un décret gouvernemental russe rendu public le 26 février et qui oblige les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à laisser les services de renseignements, en l'espèce le FSB, contrôler leurs sites et accéder aux mails de leurs clients en toute liberté.

L’article précise que « les fournisseurs doivent s'équiper à leurs frais de technologies coûteuses permettant de surveiller les utilisateurs à leur insu.» Le Figaro précise qu’un « nouveau texte de loi propose par ailleurs d'interdire l'achat, par des compagnies étrangères, de fournisseurs d'accès à Internet en Russie. »

A cette fin, le gouvernement russe a décidé de mettre en place une agence chargée de veiller au contenu des sites Internet hébergés sur le territoire de la Fédération.

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La BBC fait état aujourd’hui de l'arrestation par le FSB (ex-KGB) de deux frères étroitement liés aux intérêts britanniques. Ilya Zaslavsky est le manager du groupe TNK-BP, la joint venture pétrolière, et son frère Alexandre est le chef du British Council Aluminium Club à Moscou. Le FSB prétend que les deux frères, qui ont la double nationalité américano-russe, ont amassé des données confidentielles pour les compagnies étrangères.

Cette arrestation est la dernière en date de toute une série d’incidents qui ont accru les frictions entre le Royaume Unie et la Russie.

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L'AFP annonçait dés hier, de Moscou, que

des enquêteurs russes ont effectué des descentes mercredi dans les locaux moscovites de la major pétrolière BP et de sa filiale TNK-BP, faisant redouter de nouvelles difficultés pour le groupe britannique en Russie .
La saisie a eu lieu dans le cadre de l'enquête concernant le groupe Sidanko", un groupe pétrolier russe qui a fait faillite dans des conditions douteuses dans les années 1990 et dont les actifs ont été intégrés à TNK-BP, a annoncé à l'AFP Irina Doudoukina, porte-parole du Comité d'enquête. Outre cette enquête sur les conditions de sa mise en faillite, TNK-BP a fait l'objet de poursuites du fisc concernant Sidanko, selon la presse russe.Des enquêteurs se sont ensuite rendus dans la soirée dans les locaux de BP, a déclaré à l'agence Ria-Novosti Vladimir Bouïanov, représentant de BP en Russie. "Nous coopérons pleinement", a-t-il assuré.Selon Ria-Novosti, les enquêteurs étaient là aussi à la recherche de documents concernant la compagnie Sidanko. Le Comité d'enquête était injoignable.Avant même l'annonce officielle de la première descente, l'action TNK-BP a chuté de près de 10% dans l'après-midi à la Bourse de Moscou. Cette opération contre TNK-BP pourrait marquer un nouveau revers pour le groupe, déjà soumis l'an dernier à des mois de pression des autorités russes qui menaçaient de lui retirer sa licence d'exploitation.Et ce jusqu'à ce que le géant gazier Gazprom acquière en juin 2007 une part majoritaire de TNK-BP dans le champ gazier de Kovykta, en Sibérie. Vassili Nesterov, analyste de la banque d'investissement Troïka Dialog, ne croit pas que cette opération ait eu une dimension politique, à la différence des perquisitions ayant visé en 2003 l'ex-numéro un du pétrole russe, Ioukos."Il est trop tôt pour tirer des conclusions. Il me semble cependant très improbable que cette affaire soit utilisée comme une arme politique contre les actionnaires russes" de TNK-BP, a déclaré à l'AFP ce spécialiste du secteur pétrolier et gazier, s'étonnant cependant que revienne à la surface une enquête datant de 1999, concernant la mise en faillite de Sidanko. TNK-BP, troisième groupe pétrolier russe en termes de réserves et de production, a été créé en 2003. Il est détenu à 50% par la major britannique et à 50% par le consortium russe Alfa Group. Gazprom est depuis longtemps soupçonné de vouloir acheter la part détenue par les Russes.
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Le site Internet Armenews a confirmé hier que « Vassili Aleksanian, ancien vice-président du groupe pétrolier russe Ioukos, atteint d’un cancer et du sida et récemment hospitalisé après des mois en prison, ne serait plus attaché à son lit d’hôpital par une chaîne. »

"Il a été attaché à son lit par une chaîne une ou deux fois", a déclaré le chef de l’administration pénitentiaire Iouri Kalinine, cité par l’agence Interfax. "Nous avons installé une grille (à la fenêtre) et enlevé la chaîne", a assuré M. Kalinine. Les avocats de M. Aleksanian n’étaient pas joignables pour un commentaire. Ils s’étaient plaints de la présence permanente d’un garde dans sa chambre, du fait qu’il soit attaché à son lit par une chaîne et que ses menottes ne lui soient retirées qu’avant les visites de ses avocats. L’administration pénitentiaire avait, quant à elle, affirmé qu’il n’était enchaîné à son lit que quand son gardien devait quitter la chambre. Vassili Aleksanian, 36 ans, a été hospitalisé début février après une longue bataille juridique et une mobilisation des défenseurs de droits de l’Homme et de personnalités russes. Il réclamait depuis des mois d’être hospitalisé, pour avoir des soins adéquats, notamment une chimiothérapie, et accuse le pouvoir de l’avoir "conduit au bord de la tombe" par le "lynchage absurde et sans fin de tous ceux qui ont été de près ou de loin liés à la compagnie Ioukos". En détention provisoire depuis 2006, ce brillant avocat formé à Harvard dénonce comme étant "politique" son incarcération pour détournement d’argent. L’ancien PDG de Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de huit ans de prison en Sibérie, avait observé une grève de la faim en signe de solidarité avec son ancien avocat.
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L'atmosphère était à la détente, au moins apparente, dans les relations Etats-Unis-Russie à l'occasion de la visite des secrétaires d'Etat et de la Défense à Moscou hier. Afin de ne pas risquer de gâcher la bonne impression que les deux parties ont sembe-t-il voulu laisser, pour cette première rencontre de responsables américains avec Dmintri Medvedev, Condie s'est abstenue la faute de goût qu'aurait constitué un entretien avec un vrai opposant russe. Le site Internet de l’hebdomadaire le Point stigmatisait ainsi, hier, le fait que les plus farouches adversaires du pouvoir de Poutine n’ont pas reçu l’invitation à la rencontre avec la secrétaire Condoleezza Rice à l’ambassade américaine à Moscou.

Parmi ceux qui étaient invités à la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis pour y rencontrer Rice figuraient Grigori Iavlinski, chef du parti Iabloko, et Vladimir Ryjkov, leader indépendant qui a perdu l'an dernier son siège de député.Les principaux opposants du président Vladimir Poutine, dont la présence aurait sans nul doute irrité le Kremlin, étaient quant à eux absents.C'est le cas en particulier de l'ex-Premier ministre Mikhaïl Kassianov et de l'ancien champion d'échecs Garry Kasparov, qui ont tous deux dénoncé l'élection présidentielle du 2 mars remportée haut la main par Dmitri Medvedev, protégé de Poutine.On a aussi pu noter l'absence de certains défenseurs des droits de l'homme. Une militante russe qui avait rencontré Rice l'an dernier à Moscou, Tatiana Lokchina, s'est déclarée déçue de ne pas avoir été invitée."J'ignore pourquoi elle ne nous a pas rencontrés cette fois, mais franchement c'est très décevant. C'est un message pour le gouvernement russe", a ajouté Lokchina, qui collabore avec le groupe Human Rights Watch.
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La correspondante du journal « Le Monde » à Moscou fait état, dans l'édition datée de demain, d'un réchauffement apparent des relations entre les Etats-Unis et la Russie.
Selon Marie Jégo, « la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à la défense, Robert Gates, sont ressortis optimistes du Kremlin [le 17 mars], estimant qu'un accord était en vue sur le bouclier antimissile que Washington veut déployer en Europe. » Même si « à première vue aucune nouvelle proposition n’a été faite, les deux parties semblent prêtes à des compromis ».

Les Etats-Unis suggèrent une nouvelle fois de retarder la mise en service des sites - radar en République tchèque, intercepteurs en Pologne - jusqu'à ce que la menace iranienne soit prouvée et se disent prêts à autoriser des inspections russes. Accueillies sans enthousiasme par le Kremlin il y a six mois, ces propositions sont aujourd'hui "étudiées", a précisé Condoleezza Rice. "Nous tentons de combler le fossé qui nous sépare sur le fondement de ce système de défense", a-t-elle ajouté. Avec une amabilité peu coutumière, Vladimir Poutine a fait état de problèmes que l'on peut "considérer comme définitivement réglés" et d'une lettre que George Bush lui a adressée il y a quelques jours, "un document très sérieux", a-t-il souligné. Son successeur, Dmitri Medvedev, a toutefois reconnu que des points de discorde subsistaient, "à savoir la défense antimissile et le traité Start", l'accord sur la réduction des armes nucléaires stratégiques qui vient à échéance le 5 décembre 2009. Autre point de discorde potentiel: la candidature de l'Ukraine et de la Géorgie à l'Otan, une question qui sera étudiée lors du prochain somment de cette institution, du 2 au 4 avril à Bucarest. Pour la première fois dans l'histoire de l'Otan, un dirigeant russe, Vladimir Poutine, est convié à y assister.

Marina Khodorkovski

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Cet article concernant la mère de Mikhaïl a été publié le 17 mars 2008 dans “Wysokie Obcasy”, journal hebdomadaire polonais .

Voici un extrait de l'interview de cette femme courageuse.

« - Vous vous réveillez le matin et… ?
- Si j’arrive à m’endormir, je me réveille le matin et j’attends l'appel téléphonique des avocats. Ils me disent comment est Misha et me demandent si j’ai quelque chose à dire à mon fils. Ensuite je m’occupe de mon travail en lycée.
- La Russie soutient Poutine, l’Occident ne s'indigne pas trop du traitement infligé à votre fils…
- La mentalité de l’esclave est encore dominante en Russie et pour l’Occident le gaz et le pétrole sont plus importants que nos libertés civiques.
- Dans le prochain procès, Mikhail Khodorkovski peut être condamné à 22 ans de prison supplémentaires...
- Misha restera en prison jusqu’au changement de pouvoir en place. Je pense qu’il en est conscient.
- Qu’est ce qu’il espère?
- Il espère que son attitude va contribuer à réveiller la société russe de sa léthargie. Cela lui donne la force de se battre.
- Il s'est mis en grève de la faim, pour soutenir Aleksanian, son ancien collaborateur gravement malade, et cela a aidé à obtenir le transfert de celui-ci de sa prison à une clinique.
- En tant que citoyenne de la Russie je suis fière de mon fils, mais en tant que mère, je suis morte de peur. Les dernières années se sont passées comme un mauvais rêve. Mon mari supporte cette situation encore plus difficilement que moi. Il a beaucoup vieilli et il est désormais constamment malade. Pendant ma dernier rencontre avec Misha, mon fils m'a supplié : "Attendez moi; que personne ne meurt !"

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L’article de Marie Jego, la correspondante à Moscou du journal “Le Monde”, a été publié dans l'édition datée du 15 mars 2008. Elle analyse la santé économique de la Russie, en se demandant comment Dmitri Medvedev, qui n’a cessé de multiplier les promesses à la population, va pouvoir réaliser ses projets ambitieux.
Mevedev s’est engagé « à redresser l’agriculture, à améliorer les soins de santé, à fournir à tous « un logement confortable et accessible ». Malgré l’apparence d’un pays en bonne santé économique, la prospérité russe est très fragile puisqu'elle repose uniquement sur les hydrocarbures. Marie Jego constate que la Russie « n’a pas su tirer parti de recettes procurées par les matières premières pour rénover l’outil industriel, stimuler la production manufacturière ». Au contraire, elle précise qu'en Russie « de la pomme de terre à la machine agricole : tout est importé ». Comment Medvedev peut-il parvenir à diversifier l'économie russe quand "les PME sont quantité négligeable (15 %), quand l’Etat est omniprésent ? »
Le nouveau président russe doit aussi faire face aux problèmes sociaux : l’état catastrophique du système de santé publique reflète l’état de la santé des Russes. La Russie « est le seul pays industrialisé au monde ou l’espérance de vie a reculé depuis dix ans (59 ans pour les hommes). La mortalité infantile y est importante (18 pour 1000 en 2006, selon l’Unicef). L’alcoolisme fait environ 35 000 victimes chaque année.»
Le problème est d'autant plus aigü que la corruption est omniprésente et que le « nihilisme juridique », dénoncé par Mevedev lui-même, est en pleine croissance.
Marie Jego rappelle que « la Russie occupe la première place pour le dépôt de plaintes à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg ». Décidément, la tâche immense de réformer la Russie risque de peser lourd "sur les frêles épaules du futur président… »

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Selon RIA Novosti, le Tribunal a rejeté les dernières plaintes de Mikhail Khodorkovsky contre les violations alléguées lors des investigations dans le cadre du second procès qui lui est intenté. Ses avocats projettent de faire appel de cette décision.
Khodorkovsky a accusé les investigateurs du bureau du Procureur de cacher les preuves démontrant son innocence. Khodorkovsky a aussi affirmé que les magistrats ne l’ont pas informé lorsque des nouvelles charges ont été retenues contre, en décembre 2004. Il a seulement appris la nature de ces charges pendant son interrogatoire deux ans après, en 2006.
Son avocat Boris Gruzd a estimé que son client s’est vu « dénier le droit à une vraie défense. »
Mikhaïl Khodorkovsky maintient, bien entendu, qu’il est innocent.

Reuters rapporte de Moscou que Dmitri Medvedev s'est installé au Kremlin huit semaines avant son entrée en fonction officielle. Il occupe un bureau situé à deux pas de celui du président sortant Vladimir Poutine. Une source, qui confirme une information révélée par le quotidien les Izvestia, a expliqué à Reuters que ce déménagement visait à assurer une transition en douceur jusqu'à l'investiture officielle, le 7 mai, de Medvedev. Celui- ci, à 42 ans, sera le plus jeune chef d’Etat russe depuis le tsar Nicolas II. Son mentor, Poutine, qui ne pouvait pas constitutionnellement briguer un troisième mandat consécutif, sera, selon le scénario attendu, nommé Premier ministre par Medvedev. Le 3 mars, Poutine avait promulgué un décret invitant le personnel du Kremlin à fournir au président élu un dispositif de sécurité, une résidence officielle ainsi qu'un soutien administratif durant la période de transition.

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La Russie a répondu aux accusations du Département d’Etat américain en déclarant que son rapport sur les droits de l’Homme reflète l’ambivalence du discours de l’administration Bush. Les Etats Unis porteraient les droits de l’Homme en étendard mais utiliseraient cet argument comme simple outil de leur propre politique étrangère.

Le Ministère des Affaires Etrangères russe rejette les critiques américaines en dénonçant à l'inverse certaines pratiques américaines jugées non conformes aux droits de l’Homme : légalisation de la torture par « water boarding », pratique de la peine du mort à l'encontre de mineurs et négation de toute responsabilité pour les crimes de guerres commis en Iraq et en Afghanistan.

Les relations entre les Etats Unis et la Russie sont particulièrement tendues depuis les deux dernières années en raison du projet américain d'élargissement de l’Otan et du bouclier antimissile en Europe.

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates seront en Russie lundi et mardi prochains pour avoir avec leurs homologues des entretiens sur ces sujets.

Droits de l'homme: la situation en Russie ne s'améliore pas, selon de Département d'Etat américain

Le rapport annuel du Département d'Etat américain concernant la situation des droits de l'homme, qui vient d'être publié, dénonce à nouveau, parmi d'autres, le cas de la Russie.

Selon l'AFP, le rapport affirme qu' "en Russie, la concentration du pouvoir entre les mains de l’exécutif, un parlement complaisant, la corruption, la sélectivité dans l’application des lois, les restrictions imposées aux médias et le harcèlement de certaines ONG font que le gouvernement est de moins en moins redevable de ses actes". Il précise que les services de sécurité russe ont commis "des meurtres, tortures, abus, violences et autres traitements brutaux ou humiliants, souvent en toute impunité".

Ce rapport ne couvre pas le récent scrutin présidentiel russe qui a porté au pouvoir Dimitri Medvedev, un candidat de facto nominé par Vladimir Poutine. Ce scrutin a été qualifié de farce électorale par l’opposition qui a dénoncé des bourrages d’urnes ou le refoulement d’observateurs dans les bureaux de vote.

De son côté, l'agence RIA Novosti rapporte que le ministère russe des Affaires étrangères a réagit en qualifiant le rapport de "motivé politiquement et peu fidèle à la réalité".

Unijambistes

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Le Président Vladimir Poutine a appelé hier à "couper la patte" aux personnes corrompues, prenant le risque de voir la Russie inondée d'unijambistes...

L'Agence France Presse rapporte ainsi que:

"Vladimir Poutine a appelé aujourd'hui à "couper la patte" aux personnes corrompues, lors d'une rencontre avec les dirigeants de la chambre basse du Parlement. Le chef de la fraction communiste Guennadi Ziouganov déplorait le niveau élevé de la corruption en Russie disant: "Pour construire un immeuble d'une centaine d'appartements il faut courir pendant 24 heures à la chasse aux permis et graisser partout la patte". Le président Vladimir Poutine s'en était pris le 8 février à la corruption généralisée en Russie, "des pompiers aux gynécologues", principal frein selon lui au développement des PME (Petites et moyennes entreprises), lors d'un discours-programme jusqu'en 2020".

L’article intitulé «Russie- La Nouvelle Menace » a été publié dans l’hebdomadaire français "L'Express" dans la semaine du 6 au 12 mars 2008.

Il analyse la relation entre Poutine et Medvedev en se demandant quelle direction va prendre la Russie durant ce « diumvirat ». Une fois installé au Kremlin, Medvedev sera-il-capable de prendre l’ascendant ? L’espoir que Medvedev se montrera plus libéral que son prédécesseur est-il fondé ?
Selon L’Express, les pronostics sont sombres…

Dans la ville de Pierre le Grand, Medvedev avait la réputation d’un « garçon discret et travailleur », note le politologue Alexeï Moukhine. Un éternel second, loyal envers Poutine. (…) C’est le fidele « Dima » qui a offert à Poutine le concept de « dictature de la loi », dont ce dernier a fait son slogan de campagne en 2000. Coauteur d’un bilan explosif des années Poutine, Vladimir Milov, ex-vice-ministre de l’Energie, ne voit absolument rien de libéral chez Medvedev. A ses yeux, ce n’est qu’un « cliché »-démenti par les faits. Lorsque l’intéressé était à la tête de l’administration présidentielle, Poutine a aboli l’élection des gouverneurs. Medvedev est resté coi. D’autres exemples ? En 2004, il aurait été chargé de coordonner les ingérences russes dans le scrutin présidentiel en Ukraine - à l’origine de la révolution Orange. Les crises du gaz avec Tbilissi (Géorgie) et Kiev se sont produites alors qu’il était à la tête du directoire de Gazprom. De même que les passes d’armes avec l’Union européenne. Ses propres amis, dans les instances judicaires, ont participé au démantèlement de Ioukos, compagnie pétrolière dont l’ex-patron Mikhaïl Khodorkovski et les principaux dirigeants sont sous les verrous. En 2006, Lev Ponomarev, dirigeant du mouvement Pour les droits de l’homme, a mis en cause le chef du Service fédéral des prisons, responsable, selon lui, d’un « système sadique de torture » ; il est aujourd’hui accusé de diffamation à l’encontre d’un officiel - crime qui relève désormais de la loi sur l’extrémisme(…) Ex-président de Renaissance Capital, l'une des plus grandes banques d'investissement de Russie, Oleg Kiselev a été poursuivi sans preuves pour fraude et détournement. Non sans dommage pour sa réputation, il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par le bureau russe d'Interpol. Soudain, après deux ans, le parquet vient de conclure au non-lieu... L'ex-fugitif, qui réclame aujourd'hui une réhabilitation morale, a mesuré, à son retour, les dégâts du régime sur la société. «Comme avant, soupire Kiselev, les gens évitent de dire ce qu'ils pensent ou proclament l'inverse. De nouveau, le pays se cherche des ennemis extérieurs sur lesquels rejeter les problèmes internes. Je n'ai pas le sentiment qu'en Europe quiconque cherche à humilier la Russie.»

"Khodorkovsky : à Medvedev de décider"

L'AFP reporte qu'au cours d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec le chancelière allemande Angela Merkel, le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’une éventuelle grâce de Mikhail Khodorkovsky, ex-PDG du pétrolier Ioukos, relevait de la « compétence » de son successeur Dimitri Medvedev . "En ce qui concerne des personnes condamnées pour malversation financière, corruption (...) il convient de rappeler que les questions de grâce relèvent de la compétence du chef d'Etat", a-t-il affirmé.

De son côté, Reuters précise que selon une de ses sources au Kremlin les procédures de pardon exigent que l’accusé premièrement admette sa culpabilité et ensuite fasse la demande officielle de grâce. Khodorkovsky, toutefois, a toujours affirmé son innocence. Khodorkovsky a été arrêté en 2003 et sa condamnation a été considérée en Occident comme la punition pour ses ambitions politiques. Depuis, de nombreux responsables politiques ont demandé sa libération.

Fait important, Angela Merkel a déclaré pendant la conférence de presse que « La libération de Khodorkovsky serait vraiment appréciée ».

"Poutine, dont la présidence restera marquée par « l'affaire » Khodorkovski, condamné et incarcéré en Sibérie pour fraude fiscale, a toutefois montré le peu d'estime qu'il avait pour l'intéressé, dont il n'a même pas prononcé le nom", précise l'AFP.

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Robert Amsterdam interviewé par Pascal Dervieux sur France Info à propos de l'affaire Alexenian. Pour écouter le reportage cliquer ici