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La Russie menace le Kosovo

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Ce matin, après une nuit de violence à Belgrade, Moscou a menacé d'utiliser la force face à l'OTAN sur l'indépendance du Kosovo.

Sur voltaire.net, Jürgen Elsässer citait le 9 février 2008 un député allemand de CDU selon lequel la déclaration d'indépendance du Kosovo pourrait apparaître comme la mèche d'un baril de poudre à la manière de l'assassinat du couple héritier d'Autriche en 1914 qui déclenchèrent la Première Guerre Mondiale.

Or, la situation depuis dimanche, jour de la déclaration d'indépendance du Kosovo semble se durcir incroyablement.

Parallèlement, l'OTAN semble avoir adopté la doctrine américaine des frappes nucléaires préventives. Un rapport (Towards a Grand Strategy for an Uncertain World: Renewing Transatlantic Partnership") sorti en décembre 2007 va dans ce sens. Le site GlobalResearch a sorti un article le 11 février 2008.

Dans un article du Sidney Morning Herald daté du 11 février 2008 sur ce rapport, le journaliste explique que "ils (les auteurs du rapports) considèrent que la guerre nucléaire pourrait devenir bientôt possible dans un monde de plus en plus brutale. Ils proposent que l'utilisation "préventive" reste l'instrument ultime pour prévenir l'utilisation d'armes de destruction massive dans le cas d'une escalade militaire.".

("They [the authors of the report] consider that nuclear war might soon become possible in an increasingly brutal world. They propose the first use of nuclear weapons must remain "in the quiver of escalation as the ultimate instrument to prevent the use of weapons of mass destruction". (Paul Dibb, Sidney Morning Herald, 11 February 2008 )

Ils professent donc d'utiliser des armes destruction massive en premier pour empêcher l'utilisation des armes destruction massive !


La gravité de ce genre de doctrine militaire qui remet en cause le principe de dissuasion nucléaire de la guerre froide est évidemment considérable quand ce sont les USA qui l'adopte et cela depuis 2002. Ceux-ci considérent maintenant l'usage des armes nucléaires de la même manière que les armes conventionnelles, même contre des ennemis dépourvus d'armes nucléaires.

Mais c'est encore autre chose quand c'est l'OTAN qui l'adopte car l'OTAN se trouve dans une situation de plus en plus tendue avec la Russie et plus encore ces jours derniers avec l'affaire du Kosovo.

Il existe un autre contentieux avec la Russie, ce sont les rampes de lancement anti-missile que le USA veulent installer en Pologne. La Russie a qualifié quasiment d'actes de guerre si cela se produisait. Elle a donc rompu les accords de non agression avec l'OTAN l'année dernière et a menacé de rediriger ses missiles nucléaires vers les capitales européennes ! Poutine a comparé l'affaire du bouclier anti-missile à la Baie des Cochons en 1962 !

Parallèlement, d'autres "affaires" dans le monde semble tourner au vinaigre. Ainsi, l'assassinat du leader du Hezbollah en Syrie. La Syrie et l'Iran semble persuadé qu'elles vont devoir affronter militairement Israël et le Vénézuela commence à s'inquiéter d'une possible invasion de son territoire par la Colombie et les USA tandis que l'affrontement avec Exxon-Mobil continue et que Chavez a menacé les USA de stopper l'approvisionnement en pétrole. Enfin, la situation au Pakistan se complique de plus en plus et il est difficile de savoir où cela va déboucher mais les USA pourrait aussi intervenir.


La situation géopolitique est de plus en plus incertaine. Si les dirigeants de ce monde se préparent réellement à la guerre et à un holocauste nucléaire comme réponse aux problèmes gravissimes auxquels nous faisons face, et cela grandement à cause d'eux, alors ces gens là sont les incarnations du mal absolu.

Il faut être sacrément diabolique pour déclarer lutter contre les armes de destruction massive par leur utilisation en premier ! surtout quand on a de grandes responsabilités sur la destinée de l'Humanité tout entière par le pouvoir qui nous est dévolu.

Je ne sais pas plus que vous comment la situation au Kosovo va évoluer mais les déclarations des officiels russes ne sont pas rassurantes. Imaginez la situation des généraux russes face à la doctrine d'action préventive de l'OTAN. Ils se disent : l'OTAN a décidé en gros de frapper les premiers en cas d'escalade militaire. Par conséquent, nous devons adopter la même stratégie. Il faut que l'on frapper aussi les premiers avant eux.

Par conséquent, cette doctrine mène au principe du duel ou c'est le premier qui dégaine qui tue l'autre. Le risque est que l'OTAN et les USA jouent à se faire peur avec les russes jusqu'à l'irréparable.

C'est horrible. c'est carrément horrible et cela se fait dans l'ignorance du bon peuple qui pourrait se trouver un jour prochain face aux réalités infernales de la guerre nucléaire.

Pour se renseigner sur ce que signifie une guerre nucléaire, je vous recommande le film de Watkins, "La bombe". Sachez que les bombes dont il parle en 64 sont petites par rapport à maintenant. Ce serait donc pire, c'est à dire comme dans nos plus infernales cauchemars d'enfer.

On croyait que ce genre de menace appartenait au passé. En fait, le risque est plus grand aujourd'hui du fait de la nouvelle doctrine américaine et de la dissémination nucléaire dans le monde.

Faites diffuser l'information. Le risque de guerre existe réellement entre l'Europe allié aux USA avec la Russie ainsi qu'au Moyen-Orient et en Amérique Latine.

La concomitance des menaces pose question. Est-ce que les stratèges américains préparent ce qu'on pourrait appeler une sorte de "Full War" ou autre appellation "Total War" en se disant qu'il vaut mieux tout faire en même temps car le chaos total profitera à celui qui l'a déclenché. En effet, une guerre entre Israël et la Syrie, le Liban et l'Iran entrainerait de facto l'ensemble du Moyen-Orient dans une guerre régionale s'étendant rapidement au monde par l'implication de la Russie, puis de l'OTAN en Afghanistan, au Pakistan et finalement dégénerait en guerre mondiale. Aussi, il est possible que les stratéges aient décidé de provoquer des guerres simultanées en plusieurs endroits du globe car ils auraient ainsi la primeur de l'initiative à chaque fois. Ils pourraient utiliser leur doctrine préemptive de manière totale en prétextant le risque d'embrasement et même en le justifiant en disant que c'est pour pacifier le monde et éviter des bains de sang et surtout éviter que les armes des destruction massive soit utilisé contre les peuples occidentaux par ces barbares.

Il faut bien regarder ce qu'il va se passer au Kosovo dans les jours à venir. Cela pourrait évoluer très rapidement.

Ce documentaire a été diffusé sur Arte le 20 février 2008.

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Extraits du témoignage de Vassily Alexanian, donné par visioconférence depuis sa prison de «Matrosskaya Tishina» devant la Cour Suprême de Russie, le 22 janvier 2008.

Je voudrais ajouter quelques moments très importants…
(Après ces premiers mots Vassily Alexanian a une quinte de toux).

Je vous prie de m’excuser pour la toux. Je voudrais que vous entendiez certaines choses que j’ai à vous dire et qui sont d’une importance critique pour comprendre ce qui est en train de se passer.
<…>
Je voudrais faire cesser les insinuations concernant mon soi-disant refus de me soigner. Ceux qui affirment cela, je voudrais leur prêter mon corps pour dix minutes, pour qu’ils éprouvent les douleurs infernales que je ressens. Il n’y a que des fous qui peuvent dire une chose pareille. Pour qu’ils se jettent contre les murs de douleur, et qu’aucun remède ne les apaise… Qu’ils osent me regarder dans les yeux.
<…>
Le 22 novembre 2006, le Parquet Général a compris qu’Alexanian avait des problèmes. (C’est le 22 novembre qu’a été connu le résultat des expertises médico-judiciaires faites sur Vassily Alexanian, déjà infecté par le virus du VIH, et qui n’ont été communiquées qu’au bout un temps inhabituellement long – trois mois. Ici et plus loin : précisions du Centre de Presse.) Parce que cette maladie est la seule, dans la législation, à avoir comme définition juridique – maladie incurable et mortelle. C’est un verdict dont on ne peut pas faire appel. On ne fait pas appel de la mort. Je suis prêt à répondre de chaque mot que je vais prononcer ici.

L’enquête préliminaire était alors entièrement sous le contrôle du Parquet Général. Et que se passe-t-il ? Le 28 décembre 2008, sous prétexte de me montrer des documents, on me conduit dans le bâtiment du Parquet Général. Je vous explique pourquoi je suis à ce jour encore en prison et pourquoi je suis en train de mourir enfermé dans cette cellule. Et donc le juge d’instruction en chef, Salavat Kunakbaevich Karimov en personne, qui à ce moment n’en était qu’à la préparation des nouvelles accusations absurdes portées contre Khodorkovski et Lebedev, me propose un marché. Mes avocats sont présent aujourd’hui, c’est en leur présence qu’on m’a emmené le voir, et ensuite on nous a laissés seuls. Il m’a dit : la direction du Parquet Général comprend que vous devez absolument vous soigner, peut-être même à l’étranger, vous êtes dans une situation difficile. Nous, me dit-il, nous avons absolument besoin de votre témoignage, parce que nous ne pouvons pas confirmer les accusations que nous lançons contre Khodorkovski et Lebedev. Si vous faites une déposition satisfaisant les enquêteurs, nous vous libèrerons. Et il m’a présenté le mécanisme concret de ce marché. Vous faites une déclaration par écrit pour demander à ce que je vous transfère à la maison d’arrêt provisoire du 38 rue Petrovka, et là-bas les enquêteurs travailleront avec vous intensivement une semaine ou deux. Et lorsque nous aurons obtenu des aveux de nature à satisfaire la direction, nous les échangeons, comme il a dit, signature contre signature, c'est-à-dire que je vous pose sur la table votre ordonnance de mise en liberté, et vous signez le procès-verbal de l’interrogatoire. Et il a essayé de me convaincre par tous les moyens, il m’a montré les premières pages des interrogatoires d’autres personnes qui auraient soi-disant accepté d’aider les enquêteurs. Mais je ne peux pas être un faux témoin, je ne peux pas accuser des gens innocents, j’ai refusé ce marché. Et je pense que si affreux que soit mon état aujourd’hui, le Seigneur me protège parce que je n’ai pas fait ça, je ne peux pas acheter ma vie à ce prix.

Le juge permet à Alexanian de s’asseoir.

Après ça mes conditions de détention ont commencé à se dégrader. Cette maison d’arrêt 99/1 – c’est une prison spéciale, elle n’est pas publique, il faut encore savoir la trouver. Il n’y a pas plus de cent prisonniers dedans, même dans les périodes les plus peuplées. J’ai été dans certaines cellules… elles se rappellent encore de Beria, et d’Abakoumov ! Il y a de la moisissure et des champignons sur les murs, les staphylocoques vous rongent la peau à vif. Et ils savaient que j’avais un déficit immunitaire. Ce sont de vrai fascistes !


La voix de Vassily Alexanian tremble, le juge essaie de l’interrompre, mais il poursuit :

Je vous demande de m’écouter. Veuillez m’excuser, Votre Honneur, ce n’est pas la première fois non plus que je suis devant la Cour Suprême, et à chaque fois on me rajoute un, deux, trois diagnostics en plus, quelle est la limite de ce qu’un homme peut supporter ?! En avril 2007, le juge d’instruction Khathynov – je cite les noms, parce que ces gens devront bien un jour répondre de leurs actes – dit à mon avocate ici présente : il n’a qu’à s’avouer coupable, il n’a qu’à accepter les conditions qu’on lui propose, et nous le libérons. Pendant tout ce temps, je précise, non seulement on me laissait complètement sans soins, mais on refusait même de me conduire faire une deuxième analyse. Ce sont des tortures, vous comprenez ? Des tortures ! Des tortures véritables, légales ! Et c’est moi qui aurais refusé de me soigner ? C’est du délire ! Vous me voyez aujourd’hui en vidéo, sans doute en noir et blanc. Si vous me voyiez dans la salle du tribunal, vous seriez horrifiés, j’ai le visage rongé par les traces des maladies que je porte en moi maintenant.

Ils veulent créer un précédent avec moi, pour se prévaloir ensuite de l’autorité de la chose jugée. Nous sommes des hommes de loi, nous connaissons l’article 90 du code de procédure pénale (L’article 90 du code de procédure pénale de la Fédération de Russie stipule que « les circonstances établies par un jugement entré en vigueur sont admises par le tribunal, par le procureur,le juge d’instruction et l’enquêteur sans vérification supplémentaire, à moins que le tribunal les mette expressément en doute. » NdT ). Ils ne veulent plus rien avoir à prouver contre Khodorkovsky, Lebedev et d’autres dirigeants.

En juin 2007, la maladie a atteint une nouvelle phase, plus grave et douloureuse. Pendant trois semaines tous les jours j’ai supplié qu’on me conduise chez le médecin. Et eux, au lieu de ça, ils m’ont même limité les médicaments ordinaires, les simples antalgiques, qui suppriment le choc douloureux. Vous vous rendez compte de ce qu’ils ont fait ? Le diable est dans les détails. J’ai subi la faim, le froid, pendant un an j’ai dormi tout habillé. Deux degrés, trois degrés. L’eau coule le long des murs. La moisissure. On est au XXIe siècle. Qu’est-ce que vous faites ! Pas vous, mais le pouvoir, qu’est-ce que vous faites ?!

On m’a rendu à un point où je fais peur aux médecins. Vous savez ce que signifient les chiffres qu’a cités Elena Ioulianovna ? (L’avocate Elena Lvova a expliqué précédemment à la Cour que le malade du SIDA Alexanian a un taux de cellules immunitaires de 4% et une charge virale de plus d’un million de copies par millilitre.) Plus d’un million et 4% ? Ça suffirait pour deux cadavres. Au-delà de cent mille les médecins se prennent la tête à deux mains. Leurs instruments de mesure se sont retrouvés bloqués au maximum !

Depuis que je suis ici on m’a diagnostiqué trois maladies graves de plus. Vous comprenez, au lieu de m’hospitaliser dans le Centre de Lutte contre le SIDA de Moscou. Ou est le problème ? Le problème, en réalité, c’est que le 15 novembre on a prolongé mon délai de maintien en détention provisoire, et le 27 novembre, j’ai reçu la visite de la juge d’instruction Tatiana Borissovna Roussanova, qui a toujours été la plus proche collaboratrice de Salavat Kunakbaevitch Karimov – qui est aujourd’hui le conseiller du procureur général Iouri Tchaïka, si quelqu’un l’ignore. Et elle m’a fait de nouveau la même proposition, cette fois en présence d’un de mes défenseurs, présent actuellement dans cette salle : avouez, et nous procèderons à une nouvelle expertise médico-judiciaire, et nous vous remettrons en liberté. Ce sont des criminels ! Et encore après que la Cour Européenne ait rendu son arrêt exigeant de m’hospitaliser immédiatement, elle (la juge d’instruction Roussanova) part en mission en faisant savoir à mon avocat par le juge d’instriction Egorov que la proposition est toujours valable. Il s’en foutaient, de la Cour Européenne ! Ce qu’ils voulaient, c’était obtenir de moi des aveux pour mettre en scène un procès exemplaire. <…> Mais je ne serai pas un faux-témoin. Et je n’ai pas l’intention de mentir. Et je ne vais pas calomnier des gens innocents, je n’ai connaissance d’aucun crime commis par la compagnie Yukos et ses dirigeants. Ce ne sont que des mensonges.

Personne n’avait l’intention de me soigner. Je n’ai jamais refusé de traitement, je ne suis pas suicidaire. Je le répète une fois de plus : ceux qui affirment ça, qu’ils goûtent seulement à une petite partie des souffrances que j’ai éprouvées. J’ai un petit garçon à charge, né en 2002. Et c’est moi qui ne voudrais pas me soigner ?! Je ne veux pas vivre ?! Ce sont des mensonges. Je vous prie d’oublier une fois pour toute ces insinuations et de ne jamais y revenir. Combien j’ai fait d’effort pour obtenir ce traitement. <…> J’ai déclaré que j’allais porter plainte contre ce médecin, Elena Gennadievna Molokova (médecin traitant d’Alexanian dans le service des maladies infectieuses de l’infirmerie de la maison d’arrêt de Matrosskaya Tishina), en ce moment par exemple, elle est en congé maladie pour un mois entier. Et c’est le seul médecin spécialiste des maladies infectieuses de toute la prison. Et elle n’est pas là. Et nous n’avons aucune aide médicale ici.

La juge : Alexanian, ne vous écartez pas du sujet.

Il n’y avait aucune raison pour me maintenir en détention provisoire. De plus, si le juge Fomin ( Le juge du Tribunal de Moscou qui a prolongé le 15 novembre le délai de détention de Vassily Alexanian) avait fait l’effort d’examiner les circonstances factuelles réunies au moment où le juge d’instruction a déposé sa requête, il aurait absolument dû refuser. Il n’y a dans cette décision aucun fondement légal pour me garder en prison. Je m’excuse, mais on m’a arrêté sur la base d’accusations totalement falsifiées, où figurait l’article 174.1, particulièrement grave, qui a en fait été ajouté au code pénal le 1er janvier 2002, alors que les faits qui me sont imputés datent des années 1998-1999. C’est encore quelque chose qu’il faudra tirer au clair. C’est la Cour européenne, sans doute, qui s’en chargera. Voilà comment on m’a arrêté, pour m’écarter de la compagnie. Et le 22 juin 2006, un jour avant la nomination du nouveau procureur général, l’article a subitement disparu de mon dossier, parce que c’est un délit que de m’accuser selon cet article. Vous savez vous-même que la loi n’a pas d’effet rétroactif. Et un autre article a fait son apparition.

Le juge : répondez à la question : quelle décision vous attendez de la Cour Suprême ?

J’attends de vous une décision juste et humaine. J’estime que mon maintien en détention dans les circonstances actuelles et dans l’état où je me trouve n’a aucune justification légale. L’enquête est terminée, nous avons signé tous les protocoles. C’est seulement la volonté de m’assassiner derrière les barreaux. J’estime que la Cour suprême doit enfin examiner cette affaire, donner son appréciations sur chaque argument, annuler la décision du juge Fomine et me libérer. Voilà la décision que j’attends. J’estime que cette prolongation est illégale. Je demande à la Cour suprême de prouver qu’il y a une justice en Russie, que les citoyens russes n’ont pas besoin d’aller agoniser sur les marches de la Cour européenne pour obtenir un peu d’équité. Qu’on peut l’obtenir ici, à Moscou, dans votre salle. Prouvez cela. Est-ce qu’on n’a pas assez bâti sur des cadavres dans ce pays ? Mon procès n’a pas encore commencé, et ça s’appelle de la détention préventive ? Deux ans de prison qui ont ruiné ma santé ! Merci pour votre attention.

Comme de nombreux média l'ont annoncé, le 6 février, sous la pression de l’opinion publique russe et internationale, et craignant peut-être que Vassily Alexanian ne décède en plein tribunal, les autorités russes ont décidé de suspendre le procès et d'envoyer M. Alexanian à l’hôpital.
Depuis ce jour, personne n’a pu le voir, ni ses avocats, ni sa famille, ce qui est contraire à la loi russe. Le lieu où il est gardé, par des hommes en armes, est tenu secret. Personne ne sait s’il reçoit effectivement un traitement. En revanche, il n’était pas hospitalisé depuis deux jours que les juges avaient déjà écrit aux avocats pour leur demander quand le procès allait pouvoir reprendre...

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Placée sous administration des Nations unies depuis juin 1999, et après 9 ans de guerre, le Kosovo pourrait bientôt être proclamé indépendant le week-end prochain, plus précisément le 17 Février 2008.

Une indépendance rejetée par Belgrade et Moscou mais cependant a l'avis favorable de l'ONU. Le pour et le contre se pèse sur une balance, après l'appel à l'ONU d'annuler cette proclamation par le président serbe Boris Tacid. L'indépendance du Kosovo serait proclamée un dimanche contre le consentement de la Russie. Alors que l'Union Européenne ne peut reconnaître un Etat, la Serbie Monténégro n'étant pas membre non plus, les autres pays membres devront se prononcer par eux même, la France, l'Allemagne et la Grande Bretagne en sont plus que favorables. Faute de décalage horaire, l'ONU ne peut attendre la réaction russe disposant pourtant d'un droit de veto.

Ainsi donc la Serbie prévoit la proclamation de l'indépendance du Kosovo le 17 février 2008. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo", en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d'accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie. C'est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo", a dit vendredi M. Thaçi, en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d'accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie.

Dès dimanche, Kosovo pourra faire la fête, tout le monde est impatient dans la capitale Pristina, les quelques 100 000 Serbes regroupés au Nord du Kosovo devraient bientôt quitter le nouvel Etat indépendant.

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Le président russe Vladimir Poutine a qualifié jeudi de "politique incorrecte, stupide, voire non-professionnelle" l'intention des pays occidentaux de créer des voies de livraison d'énergie contournant la Russie. Certains pays "tentent de trouver de nouveux itinéraires d'approvisionnement en énergie contournant le territoire russe", a-t-il déclaré lors de sa dernière conférence de presse annuelle à Moscou.
"Je pense qu'il s'agit d'une politique incorrecte, stupide, voire non-professionnelle", a-t-il souligné.

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L'Ukraine et la Russie sont convenus, mardi 12 février, d'un accord de principe sur le contentieux gazier. Lors d'une conférence de presse, Vladimir Poutine a déclaré que "l'Ukraine allait honorer sa dette [1,5 milliard de dollars]" envers Gazprom. "Nous nous sommes mis d'accord sur les principes de coopération, pour 2008 et pour les années à venir. Aujourd'hui ou demain, ces accords seront couchés sur le papier", a-t-il ajouté, estimant que "les propositions faites par les partenaires ukrainiens arrangent Gazprom".
Si le contentieux financier entre l'Ukraine et Gazprom, récurrent ces derniers années, semble en voie de règlement, la première ministre ukrainienne pro-occidentale, Ioulia Timochenko, souhaite toujours faire payer davantage à la Russie pour le transit du gaz russe via l'Ukraine à destination de l'Europe : 80 % du gaz russe consommé par les pays membres de l'UE passe par ce pays.

L'OPACITÉ DE ROSUKRENERGO

Autre point d'accord entre Russes et Ukrainiens, l'arrêt de la collaboration avec la société RosUkrEnergo, contrôlée à 50% par Gazprom et à 50% par deux hommes d'affaires ukrainien, qui assurait la totalité des importations gazières à Kiev. En remplacement de cet intermédiaire dont Mme Timochenko tenait à se séparer, Gazprom a annoncé la création d'une structure mixte avec le groupe public ukrainien Naftogaz. Cette nouvelle devrait partagée, à part égale, entre Gazprom et Naftogaz.

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Cet article est paru sur nouvelobs.com

Vassili Aleksanian, ancien dirigeant du groupe pétrolier Ioukos, malade du sida et souffrant d'un cancer et de tuberculose, va être transféré dans une clinique privée de Moscou, a annoncé jeudi l'administration pénitentiaire russe.

Un tribunal moscovite avait pourtant décidé mercredi qu'Aleksanian, qui fut également conseil de l'ancien patron de Ioukos, devait rester derrière les barreaux. Et ce malgré les exhortations de la Cour européenne des Droits de l'homme qui a appelé la Russie à le transférer dans un hôpital spécialisé dans le traitement du sida.

L'ancien patron de Ioukos Mikhaïl Khodorkovsky, lui aussi emprisonné et qui purge une peine de huit années pour fraude fiscale, avait entamé la semaine dernière une grève de la faim par solidarité.

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Cette information est parue sur le site de France diplomatie.

Le ministre s’est entretenu ce matin par téléphone avec son homologue russe, M. Sergueï Lavrov. M. Bernard Kouchner a rappelé notre intérêt pour une contribution russe à la mission EUFOR au Tchad et a remercié M. Lavrov pour le soutien que la Russie envisageait d’y apporter.

Le ministre a par ailleurs fait part de son inquiétude concernant l’état de santé de M. Vassili Aleksanian, associé de l’ancien président de Ioukos, M. Khodorkovsky.

Hospitalisé in extremis.

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Vassili Aleksanian obtient finalement son transfert dans une clinique. Ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Ioukos, il est atteint d'un cancer et du sida. Son ancien patron, Mikhaïl Khodorkovski, purge une peine de prison en Sibérie pour fraude fiscale, à la suite d'un procès considéré comme politiquement motivé. Vassili Aleksanian fait l'objet d'un procès pour les mêmes charges, suspendu, depuis ce mercredi, pour raison de santé.

Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot

L'affaire Vassili Aleksanian en a ému plus d'un, dans une Russie où pourtant, depuis des années, le discours officiel caricature les dirigeants de Ioukos, comme des voleurs, sans foi ni loi. La dernière apparition d'Aleksanian, enfermé dans une cage, au tribunal de Moscou qui le juge pour évasion fiscale et détournement de fonds a provoqué la compassion des journalistes présents. « Libérez-le », ont-ils crié à l'issue de l'audience. « Pensez-vous vraiment qu'il soit en état de s'enfuir », ont-ils demandé au procureur.

L'inculpé, âgé de 36 ans, est désormais presque aveugle. Il marche avec de très grandes difficultés. Il n'a jamais été soigné en prison, ni pour le cancer dont il souffre désormais, ni pour le sida dont il est maintenant atteint. Diagnostiqué séropositif, peu de temps après son incarcération, il n'a jamais reçu de traitement.

Vassili Aleksanian a toujours affirmé être victime d'un chantage : on lui promettait hospitalisation et traitement, en échange d'un témoignage à charges contre son ancien patron, Mikhaïl Khodorkovski, le dirigeant de Ioukos contre qui la justice prépare un deuxième procès. Il purge actuellement une peine de 8 ans de prison en Sibérie pour fraude fiscale.

Cette interview est parue sur le site de RIA Novosti.

Khodorkovski poursuivra sa grève de la faim jusqu'à satisfaction des ses exigences (interview)

TCHITA, 4 février - RIA Novosti. La grève de la faim entamée il y a huit jours par Mikhaïl Khodorkovski l'ancien président de la société pétrolière russe Ioukos, en solidarité avec l'ancien vice-président de Ioukos Vassili Aleksanian, durera jusqu'à ce qu'il ait obtenu satisfaction, rapporte le correspondant de RIA Novosti.

"J'ai une grande expérience des grèves de la faim. J'en avais déjà entamé une dans la colonie de Krasnokamensk, afin de protester contre les mesures de l'administration pénitentiaire", a déclaré M. Khodorkovski lors d'une interview réalisée dans les couloirs du tribunal municipal de Tchita.

Au cours de l'interview, le détenu a bu de l'eau régulièrement.

Valeri Guerman, directeur de la maison d'arrêt de Tchita, avait auparavant fait savoir que M. Khodorkovski était placé sous observation médicale et était en bonne santé.

M. Khodorkovski a également affirmé être mieux traité à Tchita qu'à Moscou.

"C'est peut-être parce qu'ici, la notion de "conscience" n'a pas complètement disparu", a-t-il indiqué.

Un représentant du Parquet pour le respect des lois dans les établissements d'application des peines avait auparavant annoncé à RIA Novosti que l'article 101 du Code pénal russe prévoyait des mesures d'alimentation forcée à l'encontre des détenus refusant de se nourrir au péril de leur vie.

Selon un communiqué du service de presse des avocats de M. Khodorkovski et de Platon Lebedev, M. Khodorkovski a été informé vendredi dernier d'une modification des conditions de détention de Vassili Aleksanian. Ayant pris acte de l'information, le détenu a affirmé que sa grève de la faim se poursuivrait jusqu'à ce que M. Aleksanian subisse une expertise médicale indépendante.

M. Aleksanian est incarcéré depuis 2006. Atteint du sida et d'un cancer, il est en outre pratiquement aveugle. Il a récemment été accusé de détournement de fonds. Il aurait, selon le Parquet général, fait main basse sur d'importantes sommes appartenant à la compagnie Tomskneft.

La justice russe a rejeté sa demande d'hospitalisation.

Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron de la compagnie pétrolière Yukos, et son associé Platon Lebedev, tous deux condamnés à huit ans de prison pour escroquerie et évasion fiscale à grande échelle, se trouvent depuis décembre 2006 dans la maison d'arrêt de Tchita dans le cadre d'une nouvelle affaire de blanchiment.

Le Parquet général russe les soupçonne d'avoir blanchi plus de 7,5 milliards de dollars entre 1998 et 2004. Les deux anciens entrepreneurs, qui rejettent complètement leur implication dans cette affaire, risquent de voir leurs peines d'emprisonnement prolonger jusqu'à 22,5 ans.

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Cette information est parue sur leblogtvnews.com

A voir sur Arte ce soir, une théma au sujet brûlant : Gazprom. "Vladimir Poutine, Premier ministre et président au conseil d'administration de Gazprom en 2008 ? Probable. Car, les hydrocarbures russes sont son arme principale dans sa reconquête d'une puissance mondiale perdue depuis la chute de l'URSS".

Deux documentaires inédits diffusés dès 21h00.

A 21h00, Le monde selon Gazprom. Atouts, enjeux, stratégies... Entre Occident et Asie, une grande enquête inédite sur Gazprom, entreprise colossale pilotée par le Kremlin qui règne sur un tiers des réserves mondiales de gaz et affiche désormais sa volonté de puissance.

"Gazprom, conglomérat industriel et financier créé en 1992, constitue l'arme maîtresse de la stratégie géopolitique du Kremlin. Premier producteur de gaz naturel, la Russie détient en effet un tiers du total des réserves mondiales.

Chargée de le produire, de le distribuer et de le vendre, Gazprom est une société pas comme les autres, où oeuvrent des professionnels des marchés gaziers, mais aussi des ministres, des députés, et des conseillers proches du président russe. C'est lors de l'hiver 2005/2006 que l'Europe, qui achète 30 % de son gaz à la Russie, a pris soudain conscience de sa vulnérabilité.

Comment ? Du jour au lendemain, la Russie venait de couper l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine pro-occidentale de Viktor Iouchtchenko, qui refusait de payer des tarifs multipliés par cinq. Depuis, la hausse continue des prix du pétrole, couplée à une demande chinoise toujours plus importante, est venue confirmer le rôle clé que ses hydrocarbures confèrent à la Russie. Des ressources dont Poutine et son entourage ont su reprendre le contrôle intégral et dynamiser l'exploitation. Le monde selon Gazprom est une visite guidée inédite et exclusive d'un empire en pleine expansion."

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A 22h30, Le prisonnier du Kremlin. Comment le Kremlin a remis la main sur la plus florissante des compagnies pétrolières en jetant en prison son ambitieux et "trop critique" PDG, Mikhaïl Khodorkovsky.