L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a averti la Russie qu’elle prévoyait d'annuler sa mission d'observation de l'élection présidentielle russe du 2 mars si Moscou ne lui permettait pas à dépêcher sur place dès la semaine prochaine une vingtaine d'observateurs. "Nous avons mandat de procéder à une observation sur le long terme. Une élection ne se cantonne pas seulement à ce qui se passe le jour de l'élection", a déclaré Curtis Budden, porte-parole de la mission d'observation électorale de l'OSCE. "L'observation est absolument impossible si nous ne pouvons arriver que trois jours avant le scrutin."
Le nombre des meurtres racistes a grossi en Russie l'année dernière.
"La violence raciste augmente constamment et elle s'est aggravée", a affirmé Galina Kojevnikova, numéro deux du centre d'étude spécialisé Sova. Ainsi, 632 personnes ont été les souffre-douleur d'attaques dont la finalité raciste était sans équivoque, soit 12% de plus qu'en 2006, a précisé l'organisation.
Dans le même temps, le nombre de personnes déclarées coupables de violence raciste a diminué, passant de 33 en 2006 à 24 en 2007, a précisé Mme Kojevnikova. Une autre organisation, le Bureau moscovite des droits de l'Homme, a pareillement fait état ce mois-ci d'une hausse du nombre des meurtres racistes en 2007, en établissant leur nombre à 74 ( 20%).
Les ONG reprochent à la police et à la justice russes de trop rarement reconnaître leur caractère raciste.
Sova précise que ses statistiques sont une évaluation minimale du nombre des agressions racistes, excluant de nombreux types de violence. Parmi les catégories exclues figurent les attaques perpétrées dans la zone instable du nord du Caucase, les agression pouvant être motivées par une antipathie envers les homosexuels et les sans-abri.
Alexeï Koudrine, le ministre russe des Finances a expliqué que la politique étrangère russe ne devait pas être comprise comme une menace par ses partenaires occidentaux, tout en laissant entendre que la Russie devrait s'adapter pour rester économiquement intéressante :« Notre politique est devenue pragmatique et très souvent elle est perçue comme une politique hostile. Mais la Russie a enfin commencé à défendre ses interêt. Nous devrions déterminer les lignes de politique étrangère qui assureront la stabilité des investissements et de l'économie ». L'un de ses prédécesseurs au ministère des Finances, Anatoli Tchoubaïs, le patron du monopole russe de l'électricité, a exploité la même tribune pour critiquer la politique étrangère de la Russie et a déclaré que l'excédent de comptes courants de la Russie risquait de disparaître "d'ici deux ou trois ans". "Serons-nous capables de compenser cela, oui ou non ? C'est essentiel", a-t-il souligné, insistant sur le fait que cela dépendrait beaucoup de la politique étrangère et de la situation économique de la Russie.
L'ambassade de Russie a poussée une organisatrice d'un festival de cinéma russe, qui s'est récemment tenu à Nantes, à empêcher la projection du film "Litvinenko, empoisonnement d'un ex-agent du KGB", a assuré un des partenaires du festival. Ce film sur l'affaire Litvinenko, qui est sorti cette semaine en France, devait originellement être présenté en avant-première dans le cadre du festival de cinéma russe. L'ambassade de Russie "a encore appelé la veille de l'ouverture du festival pour savoir si le film allait être diffusé. Jamais en 11 ans de festival, nous n'avions subi de pressions", a-t-elle expliqué. Ce film, oeuvre d'un réalisateur russe de 49 ans proche de l'opposition, Andreï Nekrassov, est un documentaire à charge contre les services secrets russes, incriminés d'avoir assassiné en 2006 à Londres l'ex-agent agent du KGB Alexandre Litvinenko passé à la dissidence. Le film avait été sélectionné in extremis au dernier Festival de Cannes, qui avait alors pris un tour nettement politique, avec notamment une émouvante conférence de presse sur la Croisette de la veuve de Litvinenko.
Neuf adolescents ont été mis en garde à vue après avoir dessiné des svastikas à l'entrée d'un centre culturel juif à Oulianovsk, dans la région de la Volga, a avisé la communauté juive de Russie. Mardi, "des jeunes gens se sont réunis devant le centre, ont dessiné des svastikas et scandé des slogans antisémites", a déclaré Andreï Glotser, représentant du grand rabbin de Russie, Berl Lazar. Les attaques auprès les synagogues et les profanations de cimetières juifs sont habituelle en Russie, et sont le plus généralement le fait de groupuscules néonazis.
Le Premier ministre russe Viktor Zoubkov pourrait remplacer Dimitri Medvedev à la tête du conseil d'administration du géant Gazprom."Il n'est pas évincé de présenter la candidature de Viktor Zoubkov au poste de président du conseil d'administration de Gazprom", a annoncé une "source haut placée du gouvernement russe". M. Medvedev avait été nommé en juin 2000 à la tête du conseil d'administration de Gazprom, le géant gazier russe critiqué comme étant un instrument de pression du Kremlin contre certains pays. Pour le quotidien indépendant Kommersant, la grande question parmi les acteurs du marché, les hommes politiques et les actionnaires est en fait de savoir si le nom du président russe Vladimir Poutine figure fait parti de la liste.
La Chine et la Russie ont signé un contrat sur l'emploi et l’assistance des voies d'eau transfrontalières, d’après une annonce du ministère chinois des Affaires étrangères. "L'Accord entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement de la Fédération de Russie sur l'Utilisation raisonnable et la Protection des voies d'eau transfrontalières" a été contresigné par le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi et le ministre russe des Ressources naturelles Yuri Trutnev, actuellement en visite en Chine.
Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a contresigné à Moscou un contrat avec les autorités russes de Kalouga concernant la construction d'une grande usine, dans laquelle le groupe prévoit d'investir 300 millions d'euros et produire à terme 300.000 véhicules par an.
Le scrutin présidentiel apparaît comme une pure convenance pour Dimitri Medvediev, le successeur désigné de Vladimir Poutine. La formalité est telle que Medvediev a évincé l’idée de débattre à la télévision avec ses trois adversaires comme Vladimir Poutine en 2000 et 2004. Medvediev en a informé la commission électorale. Une enquête l'a dernièrement crédité de 82% des voix.

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