January 2008 Archives

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Cet article est paru dans le monde.

Au moment de la dissolution de l'URSS en 1991, Thierry Wolton, spécialiste du KGB, la police politique soviétique, était sûr de voir se tarir le filon de ses investigations. Partiellement démantelé au moment de la "transition", en 1992, le KGB, rebaptisé FSB, semblait voué à l'oubli.

Dix-sept ans plus tard, les tchékistes (de Tchéka, l'ancêtre du KGB) sont revenus en force dans la Russie de Vladimir Poutine. De toutes les institutions de l'ex-URSS, le KGB est la mieux préservée. Présent à tous les échelons, le FSB contrôle les médias et les ONG, surveille les élections, filtre les déplacements des citoyens dans la Fédération, possède ses propres lieux de détention, règne sur les secteurs- clés de l'économie. Dans le sillage de Vladimir Poutine, fier de son passé de lieutenant-colonel des "organes", ses représentants ont infiltré la politique, l'administration et les affaires, formant un système de pouvoir que les Russes appellent "la corporation".

L'ascension fulgurante de ces hommes, qui, en moins de dix ans, ont redonné à la Russie les traits d'un Etat "militaro-policier", est racontée de façon passionnante dans le livre-enquête Le KGB au pouvoir, du chercheur Thierry Wolton. Son regard d'historien rompu aux arcanes du système soviétique permet de comprendre pourquoi la Russie a mis un frein à ses désirs d'ouverture et de démocratisation pour basculer dans le "national-patriotisme".
Rompant avec une idée toute faite, l'auteur explique que la perestroïka, la politique de réformes voulue par Mikhaïl Gorbatchev, n'était ni plus ni moins qu'un projet conçu à la Loubianka, le siège du KGB, dès l'époque de Iouri Andropov (1914-1984). Ce général des organes, devenu premier secrétaire du parti en 1982, avait compris que l'URSS, avec son industrie militaire pléthorique et obsolète, son armée en déroute, le niveau de vie déplorable de sa population, courait à la catastrophe.

Pour sauver le système communiste, il fallait le réformer, sans toucher au dogme. En parallèle, l'image du tchékiste devait changer : au "bourreau tchékiste au service de la terreur stalinienne" allait succéder le "fonctionnaire scrupuleux dédié à l'avenir de son pays et au bien-être du peuple". Si la perestroïka a échoué, l'opération de réhabilitation du KGB a réussi au-delà de toute espérance. En Occident, des soviétologues ont été jusqu'à décrire l'institution comme un équivalent de l'ENA.

Plus que jamais, sous Vladimir Poutine, les actions du KGB à l'époque soviétique (répressions massives, déportations, exécutions sommaires) sont passées au second plan. Une majorité de Russes (53 %) affichent désormais une opinion favorable de Staline. Il s'agit de "contrôler le passé pour ne pas rendre de comptes au présent". La partie la plus intéressante du livre est celle où l'auteur décrit la mainmise des tchékistes sur l'économie. Le ver était dans le fruit depuis longtemps. Dès l'époque soviétique, le KGB avait un pied dans les affaires. Alors que la mafia s'imposait comme un acteur indispensable de l'économie parallèle, le KGB fit alliance avec elle. La symbiose eut lieu dans les années 1990, sur fond de développement d'officines de protection privée dirigées par des officiers de la Loubianka. Elle n'a jamais cessé depuis.

C'est dans ce contexte que Vladimir Poutine, agent au petit pied surnommé "la teigne" par ses collègues de l'institution, s'est imposé. La population russe, lasse des frasques du pouvoir démocrate et de la captation de ses économies pendant la crise de 1998 a cru en son projet de restauration de l'ordre. Le résultat est tout autre que celui escompté : "La verticale du pouvoir mise en place par lui est responsable de ce système où règnent la concussion, la corruption, le népotisme, dont il profite également."

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L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a averti la Russie qu’elle prévoyait d'annuler sa mission d'observation de l'élection présidentielle russe du 2 mars si Moscou ne lui permettait pas à dépêcher sur place dès la semaine prochaine une vingtaine d'observateurs. "Nous avons mandat de procéder à une observation sur le long terme. Une élection ne se cantonne pas seulement à ce qui se passe le jour de l'élection", a déclaré Curtis Budden, porte-parole de la mission d'observation électorale de l'OSCE. "L'observation est absolument impossible si nous ne pouvons arriver que trois jours avant le scrutin."

Le nombre des meurtres racistes a grossi en Russie l'année dernière.

"La violence raciste augmente constamment et elle s'est aggravée", a affirmé Galina Kojevnikova, numéro deux du centre d'étude spécialisé Sova. Ainsi, 632 personnes ont été les souffre-douleur d'attaques dont la finalité raciste était sans équivoque, soit 12% de plus qu'en 2006, a précisé l'organisation.

Dans le même temps, le nombre de personnes déclarées coupables de violence raciste a diminué, passant de 33 en 2006 à 24 en 2007, a précisé Mme Kojevnikova. Une autre organisation, le Bureau moscovite des droits de l'Homme, a pareillement fait état ce mois-ci d'une hausse du nombre des meurtres racistes en 2007, en établissant leur nombre à 74 ( 20%).

 Les ONG reprochent à la police et à la justice russes de trop rarement reconnaître leur caractère raciste.

Sova précise que ses statistiques sont une évaluation minimale du nombre des agressions racistes, excluant de nombreux types de violence. Parmi les catégories exclues figurent les attaques perpétrées dans la zone instable du nord du Caucase, les agression pouvant être motivées par une antipathie envers les homosexuels et les sans-abri.

Alexeï Koudrine, le ministre russe des Finances a expliqué que la politique étrangère russe ne devait pas être comprise comme une menace par ses partenaires occidentaux, tout en laissant entendre que la Russie devrait s'adapter pour rester économiquement intéressante :« Notre politique est devenue pragmatique et très souvent elle est perçue comme une politique hostile. Mais la Russie a enfin commencé à défendre ses interêt. Nous devrions déterminer les lignes de politique étrangère qui assureront la stabilité des investissements et de l'économie ». L'un de ses prédécesseurs au ministère des Finances, Anatoli Tchoubaïs, le patron du monopole russe de l'électricité, a exploité la même tribune pour critiquer la politique étrangère de la Russie et a déclaré que l'excédent de comptes courants de la Russie risquait de disparaître "d'ici deux ou trois ans". "Serons-nous capables de compenser cela, oui ou non ? C'est essentiel", a-t-il souligné, insistant sur le fait que cela dépendrait beaucoup de la politique étrangère et de la situation économique de la Russie.

L'ambassade de Russie a poussée une organisatrice d'un festival de cinéma russe, qui s'est récemment tenu à Nantes, à empêcher la projection du film "Litvinenko, empoisonnement d'un ex-agent du KGB", a assuré un des partenaires du festival. Ce film sur l'affaire Litvinenko, qui est sorti cette semaine en France, devait originellement être présenté en avant-première dans le cadre du festival de cinéma russe. L'ambassade de Russie "a encore appelé la veille de l'ouverture du festival pour savoir si le film allait être diffusé. Jamais en 11 ans de festival, nous n'avions subi de pressions", a-t-elle expliqué. Ce film, oeuvre d'un réalisateur russe de 49 ans proche de l'opposition, Andreï Nekrassov, est un documentaire à charge contre les services secrets russes, incriminés d'avoir assassiné en 2006 à Londres l'ex-agent agent du KGB Alexandre Litvinenko passé à la dissidence. Le film avait été sélectionné in extremis au dernier Festival de Cannes, qui avait alors pris un tour nettement politique, avec notamment une émouvante conférence de presse sur la Croisette de la veuve de Litvinenko.

Neuf adolescents ont été mis en garde à vue après avoir dessiné des svastikas à l'entrée d'un centre culturel juif à Oulianovsk, dans la région de la Volga, a avisé la communauté juive de Russie.

Mardi, "des jeunes gens se sont réunis devant le centre, ont dessiné des svastikas et scandé des slogans antisémites", a déclaré Andreï Glotser, représentant du grand rabbin de Russie, Berl Lazar.

Les attaques auprès les synagogues et les profanations de cimetières juifs sont habituelle en Russie, et sont le plus généralement le fait de groupuscules néonazis.


Le Premier ministre russe Viktor Zoubkov pourrait remplacer Dimitri Medvedev à la tête du conseil d'administration du géant Gazprom."Il n'est pas évincé de présenter la candidature de Viktor Zoubkov au poste de président du conseil d'administration de Gazprom", a annoncé une "source haut placée du gouvernement russe". M. Medvedev avait été nommé en juin 2000 à la tête du conseil d'administration de Gazprom, le géant gazier russe critiqué comme étant un instrument de pression du Kremlin contre certains pays. Pour le quotidien indépendant Kommersant, la grande question parmi les acteurs du marché, les hommes politiques et les actionnaires est en fait de savoir si le nom du président russe Vladimir Poutine figure fait parti de la liste.

La Chine et la Russie ont signé un contrat sur l'emploi et l’assistance des voies d'eau transfrontalières, d’après une annonce du ministère chinois des Affaires étrangères. "L'Accord entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement de la Fédération de Russie sur l'Utilisation raisonnable et la Protection des voies d'eau transfrontalières" a été contresigné par le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi et le ministre russe des Ressources naturelles Yuri Trutnev, actuellement en visite en Chine.

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a contresigné à Moscou un contrat avec les autorités russes de Kalouga concernant la construction d'une grande usine, dans laquelle le groupe prévoit d'investir 300 millions d'euros et produire à terme 300.000 véhicules par an.

L'Iran et la Russie prévoient la signature d'un contrat de livraison de combustible russe à la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr sur dix ans.

Ioulia Timochenko, première ministre ukrainienne, veut étudier les livraisons de gaz en Ukraine avec son homologue russe Viktor Zoubkov les 21et 22 février à Moscou.

Le scrutin présidentiel apparaît comme une pure convenance pour Dimitri Medvediev, le successeur désigné de Vladimir Poutine. La formalité est telle que Medvediev a évincé l’idée de débattre à la télévision avec ses trois adversaires comme Vladimir Poutine en 2000 et 2004. Medvediev en a informé la commission électorale. Une enquête l'a dernièrement crédité de 82% des voix.



Le nombre d'attentats terroristes est fractionné chaque année par 2,5 en Russie, mais la menace terroriste reste importante, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

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Cet article est paru sur france 24.

Vasiliy Aleksanyan, 35 ans, est un ancien haut responsable de Yukos, le géant pétrolier démantelé par Poutine. Comme son ancien patron, Mikhail Khodorkovsky, il est accusé d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent. Vasiliy Aleksanyan est emprisonné depuis avril 2006, dans l'attente de son procès. Il est malade du sida, en phase terminale, mais la justice russe refuse de le transférer l'hôpital. Il affirme que le bureau du procureur s'acharne contre lui parce qu'il refuse de témoigner contre Mikhail Khodorkovsky et Platon Lebedev, les bêtes noires de Vladimir Poutine.

La Cour européenne de Justice a ordonné, le 27 novembre 2007, que Vasiliy Aleksanya soit transféré en prison. La Cour suprême a pourtant confirmé, le 22 janvier, son maintien en prison. Selon l'avocat de l'homme d'affaire, son client est aujourd'hui entre la vie et la mort.

« On m’a proposé un accord, mais j’ai refusé »
La Cour suprême russe a projeté ce témoignage vidéo d'Aleksanyan lors de l'examen de son dossier, le 22 janvier.

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Le 28 décembre 2006, j'ai été amené dans les bureaux du procureur général. L'enquêteur Salavat Karimov, qui est également en charge des dossiers de Khodorkovsky et Lebedev, m'a proposé un accord. (...) Il m'a expliqué que si j'acceptais de témoigner contre Khodorkovsky et Lebedev, on me laisserait partir. Il m'a ensuite expliqué très précisement quelles seraient les clauses de cet accord. (...)
J'ai réfusé. Je ne veux pas commettre de parjure et accuser des innocents. J'ai besoin de ce traitement, mais je ne veux pas acheter ma vie de cette façon. Dieu, aide-moi ».

Le commentaire de l’avocat de Vassiliy Aleksanyan

L'un de nos Observateurs pour la Russie a recueilli le commentaire de l'avocat d'Aleksanyan, Elena Lvova.

A ma connaissance, c'est la première fois que la Russie refuse de se plier à une décision de la Cour européenne des droits de l'homme. Ca pourrait lui coûter sa place au Conseil de l'Europe. Les services médicaux pénitenciers affirment que l'état de santé d'Aleksanyan lui permet de se suivre le déroulement de l'instruction. Et qu'il n'a pas besoin d'être hospitalisé. Il est pourtant devenu aveugle, et il a une température de 39° en permanence. On voit mal comment, dans un tel état, il pourrait se défendre normalement. »
Le procureur affirme que le prisonnier ne souhaite pas être traité

Le procureur affirme qu'Aleksanyan refuse d'être traité. Ce document, publié par la blogueuse Vera Vassilieva, atteste pourtant qu'Aleksanyan a officiellement demandé un traitement médical.

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Cet article est paru dans le monde.

L'ex-magnat russe du pétrole Mikhaïl Khodorkovski annonce avoir entamé en détention une grève de la faim par solidarité avec l'un de ses collaborateurs, également emprisonné, auquel l'administration refuse un traitement contre le virus VIH.
L'avocat de Khodorkovski a critiqué les gouvernements occidentaux, qu'il accuse de ne pas s'être élevés contre le traitement infligé à Vassili Alexanian, ancien vice-président de Ioukos, le géant pétrolier démantelé par la justice russe.

Khodorkovski, qui purge en Sibérie une peine de neuf ans de prison, a dénoncé le traitement infligé à Alexenian dans une lettre aux autorités mise en ligne sur son site internet www.khodorkovsky.ru.

"Contraint d'aller au-delà des procédures habituelles, je vous informe que je commence une grève de la faim", écrit-il.

Selon la radio Ekho Moskvi, l'ancien président de Ioukos a entamé une "grève sèche" et refuse l'eau comme la nourriture.

La Cour suprême russe a rejeté les appels à la libération d'Alexenian, qui affirme qu'il mourra en prison, les procureurs lui refusant délibérément des soins essentiels.

La Russie n'a pas répondu aux demandes de la Cour européenne des droits de l'homme qui demandait le transfert d'Alexenian, en détention provisoire, vers un hôpital. Sa cause est également plaidée par l'ONG Amnesty International.

Alexenian affirme être presque aveugle et souffrir de fièvres et de tuberculose. Comparaissant par liaison vidéo devant un tribunal, il était apparu épuisé et avait du mal à parler.

L'un de ses frères est employé comme traducteur au bureau moscovite de Reuters.

Conor Sweeney, version française Gregory Schwartz

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Cet article est parue dans le journal Libération.

"J’ai dû m’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme pour tenter littéralement de sauver ma vie, car le pouvoir russe m’a conduit au bord de la tombe par ses actions." L’auteur de cette «lettre à la presse et aux défenseurs des droits de l’homme» est Vassili Aleksanian, 35 ans. Malade du sida et atteint d’un cancer, l’ancien juriste de Ioukos, le géant pétrolier démantelé, est en prison depuis avril 2006 et privé de soins. Par trois fois, la Cour européenne a ordonné son transfert dans une clinique spécialisée. Par trois fois, Moscou a ignoré ces arrêts. "Ces actions sont lourdes de conséquences. Durant les deux mois passés dans la prétendue "infirmerie" de la prison, j’ai été contaminé par la tuberculose. Au bout de presque deux ans d’un emprisonnement illégal et avant même d’être jugé, étant déjà quasiment aveugle, j’ai été conduit aux portes de la mort par les actions conjointes, conscientes et préméditées des procureurs, enquêteurs, juges et médecins de la prison. J’ai été soumis à une pression permanente visant à me faire témoigner à charge contre d’autres dirigeants de Ioukos en échange d’une libération pour raisons de santé, c’est-à-dire en échange de la vie."

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Cet article est paru sur le point.fr

On ne se moque pas impunément du Président Poutine. C'est l'association Reporters sans frontière (RSF) qui nous l'apprend : plusieurs employés de la télévision locale TV 6 Vladimir (une région à 200 km de Moscou) sont poursuivis en justice pour avoir osé le néologisme Pouting (contraction de "Poutine" et "Meeting") et poutinistes pour décrire le rassemblement des partisans du grand Vladimir.

Estimant que l'offense au chef de l'État était intolérable, un député russe du parlement local, Mikhaïl Babich, a déposé plainte devant un tribunal. L'affaire aurait dû secouer de rire les juges. Mais non. En Russie, le néologisme est à manier avec précaution.

Le parquet saisit un linguiste

Le parquet a donc fait appel à un expert : un linguiste de l'université de Nijni-Novgorod. Celui-ci, après avoir bien pesé ses mots, "a conclu que les expressions incriminées pouvaient, dans un certain contexte , s'avérer offensantes pour le président russe", raconte RSF.

L'instruction s'est donc poursuivie. Depuis le 14 janvier (près de deux mois après les faits), les employés de la chaîne locale sont interrogés, pour l'instant en qualité de témoins. Si l'offense au chef de l'État est avérée, ils risquent jusqu'à un an de travaux forcés et 40 000 roubles d'amende (environ 1 100 euros). Mauvais souvenir de la maison des mots.


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Gazprom

La Serbie a donné à la Russie un rôle considérable dans son économie en permettant au géant gazier russe Gazprom d’avoir une place extrêmement importante dans son industrie pétrolière et gazière. Un accord a ainsi été signé entraînant à la fois la signature de plusieurs contrats portant sur la construction d'un gazoduc passant par le sud de la Serbie, sur un entrepôt souterrain de gaz à Banatski, mais surtout sur la vente et le développement de l'Industrie pétrolière de Serbie. En décembre dernier, Gazprom a proposé 400 millions d'euros pour 51% des actions de NIS (seule entreprise pétrolière publique de Serbie), plus un investissement de 500 millions d'euros. Gazprom s'était déjà également engagé à faire passer par la qui doit acheminer le gaz russe vers l'Europe centrale et du sud en passant sous la mer Noire. L'accord concernant le passage du gazoduc South Stream par la Serbie sera signé le 25 janvier à Moscou, une bonne nouvelle pour les hommes d'affaires et les citoyens serbes", a déclaré à la radio B92 le ministre serbe de l'Infrastructure, Velimir Ilic.

La Russie voudrait se venger après que les autorités lettonnes aient qualifié un diplomate de l'ambassade russe à Riga de persona non-grata : "Nous avons analysé la situation en respectant ce choix inamical et nous nous réservons le droit de prendre des mesures adéquates." a prévenu mardi le porte-parole du Ministère russe des affaires étrangères Mikhail Kamynin dans un communiqué.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-01/22/content_564546.htm
Le premier vice-premier ministre et candidat du pouvoir à la présidence russe Dmitri Medvedev déclare que la Russie se développera comme un pays ouvert au pourparler."Qu'il n'y ait pas de doutes à ce sujet: la Russie continuera de se développer comme un pays ouvert au dialogue et à la coopération avec la communauté mondiale. Ne pas rompre les relations avec les Etats qui n'ont pas l'heur de plaire à la communauté mondiale fait également partie de nos obligations. La solution la moins productive serait de passer... aux bombardements. »

La Russie fait face avec une certaine philosophie à l'écroulement de son marché boursier depuis deux jours, persuadée que son économie demeure robuste et que sa clé de voûte, le pétrole, va demeurer cher quoiqu'il se passe.

La Russie vendra des hélicoptères Mi-28N au Venezuela à partir du deuxième semestre de 2009. Le directeur général de l'usine Rostvertol Boris Slioussar a annoncé qu’ils avaient reçu une commande officielle du Venezuela, mais qu’il était prématuré de parler de volume des exportations et de dates. Nous comptons livrer les premiers hélicoptères dans le deuxième semestre de 2009 a t-il simplement indiqué.

La police moscovite a interpellé une vingtaine de citoyens arméniens et azerbaïdjanais qui étaient disposés à affronter des jeunes nationalistes russes. Plusieurs patrouilles de police se sont rendues sur les lieux de l'accroche, arrêtant plus de 20 Caucasiens avant de les conduire au commissariat. Une contravention pour petite délinquance a été dressée à l'encontre des jeunes.
D’après le porte parole de la police les personnes arrêtées sur l'avenue Riazan désiraient se rendre au club Estakada, pour chercher querelle à des jeunes à tendance nationaliste. L'établissement était cependant en rénovation. Les jeunes gens ont donc emprunté l'avenue Riazan et se sont mis à semer le désordre.

Robert Amsterdam, avocat de Mikhail Khodorkovski et Karinna Moskalenko avocate de Garry Kasparov.

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Mikheïl Saakachvili

Après plusieurs incidents diplomatiques, le président géorgien réélu Mikheïl Saakachvili veux se rapprocher de la Russie. Il a ainsi déclaré "Nous tendons la main du partenariat à notre voisin du Nord. Nous devons être amis, nous rapprocher, nous tenir côte à côte ». Dès 2003, lors de sa première election M. Saakachvili voulait l'intégration de la Georgie à l'Union européenne et à l'OTAN, une perspective qui indisposait fortement Moscou. Il a acquis depuis un soutien massif de l'électorat qui a répondu oui à 72 % à la question posée sur l'intégration à l'Alliance atlantique. La Géorgie est d’ors et déjà intégrée au système de défense antiaérienne de l'OTAN.

La Russie ambitionne de résoudre judiciairement l'affaire du British Council qui dégrade les relations russo-britanniques. M. Lavrov a déclaré à ce sujet : « La Russie favorise une résolution judiciaire du problème lié au British Council. Nous exposerons des arguments montrant que le British Council en Russie n'a aucun statut légal ». La Russie a exigé en décembre dernier la fermeture de deux bureaux régionaux du British Council en Russie au début 2008, invoquant comme raison leur statut illégal et les problèmes d'impôts de ces derniers. Néanmoins, les deux bureaux régionaux du British Council ont ré ouvert leur bureau après "une fermeture pour les fêtes ce qui a été considéré par la Russie comme une provocation délibérée. Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a exhorté jeudi dernier que les actions de la Russie vis à vis du British Council étaient "répréhensibles" et salissaient « la réputation de la Russie » : "La Russie n'a pas réussi à montrer les raisons légales en vertu de quelles lois russes ou du droit international le British Council ne peut pas continuer à travailler". Les relations russo-britanniques ne sont plus à l’ordre du jour depuis l'empoisonnement de l'ancien agent russe Alexander Litvinenko à Londres.

Le second tour de l'élection présidentielle serbe confrontera le 3 février le candidat nationaliste Tomislav Nikolic, favorable au renforcement des liens avec la Russie, et le président sortant pro-occidental Boris Tadic. Les deux hommes sont d’accord sur un point, leur opposition à l'indépendance du Kosovo, la province sécessionniste à majorité albanophone du sud du pays, mais Nikolic table sur un équilibre entre l'Est et l'Ouest tandis que Tadic défend un rapprochement rapide avec l'Union européenne.

La Commission européenne n'a émis aucune objection à la participation de la Bulgarie au projet de gazoduc russo-italien South Stream, rival de l'européen Nabucco, car ils sont , selon elle, tout à fait complémentaires. Nabucco doit cependant fournir des approvisionnements dans des régions différentes. Il est jugé par la Commission européenne comme un projet prioritaire. Les autres projets ne le sont pas. L'union européenne cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement en gaz et en pétrole et South Stream pourra livrer jusqu'à 30 milliards de mètres cubes par an aux marchés européens.

Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie était associé à la Serbie dans à la résolution du problème du Kosovo « Nous sommes solidaires du peuple serbe dans le règlement du problème du Kosovo exclusivement sur la base du droit international ».

La Russie a livré à l’Iran plus la moitié du combustible nucléaire prévu pour la centrale nucléaire de Bouchehr. Ce chargement pèse 11 tonnes et est arrivé dimanche matin en Iran". D’après des reportages, la Russie fournira à l’Iran un total de 82 tonnes de combustible pour la centrale de Bouchehr. Et les autres 40 tonnes doivent êtres transportés en Iran le mois prochain.

Un entretien téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Viktor Iouchtchenko a permis d' aborder les questions relatives à la préparation de la deuxième session de la commission interétatique russo-ukrainienne, prévue à Moscou pour la première moitié de février prochain. D’après le service de presse du président ukrainien, MM. Iouchtchenko et Poutine ont retenu comme convenable pour les deux parties la date du 12 février prochain pour la future visite en Russie de Viktor Iouchtchenko et la deuxième réunion de la commission interétatique russo-ukrainienne.

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En détention provisoire depuis vingt et un mois, Vassili Alexanian, ex-vice-président de la compagnie pétrolière russe Ioukos, est en train de mourir à petit feu d'une grave maladie, faute de soins. Cet ancien avocat est devenu aveugle, souffre du foie et a contracté la tuberculose pendant son séjour en prison.

Malgré les demandes de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, qui a enjoint par trois fois aux autorités russes de le transférer dans un hôpital civil spécialisé, M. Alexanian continue d'être soigné à l'hôpital du centre de détention provisoire de Matrosskaïa Tichina à Moscou.

Le refus de la Russie de transférer le prévenu est une violation de la Convention européenne des droits de l'homme (articles 2 et 3) signée par ce pays. Aux yeux de la justice russe, l'ancien numéro deux de Ioukos, inculpé de vol d'actions et d'évasion fiscale, est apte à comparaître. Alors que l'enquête vient tout juste d'être close, Vassili Alexanian est contraint d'écouter, assis sur un tabouret six heures par jour, la lecture de son dossier d'accusation - 115 volumes - par un enquêteur.

Mercredi 16 janvier, lors d'une audience devant la Cour suprême durant laquelle ses avocats contestaient son maintien en détention, le procureur Vladimir Khomoutovski a déclaré publiquement que le prévenu souffrait du sida. "Le procureur a révélé publiquement la maladie de mon client, il l'a fait exprès pour donner de lui une image négative", a dénoncé l'avocate Elena Lvova.

Dans une lettre ouverte, Vassili Alexanian estime que "les procureurs, les juges et les médecins de la prison" portent consciemment atteinte à son état de santé. "Depuis deux ans, je suis incité à faire de faux témoignages sur d'autres dirigeants de Ioukos en échange de ma remise en liberté conditionnelle, c'est-à-dire en échange de ma vie", écrit cet ancien diplômé de Harvard, père d'un petit garçon de 6 ans.

ACHARNEMENT JUDICIAIRE

Les autorités russes affirment que M. Alexanian est responsable de la dégradation de son état de santé parce qu'il refuse le traitement qui lui est proposé en prison. Selon maître Lvova, la vie de son client est menacée.

Son cas n'est pas isolé. Chaque année, des centaines de prévenus meurent lors de leur détention provisoire faute de soins.

Le sort de M. Alexanian est rarement évoqué par les médias russes. Il subit le même acharnement que son ancien patron de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de huit ans en Sibérie pour fraude et évasion fiscale et attend un deuxième procès, pour blanchiment d'argent. Il risque 22 ans de prison.

Après son arrestation, en 2003, le groupe Ioukos, contraint de payer à l'Etat russe des dizaines de milliards de dollars d'arriérés d'impôts, a été mis en faillite. Ses actifs ont été vendus au groupe public Rosneft, dirigé par Igor Setchine, numéro deux de l'administration présidentielle et proche du président Poutine. Rosneft est devenu le numéro un du pétrole russe.

Pierre Lellouche, député UMP de Paris s'insurge contre le système instauré par Poutine. Ce discours a eu lieu lors du concert de musique organisé en soutien des libertés publiques en Russie. Il y a quelques jours nous avions déja diffusé les interventions d' André Glucksmann, de Grigori Pasko, ainsi que du président de l'association Arts au soutien des libertés publiques Kenneth Weissberg.

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Vladimir Poutine et son dauphin Dmitri Medvedev pourraient alterner au Kremlin pendant un quart de siècle, estime le président de la chambre haute du parlement, un proche du président russe, dans une interview publiée lundi.

Sergueï Mironov pense que Poutine pourrait redevenir président après un mandat de Medvedev, effectuer deux mandats puis céder la place à nouveau au successeur qu'il a désigné.

Ni Poutine ni Medvedev n'ont eux-mêmes laissé entendre qu'ils comptaient exercer le pouvoir à aussi long terme mais le fait même que Mironov évoque cette hypothèse donne à penser que les dirigeants actuels de la Russie, confiants, ont l'intention de rester en place un certain temps.

"Je vais regarder loin dans l'avenir", a déclaré Mironov au Moskovski Komsomolets. "Il pourrait y avoir différents scénarios. Vladimir Vladimirovitch (Poutine) pourrait revenir en 2012 (en tant que président).

"Je crois que d'ici là nous allons allonger la durée du mandat du chef de l'Etat de cinq à sept ans. S'il est de sept ans et que Vladimir Poutine est élu pour deux mandats consécutifs, il dirigera le pays pendant 14 ans, c'est-à-dire de 2012 à 2026.

"Et en 2026, il se pourrait que Dmitri Anatolievitch (Medvedev) revienne une fois de plus au poste de président", a dit Mironov, cité par le journal. "Si Medvedev n'effectue qu'un septennat à partir de 2026, il sera en poste jusqu'en 2033."

La constitution russe empêche un président d'effectuer plus de deux mandats consécutifs mais il peut très bien revenir à ce poste après s'en être éloigné.

KASSIANOV POURRAIT ÊTRE DISQUALIFIÉ

Poutine, 55 ans, doit quitter ses fonctions en mai, à la fin de son second mandat présidentiel. Il soutient la candidature de Medvedev, un vice-Premier ministre qui travaille à ses côtés depuis les années 1990, à la présidentielle du 2 mars.

La candidature de Medvedev à ce scrutin a été officiellement enregistrée par la commission électorale centrale, a-t-on appris auprès de sources proches de la commission.

En revanche, l'ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov, adversaire de Poutine, pourrait ne pas être autorisé à concourir en raison d'un problème avec la pétition présentée à l'appui de sa candidature.

Kassianov a soumis deux millions de signatures d'électeurs, passage obligé pour les candidats indépendants. Des responsables de la commission électorale s'interrogent sur l'authenticité de certaines d'entre elles.

"Il y a des problèmes avec les pétitions de soutien à Mikhaïl Kassianov dans certaines régions", a déclaré un membre de la commission, Nikolaï Konkine, cité par l'agence RIA.

Une décision définitive sur la candidature de Kassianov devrait être prise le 27 janvier. Les lois électorales stipulent qu'un candidat doit être disqualifié si plus de 5% de ses signatures sont rejetées.

Des responsables ont compté à ce jour 200.000 des signatures de Kassianov, et parmi elles 15.000 - soit 7,5% - ont été rejetées, croit savoir le quotidien d'affaires Vedomosti, citant une source proche de la commission électorale.

La plupart des commentateurs s'accordent à penser que la victoire de Medvedev, 42 ans, est acquise, du fait du soutien de Poutine. Ses adversaires sont très mal placés dans les sondages.

Poutine s'est dit prêt à servir en tant que Premier ministre sous une présidence Medvedev et n'exclut pas un retour à la tête de l'Etat en 2012.

La puissance du Kremlin s'appuie en grande partie sur une croissance économique alimentée par les cours élevés du pétrole et du gaz, principales exportations du pays.

Les détracteurs de Poutine l'accusent d'avoir consolidé son pouvoir en truquant les élections et en utilisant son emprise sur l'administration et les principaux médias pour réduire à néant les chances de l'opposition.

Version française Natacha Crnjanski

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Essai nucléaire en Polynésie

Le chef d'état-major russe, le général Iouri Balouïevski a annoncé que l'armée russe saurait user, si besoin est, de ses armes nucléaires pour défendre la Russie et ses alliés : "Nous n'avons pas l'intention d'attaquer quiconque, mais tous nos partenaires doivent se rendre compte, en cas de nécessité de la protection de la Russie et ses alliés, que les forces armées seraient mobilisées, y compris, à titre préventif, le recours aux armes nucléaires ».
Selon M. Balouïevski, l'histoire et l'expérience montrent qu'une militarisation excessive de la société, en l'absence de guerre, sape les fondements de son existence.

La Russie a procuré à l'Iran un troisième chargement de combustible nucléaire voué à la centrale de Bouchehr. D’après le communiqué, ce troisième chargement pèse 11 tonnes comme les deux précédents et les cinq derniers chargements devraient être livrés à l'Iran comme le calendrier l’indique. Les deux premiers chargements ont été livrés à l'Iran le 17 et le 28 décembre dernier. La Russie doit vendre au total quelque 82 tonnes de combustible nucléaire à l'Iran sur une période de deux mois en huit chargements séparés. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré le 30 décembre que la centrale de Bouchehr de 1.000 Mgw "débuterait avec une capacité de 50% l'été prochain", alors qu'un porte-parole constructeur russe Atomstroïexport avait affirmé que Bouchehr "ne serait pas lancée avant fin 2008". Les occidentaux appréhendant notamment que le programme nucléaire iranien ne dissimule un projet militaire.

Alors que le président russe se trouvait en bulgarie en visite officielle le gouvernement bulgare a contresigné un contrat avec la société russe Gazprom pour collaborer au projet de gazoduc russo-italien South Stream, de la Russie vers l'Europe. "Les négociations ont été couronnées de succès pour les deux parties. Les intérêts de la Bulgarie sont préservés", a affirmé le premier ministre, Sergueï Stanichev.
Nous sommes arrivés au bout de négociations très dures (...). La partie russe a accepté au dernier moment une grande partie des conditions posées par la Bulgarie", a affirmé à la télévision nationale un des négociateurs, le vice-président de la commission économique du Parlement, Petar Kanev. La Bulgarie et la Russie disposeront chacune de 50 % du gazoduc qui coupera le territoire bulgare. Le volume de gaz russe transitant par la Bulgarie passera ainsi de 17 à 47 milliards de mètres cubes par an. M. Kanev a déclaré "Nous recevrons plusieurs centaines de millions de dollars par an comme taxe de transit [du gaz russe vers l'Europe]". L'investissement pour Sofia s'élève à 1,4 milliard d'euros pour un projet d'un montant total de 10 milliards.

Vitali Kaloev, le ressortissant russe qui avait assassiné en 2004 un contrôleur aérien suisse de Skyguide suite au crash d'Überlingen, a été désigné vice-ministre en Ossétie du Nord. L'ingénieur sera chargé des bâtiments dans la république russe caucasienne. En 2004, le Caucasien avait abattu à Kloten un contrôleur aérien de Skyguide qui travaillait au centre de contrôle lors d’un accident qui avait causé la mort de son épouse et de ses deux filles. Il a été relâché en novembre 2007 de sa prison suisse.

A l'occasion de la visite du président russe Vladimir Poutine à Sofia, un contrat a été signé engendrant la création d'une société internationale chargée de construire et d'exploiter l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis. L'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis acheminera vers les marchés européens jusqu'à 50 millions de tonne de pétrole par an en évitant les pipe-lines surchargés de la région de la mer Noire. Aux termes de ce contrat intergouvernemental la Russie détient 51% du capital de la nouvelle société, la Grèce et la Bulgarie en détiennent 24,5% chacune. Ce projet, de même que celui du gazoduc South Stream, est stratégique pour la sécurité énergétique de l'Europe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que la Russie verserait une aide humanitaire de 100.000 dollars au Mali touché par des inondations.

Le gouvernement russe a ratifié le projet de loi sur l'adhésion de la Fédération de Russie à la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac.

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Cet article est paru dans le monde.

Nicolas Sarkozy avait promis qu'il serait le président du changement. Après son show médiatique du 8 janvier à Paris, il peut reprendre une formule de son cher ami George Bush et annoncer : "Mission accomplie." En un laps de temps remarquablement court, il a lui-même beaucoup changé en effet puisqu'il en est venu à s'exprimer comme Jacques Chirac. Voilà ! A moins que ce soit Gerhard Schröder que Nicolas Sarkozy cherche à imiter, ou encore Silvio Berlusconi. Il est bien possible qu'il essaie de les surpasser tous dans l'art de vendre la démocratie en échange d'accords commerciaux.

M. Sarkozy aimerait nous faire croire que c'est par courage et pragmatisme, et non par lâcheté et esprit mercantile, qu'il s'est autorisé à se distinguer de ses collègues de l'Union européenne en s'empressant de féliciter Vladimir Poutine après que le parti au pouvoir au Kremlin, Russie unie, eut revendiqué la victoire aux élections législatives du 2 décembre 2007. Le Parlement européen, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et même le prudent département d'Etat américain ont sévèrement critiqué ces élections, marquées par la répression et la fraude massive. Mais cela n'a pas empêché le courageux M. Sarkozy de décrocher son téléphone pour féliciter M. Poutine d'avoir si efficacement détruit les institutions démocratiques et emprisonné les opposants, dont moi-même, qui manifestaient leur désaccord.

Le dégoût international qui s'est exprimé devant ces actes n'a pas empêché M. Sarkozy de justifier son attitude devant le monde entier. Au risque d'apparaître comme décidément dépourvu de moralité. Durant sa conférence de presse, il s'est livré à plusieurs déclarations proprement absurdes dans la bouche d'un homme censé être l'un des leaders du monde libre.

La première consiste à prétendre que son silence sur la question des droits de l'homme et de la démocratie est nécessaire pour monnayer l'aide potentielle de M. Poutine dans les crises internationales comme celles du Darfour et de l'Iran. Cela est à la fois éthiquement répugnant et fondé sur un fantasme. La Russie de Poutine n'a rien fait d'autre que susciter instabilité et conflit partout où elle exerce encore une influence en dehors de ses frontières. La Russie continue de fournir des matériaux nucléaires à l'Iran et de la technologie concernant les missiles à une Syrie qui appuie le terrorisme. Sommes-nous réellement censés croire que M. Sarkozy espère de l'aide de la part du régime de Poutine ?

La seconde justification du président français est que, quel que soit le degré de fraude qui a entaché les élections russes, M. Poutine mérite d'être félicité car il est "populaire". Devons-nous ainsi nous attendre à ce que, sur les factures de téléphone du palais de l'Elysée, apparaissent des appels à Loukachenko (le président biélorusse), à Mugabe (le président du Zimbabwe) et à d'autres autocrates ayant la haute main sur les médias et les élections dans leur pays ? Le parti de M. Poutine a réussi le tour de force de réunir dans certaines circonscriptions 99 % des voix, avec un taux de participation de près de 100 %, ce qui fait de lui un homme aussi populaire que Saddam Hussein - qui lui aussi organisait des élections - au sommet de sa gloire.

J'aimerais porter à la connaissance de M. Sarkozy quelques événements qui se sont produits ici, dans la Russie du populaire M. Poutine, pendant que le président français justifiait ses actes devant la presse le 8 janvier. Ce même jour, le site du Congrès civique panrusse recevait une lettre de la mère d'une jeune fille de 15 ans prénommée Nina. La famille vit à Pskov, à 50 km de la frontière de l'Union européenne englobant l'Estonie. Cette mère écrivait pour dire que, en octobre 2007, les directeurs de l'école de sa fille ont organisé des répétitions de manifestations de soutien à M. Poutine, répétitions obligatoires pour tous les élèves. Les enfants devaient scander "Ne nous quitte pas !", ou encore "Poutine, s'il te plaît, reste !" Nina a refusé de participer à ces répétitions, déclarant qu'elle ne s'intéressait pas à la politique. Les directeurs de l'école lui ont alors signifié qu'il n'y avait "pas de place à l'école pour les élèves apolitiques", avant de l'envoyer chez le psychiatre scolaire.

Dans la ville de Vladimir, une chaîne de télévision locale fait l'objet de poursuites judiciaires qui pourraient lui coûter son autorisation de diffusion. Le seul délit de cette chaîne a été de faire un jeu de mots sur "Poutine" et de qualifier plusieurs des partisans du président de "fidèles poutinistes". A la demande d'un député de Russie unie, le procureur de la région a aussitôt engagé des poursuites pour "insulte à un représentant du pouvoir".

Toujours le 8 janvier nous est parvenue la nouvelle suivante de la région explosive du Caucase - et il ne s'agit pas de la Tchétchénie, dont l'opinion en général et le président français en particulier croient que c'est le seul endroit de la région à être en proie à des troubles. Le procureur de la capitale de l'Ingouchie a déposé plainte contre le groupe Voix de Beslan, qui réunit les mères des enfants tués dans l'attaque terroriste de l'école de Beslan (en Ossétie du Nord voisine), en septembre 2004.

Le groupe est accusé de terrorisme pour avoir publié le communiqué suivant : "Pas une seule attaque terroriste n'a jamais fait l'objet d'une enquête approfondie permettant d'en connaître les tenants et aboutissants. Les dizaines de crimes horribles perpétrés contre de paisibles citoyens de notre pays demeurent anonymes et impunis. Nous sommes coupables d'avoir élu un président qui résout ses problèmes avec des tanks, des lance-flammes et des gaz... Mais on ne peut nous accuser du soutien qu'apporte l'élite politique mondiale à un homme qui protège les criminels."

Ce communiqué a été publié il y a deux ans, et le groupe Voix de Beslan a depuis été dissous par les autorités d'Ossétie du Nord. Mais le bureau du procureur - d'une région voisine - tente à présent de l'inculper pour le crime impardonnable d'avoir dit la vérité. Remarquons que cela se déroule en Ingouchie, où la participation électorale en décembre 2007 a été officiellement supérieure à 98 %. Une enquête indépendante menée dans la région a pourtant récolté des signatures et des renseignements personnels montrant que 54 % des habitants déclarent ne pas être allés voter. M. Sarkozy a-t-il pensé à féliciter M. Poutine pour ses talents de prestidigitateur ?

Tous ces événements se sont déroulés en une seule journée dans la Russie de M. Poutine, et M. Sarkozy parle de popularité. Voilà ce que les "pragmatiques" comme lui encouragent lorsqu'ils n'opposent aucune résistance aux dictateurs. Peut-être M. Sarkozy connaît-il les noms de Litvinenko et de Politkovskaïa. Ces deux personnes ne partageaient pas son optimisme à l'égard du bilan de M. Poutine, mais elles ne sont plus en mesure de faire entendre leur opinion. J'aimerais également que M. Sarkozy connaisse le nom de Yuri Chervochkin. Le 22 novembre, lui-même et un ami, tous deux militants de la coalition L'Autre Russie, distribuaient des tracts dénonçant la mascarade électorale. Peu après, selon un témoin, Yuri fut violemment tabassé par deux hommes armés de battes de base-ball. Une heure avant son agression, il avait passé un coup de fil affolé à nos bureaux en disant qu'il était suivi par des agents de l'UBOP, l'unité spéciale de la police chargée de s'occuper des opposants politiques. Yuri est mort le 10 décembre, à 22 ans, après plusieurs semaines de coma.

Il n'est guère étonnant dans ces conditions que M. Sarkozy préfère attirer l'attention sur sa vie personnelle plutôt que de tenter de justifier l'injustifiable. Ce que je crains, c'est que, loin d'admirer ou de craindre M. Poutine, M. Sarkozy, en réalité, l'envie. Envie-t-il le contrôle de la presse qu'exerce M. Poutine, la répression de l'opposition à laquelle il se livre ou la richesse énergétique qui le protège de toute critique intérieure ou internationale ? Si c'est le cas, les démocrates français devraient encore plus redouter ses comportements que les démocrates russes.

(Traduit de l'anglais par Gilles Berton.)

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Cet article est paru dans le courrier international.

La visite de deux jours, entamée le 17 janvier, du président Vladimir Poutine en Bulgarie fait déjà couler beaucoup d'encre à Sofia. Programme de festivités très chargé, mesures de sécurité draconiennes et quelques manifestations de protestations de l'opposition de droite, qui a invité dans la foulée l'ancien dissident russe Vladimir Boukovski à faire également le déplacement, figurent au menu des quotidiens bulgares. Plus sérieusement, le quotidien Dnevnik ouvre ses colonnnes au politologue Ognian Mintchev : "Il ne faut pas sous-estimer cette visite, au risque de ne pas comprendre le formidable jeu stratégique et géopolitique dans lequel la Bulgarie s'est donné le rôle de pion russe", observe-t-il.

Pour Ognian Mintchev, cette visite scellera certainement la dépendance énergétique bulgare vis-à-vis de la Russie, à travers les projets de gazoduc (South Stream), d'oléoduc (Bourgas-Alexandroupolis) et de construction d'une centrale nucléaire sur les bords du Danube (Belene), mais aussi celle de toute la région des Balkans, où l'on assiste au retour en force de la diplomatie russe.

Avec la présence à Sofia de Dmitri Medvedev aux côtés de Vladimir Poutine, "la Bulgarie teste le dauphin russe", note de son côté la Nezavissimaïa Gazeta. Le voyage en Bulgarie constitue la première sortie européenne de Medvedev depuis que le président russe l'a désigné pour lui succéder au Kremlin. Medvedev est premier vice-Premier ministre et surtout président du conseil d'administration de Gazprom. C'est à ce dernier titre qu'il participe aux négociations entre la Russie et la Bulgarie sur la construction du gazoduc South Stream. Même si Medvedev a annoncé qu'il quitterait son poste à Gazprom une fois élu à la présidence de la Russie (le 2 mars), "il sera forcément confronté aux questions relatives aux activités du monopole gazier russe à l'étranger. Ces dernières années, les livraisons d'hydrocarbures russes et la construction de nouveaux pipelines ont déterminé la politique extérieure du pays", note le journal moscovite.

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lanceur russe proton M

Alexandre Vorobiev le porte-parole de l'Agence fédérale spatiale russe Roskosmos a déclaré que la Russie s’acquittera d’une compensation d'environ 2,4 millions de dollars au Kazakhstan pour le préjudice écologique engendré par l'échec du tir d'un lanceur russe Proton-M tenant le satellite de télécommunications JCSat-11 le 6 septembre dernier. Le directeur de Roskosmos Anatoli Perminov et le président de la commission gouvernementale kazakhe chargée d'étudier les conséquences de l'accident, Vladimir Bojko, ont contresigné mercredi un contrat sur la compensation à verser à Astana. La Russie payera ainsi les pertes agricoles, l'abandon de 342 hectars de terrains agricoles et les frais de décontamination des sols. Le Kazakhstan avait a la base exigé une compensation de 61,7 millions de dollars, mais la Russe a refusé de reconnaître le bien-fondé de cette plainte faute des documents nécessaires. Après l’explosion les spécialistes russes et kazakhs avaient découvert des feux sur une superficie de 10.735 m2 et 119 impacts de chute de débris de la fusée.

Les capitaines de trois chalutiers japonais ont été condamnés à une amende de 100.000 roubles pour avoir abordé de trop près les côtes russes. Chacun des accusés a été condamné à une amende de 100.000 roubles et les chalutiers doivent être rendus à leurs propriétaires. Le litige concernant le capitaine d’un quatrième navire japonais doit être examinée plus tard dans la journée. La Russie et le Japon se réprimandent fréquemment concernant les droits de pêche et les garde-côtes russes chassent souvent les chalutiers japonais. En effet la Russie et le Japon n'ont toujours pas contresigné de traité de paix fixant un terme à la 2e guerre mondiale à cause d'une controverse à propos de quatre îles de l'archipel des Kouriles saisies par l'armée soviétique après la capitulation du Japon.

Suite à sa rencontre avec le président serbe Boris Tadic l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré que la Russie prescrira au Conseil de sécurité de l'ONU sa conception d'une "feuille de route" concernant le statut du Kosovo qui devrait être agréée tant par Belgrade que par Pristina. L'indépendance de la province ne peut être proclamée unilatéralement puisque la position russe et serbe sur le statut du Kosovo reste inchangée : "La Russie continuera à soutenir la Serbie au Conseil de sécurité", a fait savoir le délégué permanent russe à l'ONU. Le Conseil de sécurité de l'ONU se rassemblera pour des pourparlers concernant la situation au Kosovo. D’après M. Tchourkine, la Russie encouragera une fois de plus le Conseil de sécurité à la poursuite des négociations entre Belgrade et Pristina. Le Kosovo dont la population est majoritairement albanaise est toujours officiellement partie intégrante de la Serbie. La région est administrée par la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo depuis 1999 suite à un important conflit interethnique. Pristina insiste sur sa totale indépendance vis-à-vis de la Serbie, alors que Belgrade lui propose une large autonomie.

David Thomas, le PDG de Volvo Car Russia a déclaré qu’en 2008, Volvo désirait augmenter ses ventes en Russie de 42,3% par rapport à 2007 ce qui revient à 30.000 unités. Le groupe suédois a écoulé plus de 21.000 voitures en Russie en 2007 ce qui représente, d’après lui, une hausse de 95,1% par rapport à 2006 : "Dans le palmarès des ventes russes, la première place revient au tout-terrain XC 90, le modèle le plus vendu en Russie et dans le monde. 6.000 exemplaires ont été vendus en Russie en 2007, soit deux fois plus qu'en 2006. Le XC 90 constitue 29,2% du total des ventes de Volvo l'an dernier en Russie. »

Les constructeurs automobiles de l'Association of European Businesses en Russie prophétisent que les ventes de voitures de tourisme en Russie accroîtront de 10,9% en 2008 par rapport à 2007, à 2,55 millions d'unités et de 52,2% d'ici à 2015, à 3,5 millions d'unités.

Le ministère russe du Développement économique et du Commerce a devellopé au sein du gouvernement un concept de promotion d'un label national des marchandises russes. Cette proposition permettrait selon lui d’accroître à la fois les exportations, le flux de touristes, le volume d'investissements étrangers et la capitalisation des compagnies russes. Toute une infrastructure pour la promotion de l'image de la Russie devrait être créée dans ce but.

Sergueï Iasenev, le porte-parole de l'ambassade de la Fédération de Russie au Japon a informé la presse que la déclaration de la police japonaise d’après laquelle un employé de la chancellerie du premier ministre du Japon aurait remis des documents confidentiels à un collaborateur de l'ambassade russe à Tokyo était une tentative de torpiller les tendances positives dans les relations bilatérales : « Nous avons vu ces publications, elles nous rendent perplexes et provoquent chez nous un sentiment de regrets. On ne manque pas de constater que, sur fond de bon développement de la coopération russo-japonaise, profitant à nos deux pays, il reste encore au Japon des forces mécontentes de ces processus positifs qui voudraient discréditer la Russie, y compris à l'aide de ce genre de publications ». En effet les doutes portent sur un fonctionnaire membre de la chancellerie du premier ministre qui aurait rencontré à plusieurs reprises un employé de l'ambassade russe à Tokyo et qui aurait quitté le Japon depuis. Les documents dévoileraient la situation politique au Japon et les projets du gouvernement japonais concernant d'autres pays.

Le président russe Vladimir Poutine a félicité le président ouzbek Islam Karimov à l'occasion de sa nouvelle arrivée à la fonction de chef de l'Etat ouzbek :"On ne peut que se féliciter du fait que les relations d'alliance et de partenariat stratégique entre la Russie et l'Ouzbékistan continuent de s'élargir sur la base d'une amitié traditionnelle, de l'égalité en droit et du respect réciproque des intérêts de nos deux pays. »

Le ministère de la défense russe aurait décidé d’en finir avec la location des deux radars ukrainiens "Dniepr" de Sébastopol et Moukatchevo.

Le porte-parole de la Marine de guerre russe a annoncé que la Russie garantirait l'intangibilité des installations côtières de la Flotte russe de la mer Noire en Ukraine, malgré toutes les provocations : "Les installations hydrographiques et de navigation de la Flotte sont sous protection renforcée, ce qui exclut toute action de provocation et garantit leur fonctionnement stable pour la sécurité de la navigation".

Le chef des troupes du génie russes Nikolaï Serdtsev a déclaré que la Russie accompagnerait le Mozambique à déminer son territoire en 2008 en formant les sapeurs mozambicains.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov symbolisera la Russie à la cérémonie d'investiture du président géorgien nouvellement élu Mikhaïl Saakachvili le 20 janvier prochain.

Condoleezza Rice se rendra à Berlin pour discuter avec les cinq autres grandes puissances des sanctions contre l’Iran sur le programme nucléaire.

Le gouvernement serbe ne se résolut pas à octroyer à Gazprom le contrôle de son unique entreprise pétrolière publique, Industrie pétrolière de Serbie jugeant l'offre du géant gazier russe insuffisante.

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Cet article est paru dans courrier international.

Face à la captivante course à la Maison-Blanche qui se joue outre-Atlantique, la présidentielle russe, déjà jouée, fait pâle figure, déplore le quotidien moscovite Nezavissimaïa Gazeta.

La Russie va se choisir un président début mars ; les Etats-Unis, eux, le feront début novembre, mais, à regarder les journaux télévisés russes, on pourrait croire le contraire.
Tout un chacun est témoin des vifs débats entre Barack Obama et Hillary Clinton, deux candidats démocrates qui prônent tous deux le changement. Il y a vingt ans, en Russie, c'est ce que chantait [le célèbre rocker soviétique] Victor Tsoï : "Des changements, voilà ce que nos cœurs réclament !" Il exprimait ainsi le sentiment général, auquel faisait écho [en 1990] le cinéaste Sergueï Govoroukhine avec son film Ce n'est plus possible ! Et l'URSS a disparu peu après. Comme si elle n'avait jamais existé. Sans larmes, sans regrets. Au Soviet suprême, tout le monde – les rouges, les libéraux, l'ouvrier et le kolkhozien, le Russe et le Juif – avait voté pour une Russie nouvelle. C'était une époque. Les hommes politiques étaient sensibles au désir des masses.
Aux Etats-Unis, les démocrates pensent avoir compris ce que veut le peuple : du changement. Un sentiment qui s'accorde bien avec des images d'enfants et d'ados. Du coup, Mme Clinton et M. Obama s'entourent de jeunes, pour mieux imprimer dans les esprits l'idée que la jeunesse (c'est-à-dire l'avenir) est pour Unetelle ou Untel.
Les républicains ne sont pas en reste. Lors des primaires dans l'Iowa, c'est Mike Huckabee, ancien gouverneur de l'Arkansas, qui a remporté une victoire surprise, tandis que, dans le New Hampshire, c'est le sénateur John McCain, un homme riche de nombreuses années d'expérience dans le parti, qui est arrivé en tête. Il est le seul à se prononcer imperturbablement pour la guerre [et pour le maintien des troupes] en Irak, une attitude que les Américains apprécient : ce n'est pas une girouette, il reste fidèle à ses idées sans faire dans l'angélisme. Il faut les bombarder, un point c'est tout !
La très longue campagne pour la Maison-Blanche a de quoi impressionner. Voici déjà un an qu'elle dure et il reste encore dix mois ! Chaque jour apporte son lot de débats, de polémiques, d'échange de petites phrases et de déclarations entre les candidats et leurs partisans. Et personne n'ira dire que les citoyens en ont assez. Comment la population pourrait-elle se lasser quand il s'agit de choisir le meilleur pouvoir possible pour la gouverner ? Comment cela pourrait-il être ennuyeux ? A en juger par les audiences des radios et des télés, la campagne passionne les foules.
Aux Etats-Unis, on passe deux ans à se battre pour un fauteuil que l'on n'occupera que quatre ans. Et personne n'y voit un gaspillage de forces et d'argent. Les problèmes sont travaillés en profondeur, les candidats sont au fait de toutes les subtilités et connaissent sur le bout des doigts les moindres détails liés à la réalisation de leurs projets.
En Russie, la campagne présidentielle officielle n'est pas encore engagée. Dmitri Medvedev [le "dauphin" de Poutine] n'a pas dépensé le premier rouble de son budget électoral. Pourtant, il passe tous les jours à la télé. En tant que vice-Premier ministre. On le voit plus que le président et le Premier ministre. Les autres candidats sont invisibles. Aucun débat, pas de polémiques, pas de petites phrases, d'accusations, de promesses, de déclarations. Chercherait-on à épargner les électeurs, mal remis de la campagne des législatives [à l'automne 2007] ? Est-ce vraiment un labeur si éreintant de regarder, d'écouter et de tenter de comprendre ce que disent les prétendants au fauteuil présidentiel ?
Tout ce que l'élection présidentielle russe a en commun avec son équivalente américaine, c'est son nom. Pour le reste, rien à voir. Pourtant, malgré le gouffre qui les sépare, le résultat final sera comparable : les deux pays vont avoir un nouveau chef de l'Etat. Avec toutefois une différence de taille, car si nous connaissons déjà le nom de notre prochain président les Américains ignorent qui sera le leur. Et, pour le découvrir, ils devront attendre le dernier moment, le décompte de la toute dernière voix.

La rédaction de
Nezavissimaïa Gazeta

Cette dépêche est parue sur le site de Romandie News.

Le numéro un du pétrole russe, le groupe public Rosneft, a affiché de vertigineux taux de croissance de son activité au troisième trimestre 2007, gonflés par l'intégration des actifs de son ancien concurrent Ioukos, mais qui s'avèrent conformes aux attentes des analystes.

Le groupe a quasiment doublé (+97,5%) son bénéfice net hors éléments exceptionnels au troisième trimestre à 1,928 milliard USD, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.

Ce résultat est conforme aux attentes des analystes, qui tablaient sur un chiffre compris entre 1,7 et 1,95 milliard de dollars.

Non corrigé des effets exceptionnels --amendes fiscales liées à l'acquisition de Iouganskneftegaz et recettes en provenance des enchères de Ioukos de l'an dernier, dont Rosneft était l'un des principaux créanciers--, le bénéfice net du trimestre s'établit à 1,89 md USD, en hausse de 79,8%.

Le chiffre d'affaires sur la même période est en hausse de 53,5% à 13,742 milliards de dollars et l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) corrigé des exceptionnels progresse de 90,7% à 4,054 mds USD.

Sur neuf mois, le bénéfice net corrigé s'établit à 4,328 milliards de dollars (+48,4%) et le chiffre d'affaires à 24,88 mds USD (+31,6%).

Les experts font valoir que ces résultats sont les premiers présentant entièrement consolidés les très importants actifs acquis par Rosneft auprès de Ioukos au printemps dernier.

Mais ils notent aussi que la présentation stratégique que prévoit de faire le groupe, annoncée il y a plus de six mois et repoussée à plusieurs reprises -- elle est désormais prévue au 1er trimestre 2008 -- sera encore plus intéressante que les résultats trimestriels.

Elle donnera "une vue d'ensemble sur la stratégie du groupe après la série d'acquisitions de taille d'anciens actifs de Ioukos l'an dernier", note Alexander Bourganski, de la banque Renaissance Capital.

Rosneft avait déjà annoncé fin décembre qu'il prévoyait d'augmenter sa production de pétrole et de condensats de gaz de 10,9% en 2008 par rapport à 2007, à 111,9 millions de tonnes.

En 2007, il a produit quelque 100,9 millions de tonnes d'hydrocarbures, soit près de 25% de plus qu'en 2006.

Détenu à 75% par l'Etat russe, Rosneft est considéré par certains observateurs comme le "bras armé" du Kremlin dans sa reconquête de l'industrie pétrolière après le bradage des années 90. Il a ainsi dépensé plus de 20 milliards de dollars lors des enchères de Ioukos menées l'an dernier, s'endettant lourdement pour cela. Ses emplettes lui ont permis de devenir la première major pétrolière du pays, devant le groupe privé Loukoïl.

La compagnie avait déjà racheté fin 2004 le fleuron de Ioukos, Iouganskneftegaz, pour 9,35 milliards de dollars, un prix considéré comme particulièrement bas à l'époque.

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Mises à mal depuis l'empoisonnement le 26 novembre 2006 à Londres d'Alexandre Litvinenko, un ex-agent des services de sécurité russes (FSB) devenu opposant à Vladimir Poutine, les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne sont entrées dans une nouvelle phase de turbulence autour du sort du centre culturel britannique British Council.

A la mi-décembre 2007, Moscou, invoquant un "problème juridique", avait ordonné la fermeture des antennes régionales du centre culturel à Ekaterinbourg et Saint-Pétersbourg. Faisant fi de l'interdiction russe, les bureaux régionaux du British Council ont ouvert leurs portes après les fêtes de fin d'année. Moscou a parlé de "sabotage".

Convoqué lundi au ministère des affaires étrangères, l'ambassadeur britannique Antony Brenton a été prévenu : désormais, les autorités russes ne délivreront pas de visas aux nouveaux employés britanniques du centre, les accréditations déjà délivrées ne seront pas reconduites, des arriérés d'impôts seront exigés. En outre, "la Russie se réserve le droit de prendre des mesures supplémentaires, y compris à l'égard de la représentation moscovite (jusque-là épargnée)", menace le ministère.

Les services de sécurité (FSB) ont indiqué avoir "entamé un travail d'explication" auprès des employés russes du British Council "pour les protéger de leur instrumentalisation par les Britanniques".

Doté d'un statut diplomatique, le British Council a considérablement réduit ses activités en Russie puisqu'il ne lui reste plus que deux antennes régionales hors de Moscou, contre quinze il y a trois ans. Malgré cela, 500 000 Russes ont eu recours aux services du centre en 2007 (cours d'anglais, bourses, séminaires, expositions, prêt de livres). La réduction de ses activités intervient dans un contexte où Moscou perçoit désormais les activités d'organismes étrangers (centres culturels, ONG) comme une intrusion, voire de l'espionnage.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué, mardi 15 janvier, que Moscou ne permettrait pas "l'ingérence de l'étranger dans les affaires intérieures du pays, notamment dans le processus électoral", à l'approche de l'élection présidentielle russe du 2 mars.

Mardi, le ton a continué de monter entre les deux capitales, Londres accusant Moscou de faire du British Council l'"otage" de la crise diplomatique, Moscou dénonçant la "nostalgie coloniale" britannique. L'allusion au "colonialisme" des Occidentaux est devenue une figure de style des discours de l'élite russe. Au moment de la "révolution orange" en Ukraine à l'hiver 2004-2005, le président Vladimir Poutine avait donné le ton, s'insurgeant contre l'Occident "en casque colonial", accusé de fomenter la contestation.

De plus en plus remonté contre les activités occidentales en Russie, Moscou paraît décidé à développer les siennes en Occident. Comme M. Poutine l'avait fait savoir au sommet européen de Marfa (Portugal) en octobre 2007, la Russie s'est donnée pour mission de surveiller les droits de l'homme en Europe.

L'"Institut russe pour la démocratie et la coopération" vient d'ouvrir deux représentations, l'une à New York, l'autre à Paris. Son président, Anatoli Koutcherena, un avocat membre de la Chambre civique (l'assemblée des ONG et des membres de la société civile choisis par le président russe), a indiqué que l'un des buts était d'"améliorer l'image de la Russie à l'étranger", mais a nié agir pour le compte du Kremlin.

Marie Jégo

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Le ministre russe de l'Intérieur, le général Rachid Nourgaliev veut organiser la coopération entre les forces de l'ordre et les médias. D’après lui, cette opération a pour but de réunir les conditions essentielles pour garantir les droits et les libertés des citoyens, assurer les intérêts des entités économiques et combattre le terrorisme, la corruption et le crime organisé. Selon le ministre, les efforts combinés de la police et de la presse refreineront la propagation des idées extrémistes et de la sous-culture criminelle "qui anéantissent très simplement la conscience de la jeune génération".

Le ministre bulgare de l'Economie et l'Energie, Petar Dimitrov a déclaré que l’accord indispensable pour permettre la construction d'une deuxième centrale nucléaire en Bulgarie, estimée à 4 milliards d'euros, sera contresigné lors de la visite du président russe Vladimir Poutine prévue vendredi. La centrale siégera à Belene, à la frontière roumaine. La construction commencera au deuxième semestre 2008, d’après le ministre, le premier réacteur partira en 2013 et le second en 2014, avec une durée de vie envisagée de 60 ans. Hors retraitement, le coût de l'énergie produite se mesurera aux alentours de 0,036-0,037 euros par KWH. Monsieur Dimitrov a qualifié la construction de cette centrale de projet européen puisque « le corps des réacteurs est russe, mais leur tête, les systèmes de gestion proviennent d'Areva et de Siemens, donc européens ».Cette précision fait suite aux critiques de l'opposition bulgare sur le maintien de liens économiques "trop étroits" entre Sofia et Moscou. La Bulgarie doit encore choisir cette année un "investisseur stratégique" qui détiendra 49% du capital de la centrale, les 51% restants devant dépendre de la compagnie nationale d'électricité NEC.

Le nouveau président sud-coréen Lee Myung-bak, élu le 19 décembre 2007 entrera en fonction le 25 février prochain. Il a d’ors et déjà décider d’envoyer des représentants spéciaux en Russie, en Chine, aux Etats-Unis et au Japon. En effet, ce sont les quatre pays qu'il envisage comme les priorités de sa politique étrangère. Ainsi, La Russie doit accueillir le 20 janvier prochain le représentant spécial Lee Jae-oh.

La présentation du rapport de l'ONU concernant la situation économique dans le monde et les perspectives pour 2008, a été présenté à Moscou. Il explique notamment que la Russie doit se focaliser sur la "diversification économique" afin de garder des taux élevés de croissance à long terme. Le texte souligne la remarquable convalescence de la Russie après la crise financière de 1998 supputant que la conjoncture favorable aux exportateurs de produits énergétiques et la politique macroéconomique intérieure s’était radicalement améliorée et avaient servi d’épaule pour un nouvel essor. Les experts de l'ONU remarquent néanmoins que malgré un cours élevé du pétrole et du gaz, le solde positif du compte des opérations courantes en Fédération de Russie s'était amaigri après l'accroissement important des importations et à la progression molle des exportations d'énergie. Les experts préviennent que solde devrait continuer à se résorber mais que néanmoins, la Russie pourrait bénéficier de ses avantages d'exportateur de pétrole et de gaz pour organiser sur leur base une politique économiquement justifiée de développement du secteur de production et de diversification.

Vsevolod Loskoutov, le ministre-conseiller de l'ambassade de Russie à Kiev a déclaré que la première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko allait se rendre incessamment sous peu en visite à Moscou : « Cette visite se prépare, et je pense qu'elle aura lieu prochainement. Il est cependant difficile d'en donner la date exacte, car les deux côtés apportent des précisions. » cette réunion s’élabore dans le but d’intensifier le travail dans le cadre de la commission intergouvernementale et de dialoguer avec les dirigeants russes de la coopération bilatérale dans le secteur énergétique. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a lui aussi annoncé cette visite sans pour autant préciser la date.

Lors d'une rencontre avec l'ambassadeur russe à Chisinau Valeri Kouzmine, Vasile Tarlev, le premier ministre moldave a annoncé que la Moldavie tenait à développer des relations d'égal à égal avec Moscou, basées sur le respect réciproque. Par ailleurs le chef du gouvernement moldave s'est dit enchanté de l'intensification des rapports économiques entre la Russie et la Moldavie, particulièrement grâce à la reprise d'exportations de produits de l'agroalimentaire moldave sur le marché russe et a préconisé l'élimination de tous les obstacles au commerce. De l’autre côté, l'ambassadeur russe a réaffirmé la position de Moscou, favorable à l'élargissement et à l'approfondissement de la coopération bilatérale avec Chisinau. La Russie est le partenaire indispensable de la Moldavie en matière d’exportations. Pendant la période de janvier à novembre 2007, les exportations moldaves vers la Russie ont représenté plus de 211 millions de dollars, soit environ 25,5% de plus que sur la même période de 2006.

Valery Ivanov, le commandant de l'Armée de l'air d'Extrême- Orient et de la Défense aérienne a informé la presse que les armées de l'air de la Russie et des Etats-Unis coordonneront un exercice conjoint anti- terroriste cet été : "Selon le scénario de l'exercice, l'avion russe tenterait d'intercepter un avion de ligne détourné au Japon lorsqu'il survolera l'Extrême-Orient de la Russie". 

L'exercice se polarisera sur les systèmes d'interaction de communications et de direction des deux parties.

En 2007, les Etats-Unis et la Russie avaient signé un contrat de coopération militaire pour affermir la coopération des forces aériennes et manœuvrer un exercice conjoint en 2008.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié de prématurée la décision de bloquer des comptes russes actifs en France à la demande de la société suisse Noga, et désire qu’une solution rapide soit adoptée en faveur du droit international : « Les dispositions prises seront réglées conformément au droit international et à la position de la Russie. Ici, une décision apparemment hâtive, non-fondées sur des faits, ont été prises. »

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré lors du Conseil de la Chambre du Conseil de la Fédération que si l'inflation n’avait pas de conséquences sociales catastrophiques, elle se répercutait tout de même sur la vie des gens : « La réussite des plans adoptés par le gouvernement en vue d’asphyxier l'inflation crée des problèmes sérieux qui déclanchent des conséquences sociales sinon catastrophiques, du moins réelles. Elles se répercutent notamment sur les revenus et le bien-être matériel de la population. ». D’après lui, ce processus se traduit, entre autres, par une réduction de l'épargne déposée dans les banques.

Le blog "Secrecy News" de la "Federation of the American Scientists" a diffusé un document d’après lequel le centre spatial russe d’Altay disposerait à la fois d’un télémètre laser capable de déterminer avec exactitude l’orbite d’un satellite et d’un telescope de 60cm d’ouverture pourvu d’un système optique imaginé de le but de prendre des photos haute résolution de satellites ! Enfin, un nouveau radar de surveillance spatiale en bande X serait en préparation près de Nakhodka en Extrême-Orient russe dont la mise en service prévue en 2008et serait semblable au système Krona.

Jacob Kellenberger, le président du Comité international de la Croix-Rouge désire intensifier sa coopération avec la Russie aux niveaux international et régional. Le ministre russe Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie pourrait aider le CICR à progresser sur la situation des civils dans les points chauds de la planète - en Irak, au Soudan, en Somalie et dans certaines régions du Pakistan. Le CICR veut dépenser 17 millions de dollars à la accomplissement de ses programmes en Russie dont 11 millions pour le Caucase du Nord en 2008.

Un porte parole de la diplamatie russe a déclaré que le ministère russe des Affaires étrangères avait reçu une invitation de la Géorgie aux réjouissances liées à l’investiture du président géorgien récemment élu Mikhaïl Saakachvili. La fête est se déroulera le 20 janvier prochain.

Cet article est paru sur le blog de Russiactu' un blog dédié à la Russie et sa région.

L'ancien patron de la société pétrolière russe Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, qui purge actuellement une peine d'emprisonnement de huit ans après sa condamnation en 2005 pour escroquerie et fraude fiscale à grande échelle, encourt 22 ans et demi de prison supplémentaires, a annoncé mardi à Moscou son avocat Iouri Schmidt.

Le Parquet général russe soupçonne Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron de la compagnie pétrolière Ioukos, et son associé Platon Lebedev, tous deux condamnés à huit ans de prison, d'avoir blanchi plus de 7,5 milliards de dollars entre 1998 et 2004. Les deux hommes d'affaires sont accusés en vertu de trois articles du Code pénal dont deux prévoient des peines allant jusqu'à 15 ans de prison et la troisième jusqu'à dix ans d'emprisonnement. L'espoir entretenu par leurs défenseurs d'obtenir la libération des deux prisonniers semble une fois de plus s'évanouir.

L'ancien oligarque avait déposé une demande de libération conditionnelle en octobre dernier. celle ci avait alors été refusée pour des motifs qui pourraient faire sourire s'il ne s'agissait pas de la vie d'un homme : "M. Khodorkovski a purgé au 25 octobre la moitié de sa peine d'emprisonnement de huit ans, mais dix jours plus tôt il s'est vu infliger une nouvelle sanction pour ne pas avoir mis les bras dans le dos lors d'une promenade", a déclaré à la presse Me Iouri Chmidt. La loi russe interdit au détenu de demander une libération anticipée si ce dernier fait l'objet d'une sanction.

"La législation russe prévoit la confusion partielle des peines. S'ils sont reconnus coupables en vertu des trois articles, leur peine maximale peut constituer 15 plus sept ans et demi de prison" supplémentaires, a indiqué l'avocat. Si la sentence est confirmée, M. Khodorkovski et Platon Lebedev devraient réintégrer la prison de Krasnokamensk dans la région sibérienne de Tchita.

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Cet article est paru dans "le temps.ch".

Questions à Tim Rogers.

Jean-Pascal Baechler, Gérant du MC Russian Market Fund
Lundi 14 janvier 2008


«J'ai repris la gestion du fonds en 1998, l'année de la crise Russe. La première année, le fonds a perdu 83% de sa valeur», raconte Timothy Rogers, gérant du MC Russian Market Fund et responsable de la gestion d'actifs de Valartis. Il a fallu cinq ans pour retrouver les niveaux d'avant la crise. Les années qui ont suivi ont permis aux cours d'être multipliés par cinq et au fonds de surperformer les indices de la bourse de Moscou grâce aux petites et moyennes capitalisations du portefeuille.

Le Temps: Qu'attendez-vous pour 2008?

Tim Rogers: L'an dernier, la Russie a réalisé l'une des moins bonnes performances des marchés émergents, mais l'indice ROS, qui réunit 30 grandes capitalisations, a quand même progressé de 25%. 2007 a aussi été une année d'incertitude sur le successeur de Vladmir Poutine à la présidence. L'annonce de la candidature de l'un de ses proches, Dmitri Medvedev, est un signe de continuité. Les entreprises combinent rentabilité des fonds propres élevée et faible endettement, mais le pays est un des marchés émergents dont la valorisation est la plus intéressante. Je pense qu'il produira cette année une des meilleures performances dans cette catégorie.

La Russie est fortement tournée vers les matières premières et l'énergie. Même si le prix du pétrole devait redescendre, l'afflux de liquidités vers le pays resterait important et protégerait la demande domestique. L'économie n'est pas entièrement immunisée contre les problèmes conjoncturels des Etats-Unis, mais la consommation n'en pâtira pas.

Cinq ans auparavant, le pétrole et le gaz, des sociétés comme Gazprom, Rosneft ou Lukoil, représentaient 70% à 80% du portefeuille. Depuis trois ans, nous donnons plus de poids à la demande domestique, via les télécommunications, qui représentent maintenant 20%, ou les banques, qui pèsent 8%. Il y a deux ans, nous avons aussi commencé à investir dans l'électricité, qui est le premier secteur du fonds, avec un poids de 22%.

- La réglementation n'est-elle pas un problème?

- L'électricité est un des principaux contributeurs à la performance du fonds, grâce à une valorisation très basse. La demande augmente de 4% à 8% par an, notamment du fait que des industries comme la sidérurgie, l'aluminium, ou la pétrochimie sont gourmandes en courant. Cependant, aucun investissement n'a été fait pendant 20 ans et la production décline. Le point où l'offre sera insuffisante est proche. Le gouvernement estime que des investissements de 150 milliards de dollars sont nécessaires au cours des quatre prochaines années. Pour attirer les groupes étrangers, il réforme le secteur. Il y aura des privatisations et le prix du courant répondra progressivement aux lois du marché. Les producteurs de courant, comme Enel, E.ON (EOA.XE), EDF et d'autres, prennent des participations.

- Avec un risque de dépossession, comme dans le gaz et le pétrole?

- Contrairement à ce qui se passe dans ces secteurs, le gouvernement montre qu'il veut voir des acteurs étrangers participer à la modernisation de l'infrastructure électrique. Mais il est vrai que le principal risque de ce pays réside dans le non-respect des droits de propriétés. Des progrès sont nécessaires. La Russie n'est peut-être pas au standard occidental, mais la situation est vraiment meilleure que ce qu'elle était il y a dix ans.

- Le recul de l'espérance de vie ne montre-t-il pas des déséquilibres économiques?

- Le changement de système a créé une génération perdue, des gens qui ont perdu leur statut, leur emploi ou dont la pension a été balayée par l'hyperinflation, et qui n'ont pas été capables d'adapter leur manière de penser. C'est malheureux, mais leur santé subit les effets de leur hygiène de vie. Par contre, chez les Russes plus jeunes, il y a eu un changement: ils boivent et fument moins.

Il y a cinq ans, 20% de la population vivait au-dessous du seuil de pauvreté, mais la situation s'est améliorée. Les écarts de richesse sont importants, mais pas plus qu'aux Etats-Unis. La croissance permet l'émergence d'une classe moyenne. Par exemple, dans notre secteur, le personnel qualifié coûte aujourd'hui deux fois plus cher à Moscou qu'à Genève.

Si la croissance se poursuit au rythme de plus de 5% par an, la Russie sera la première économie européenne d'ici une décennie. D'ailleurs, le pays n'est plus réservé aux fonds sur les marchés émergents et commence à figurer dans des portefeuilles traditionnels. Mais attention, il ne s'agit pas d'un havre de paix, mais d'un marché qui restera volatil.


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Dans la république du Caucase du Nord, en Ingouchie, les partis d’opposition considèrent que plus de la moitié des électeurs n'ont pas voté aux législatives russes du 2 décembre remettant ainsi en cause les autorités qui avaient alors déclaré que le taux de participation était de 98%. 

A Moscou 88.000 dépositions écrites d'électeurs qui remettent en cause leur participation ont étés amenées par Magomed Evloev (détenteur du site indépendant ingouchetia.ru) qui déclare que ce nombre est au moins équivalent à la moitié du nombre des électeurs en Ingouchie".

 D’après les résultats officiels, le parti Russie unie du président Vladimir Poutine avait remporté ces élections avec 64,3% des voix sur l'ensemble de la Fédération des républiques russes.

Une organisation non gouvernementale russe a déclaré que huit journalistes russes étaient décédés dans des circonstances troublantes en 2007 et que 75 de leurs pairs avaient été victimes d'agressions. D’après ce rapport 46 journalistes où médias en russes ont été traînés en justice, les journalistes n’ont pas eu accès à l’information à 238 reprises. Enfin 92 cas de confiscation ont été constatés.

Les pressions diplomatiques se resserrent entre la Russie et le Royaume-Uni. Un texte émanant du ministère russe des Affaires étrangères sanctionne sévèrement le British Council ( centre culturel britannique) après la réouverture en Russie de deux succursales régionales de l'organisation.
Parmi ces sanctions, le communiqué du ministère précise que "la Russie ne délivrera plus de visas aux employés envoyés dans les ambassades (britanniques) à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg pour pourvoir les activités du British Council et ne prolongera pas les accréditations aux employés actuels". Ce communiqué fait suite à la convocation au ministère, de l'ambassadeur du Royaume-Uni, Anthony Brenton, qui évoque aussi des répressions d'ordre fiscales:"Dans quelques temps, des actions en justice vont voir le jour pour obtenir le dû des dettes fiscales de l'antenne du British Council à Saint-Pétersbourg".
Ces tensions entre Moscou et Londres grossissent une série de contentieux liés l'empoisonnement au polonium de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko en 2006 à Londres.

Sept ouvriers sont décédés dans l’incendie d’une usine à Saint-Petersbourg. Le feu s'est déclaré dimanche tôt le matin et a été dominé une heure plus tard, Une habitation vetuste où étaient logés les ouvriers a pris feu. Actuellement, la police identifie les corps.

Des responsables du ministère des situations d'urgence ont déclaré que sept individus étaient décédés dans deux explosions vraisemblablement dues au gaz. Les incendies ont détruit plusieurs habitations dans deux immeubles habités. Le premier se trouve dans la ville de Jeleznovodsk au sud de la Russie et l'autre dans la région de Samara. Oksana Tarikova, délégué de l'antenne régionale du ministère, à l'AFP a informé la presse qu A Jeleznovodsk, les pompiers avaient sauvé huit personnes et avaient sorti 58 occupants d'appartements voisins : "Selon les dernières informations, six personnes ont été tuées dont deux enfants et au moins un corps se trouvent toujours sous les décombres. ». La deuxième explosion a fait un mort et six blessés. Il y a une semaine, huit autre personnes sont décédées dans une explosion liée au gaz au gaz à Kazan.

Aujourd’hui, le géant public Gazprom a annoncé que la Russie avait encore augmenté ses exportations de gaz naturel vers la Turquie car le pays reste privé de son fournisseur habituel l’ Iran :« Gazprom a augmenté ses livraisons de gaz russe à 40 millions de mètres cubes par jour via le gazoduc Blue Stream». Le groupe informe qu'entre le 25 décembre 2007 et le 13 janvier 2008, il a déjà expédié 90 millions de mètres cubes de plus que ne le prévoit son contrat avec la Turquie. Selon le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, l'Iran n'a toujours pas repris lundi sa livraison de gaz à la Turquie car la monopolisation de sa production est nécessaire pour ravitailler son marché intérieur qui fait face à une vague de froid sans précédent.

Grâce à Avtovaz, le géant russe de l'automobile, dans lequel le français Renault occupe une participation de 25%, et au gouvernement tchétchène une entreprise commune de fabrication de voitures de la marque Lada va voir le jour, elle créera 8.000 emplois en Tchétchénie.

D’après le service de presse de l'OTAN, un groupe de travail du Conseil Russie-OTAN fera du 16 au 25 janvier des exercices d'Etat-major sur la défense antimissile de théâtre sur ordinateur dans un centre spécialisé aux alentours de Munich en Allemagne. C’est en fait, la quatrième étape dans la série des exercices conjoints Russie-OTAN. Les étapes précédentes ont eu lieu aux Etats-Unis en 2004, aux Pays-Bas en 2005 et en Russie en 2006.Soixante participants sont attendus en Allemagne pour ces exercices d'ABM.

Toyota désire produire en Russie un modèle à bas prix : entre 7.000 et 10.000 dollars.

Andreï Gorkov, le directeur général du Fonds énergétique de l'oxyde de carbone de RAO EES Rossii a annoncé que les émissions de gaz à effet de serre de la Russie ne surpasseraient pas le niveau de 1990 à l'horizon 2020 : "Il est très probable que nous ne dépasserons pas le niveau des rejets de 1990 pendant la période de l'après-Kyoto. Même si la conjoncture est catastrophique, que le pays traverse une pénurie de gaz, et que les pires conditions sont réunies, nous ne dépasserons que très légèrement en 2017 le niveau d'émission de 1990".

En Russie, 408.000 séropositifs ont été dépistés depuis 1987.

Un porte-parole de l'ambassade de Russie à Madrid a déclaré que l’Espagne avait livré à la Russie un citoyen russe, Alexeï Chian, suspecté par les organes judiciaires russes de crimes graves et de liens avec les terroristes.

Des comptes bancaires russes ont été gelés en France à la suite d’une plainte émanant de la Suisse.

Le premier vice-Premier ministre russe Dmitri Medvedev a déposé son dossier à la Commission électorale centrale dans le but d’être candidat à la présidence du Kremlin.

Les portraits de l’actuel Premier ministre russe Dimitri Medvedev se vendent exceptionnellement bien en Russie.

Une initiative des forces de sécurité russes au Daghestan a fait deux morts parmi les rebelles.

En Russie, six macaques ont été enlevés à l'Institut de primatologie de Sotchi.

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Cet article est paru dans le courrier international.

Moins de deux décennies après l'effondrement de l'URSS, l'espace postsoviétique pourrait voir naître une entité composée de plusieurs pays au sein de laquelle les citoyens, les marchandises et les services pourraient circuler librement, rapporte le quotidien économique russe RBC Daily. "Nous pouvons aboutir à la création d'un 'espace Schengen', comme l'ont fait les Européens", a proposé le 10 janvier le général russe Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC, créée en 2002), qui réunit aux côtés de la Russie, l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, et l'Ouzbékistan. Cet espace commun avec la Russie au centre serait créé dans le cadre de l'OTSC ainsi que de la Communauté économique eurasiatique (CEEA, créée en 2000), qui regroupe les mêmes pays sauf l'Arménie.

Bien qu'assouplies, les règles actuelles de circulation entre les différents pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI) diffèrent selon les cas. Elles sont par exemple plus simples entre la Biélorussie et la Russie qu'ailleurs. "D'après Nikolaï Bordiouja, son initiative a déjà reçu l'accord des dirigeants des Etats membres des deux organisations. Mais le processus d'intégration va avancer avec une extrême précaution", souligne le quotidien russe. Selon le journal, des experts craignent qu'il ne porte préjudice à la Russie. D'ailleurs, "l'élargissement de l'espace Schengen a causé de sérieux problèmes aux Etats riches de la vieille Europe : l'Europe occidentale est confrontée à la prostitution et aux marchandises de contrebande en provenance de l'Est. La Russie devrait tirer les leçons de l'expérience européenne pour ne pas répéter ses erreurs."

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La Russie a été une fois de plus condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme en raison de la mort d'un père de famille, assassiné par un groupe armé en septembre 2000 dans le village de Starye Atagi, en Tchétchénie. Si la cour juge irréalisable d'attribuer "au-delà de tout doute raisonnable" la mort de Salaudi Zubayerayev aux forces fédérales russes, elle déclare que Moscou a violé le "droit à la vie", faute d'avoir pressé une enquête "effective" sur ce crime.

D’après Nikolaï Bordiouja, le secrétaire général de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) Dmitri Rogozine, le nouveau représentant permanent de la Russie au sein de l'OTAN, défendra convenablement les intérêts russes :« J'espère que Dmitri Rogozine s'acquittera comme il se doit de ses fonctions à ce poste difficile. J'ai rencontré M.Rogozine pour discuter de la coopération entre l'OTSC et l'OTAN. C'est une politique de haut niveau et je considère qu'il défendra bien les intérêts russes auprès de l'OTAN. La situation en Afghanistan démontre que toutes les parties concernées doivent conjuguer leurs efforts pour garantir la sécurité, et la partialité politique ne fait que compliquer la situation ». L'Organisation du Traité de sécurité collective rassemble sept républiques sorties de l'URSS : l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’ Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.

Alexander Botsan-Kharchenko, le représentant pour les Balkans du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie n'agréera pas à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à propos de la province serbe du Kosovo, si elle ne se base pas sur un arrangement. Cette déclaration fait suite à la conférence de presse donnée par Jim Murphy, le représentant du bureau britannique des Affaires étrangères pour l'Europe, qui a appelé la Russie à ne pas poser son veto en ce qui concerne l’indépendance du Kosovo : « Comment peut-on empêcher Moscou? C'est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et a le droit d'exercer son droit de veto. Nous avons déclaré que nous n’accorderons pas notre assentiment à une décision du Conseil de sécurité qui ne se base pas sur un arrangement ». Dans le cas contraire le 16 janvier la résolution ne sera même pas discuté. Les Etats-Unis et un certain nombre de pays européens veulent reconnaître l'indépendance du Kosovo, tandis que la Serbie et la Russie s'y opposent. D’après les experts l'indépendance du Kosovo ne se ferait pas avant le 20 janvier, date de l'élection présidentielle en Serbie.

La Banque centrale russe a indiqué que la Russie avait reçu en 2007 des entrées nettes de capitaux de 82,3 mrd USD, soit environ de fois plus que l'année précédente (42 mrd USD). D’après la même banque en n 2005 ce solde était tout juste positif (0,1 mrd USD) et les années précédentes, il était franchement négatif. La BCR a de plus livré une approximation de l'excédent de comptes courants pour l'année 2007. Il s’élèverait à 76,6 mrd USD, contre un excédent de 94,3 mrd USD l'année précédente.

Le groupe General Motors a déclaré que Chris Gubbey mènerait à compter du 1er février ses activités en Russie, où il veut consolider sa présence. Aujourd'hui président de General Motors Holden, la filiale australienne, monsieur Gubbey remplacera M. Warren Browne, qui contrôlera lui la stratégie de croissance du fabricant américain en Turquie. Rick Wagoner, le président de General Motors a parlé de ce choix en ces termes : « La Russie devient t l’un des plus grands marchés automobiles au monde. M. Gubbey devra poursuivre notre stratégie d’expansion sur ce marché important à forte croissance ». En 2007, General Motors a vendu 258 835 véhicules en Russie, soit le double de l’année précédente. D’après Ernst & Young, sa pénétration a atteint 9,3 %, contre 6,3 % en 2006.

L'envoyé spécial américain Christopher Hill a déclaré que la session suivante des négociations à six pays concernant le programme nucléaire nord-coréen pourrait se tenir ce mois-ci. M. Hill a posé le pied à Moscou pour des consultations avec la Russie dans afin de convaincre la Corée du Nord d’abandonner les armes nucléaires. Il devait ainsi rencontrer le vice-ministre des Affaires étrangères russe Alexander Lossioukov avant de revenir à Washington samedi. La Corée du Nord aurait dû dévoiler l'ensemble de ses activités nucléaires avant 2008 et n'a pas observé cette échéance. A Pékin hier, M. Hill a considéré ce fait comme la crainte pour ce pays de révéler ses programmes secrets. La Corée du Nord a affirmé, la semaine dernière, avoir déjà donné aux Etats-Unis toutes les informations réclamées, mais Washington déclare ne pas avoir reçu un état des lieux intégral. La Corée du Nord, qui a réalisé son premier essai nucléaire en octobre 2006, a fermé son réacteur nucléaire en juillet. Elle s'est engagée à démolir et à informer de ses programmes nucléaires en échange d'une aide énergétique et de largesses politiques dans le cadre des pourparlers à six.

La Russie se dit soucieuse de la situation au Kenya où plus 480 personnes sont mortes dans les insurrections qui ont suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre 2007 : « La Russie suit avec préoccupation l'évolution de la situation au Kenya. La Russie espère que le Kenya rétablira la paix et l'ordre public conformément à la Constitution et aux normes de la démocratie pour redevenir un exemple de stabilité pour l'ensemble de la communauté régionale et contribuer au développement de l'Afrique de l'Est ». De plus, Moscou invite les responsables kenyans à être responsable et à donner plus souplesse à leur politique afin de parvenir à un arrangement au nom des intérêts suprêmes du pays.

Igor Kolodezenko, le rédacteur en chef du journal Rodnaïa Sibir, jugé en juin 2007 et condamné à 2 ans et 10 mois de détention pour attisement de la haine ethnique et pour antisémitisme, s'est vu affermir les conditions d'exécution de sa peine. Selon Denis Vinokourov, le porte-parole de la Direction régionale du Service fédéral d'exécution des peines, M. Kolodezenko finira sa peine dans une colonie de régime ordinaire où il sera transféré d'une colonie-établissement. Quelques médias ont décrit cette mesure comme une réponse au fait que M. Kolodezenko a développé sa propagande antisémite au sein de la colonie. Dans son journal, M. Kolodezenko avait imprimé des articles insufflant la haine des citoyens d'origine juive cui conduisait à les exclure du pouvoir d'Etat et à les interdire de participer aux élections. A 67 ans,M. Kolodezenko, avait plaidé non coupable, assurant que ni la cour ni personne ne le feraient changer d'avis.

Les données les plus récentes pour les grandes économies non-membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indiquent une amélioration des performances pour la Russie.
L’indicateur indique que la Russie a baissé de 0,4 point en novembre mais se situe 0,9 point au-dessus de son niveau de novembre 2006.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que le développement des relations avec le monde islamique était une des prépondérance de la politique extérieure russe :"Tant dans nos affaires intérieures que dans l'arène internationale, nous accordons invariablement une attention prioritaire au facteur musulman. Dans le cadre de sa politique extérieure multivectorielle, la Russie coopère étroitement avec le monde islamique, et nos relations bilatérales sont exemptes de contradictions idéologiques et politiques. »

Viktor Zoubkov le premier ministre russe et Ioulia Timochenko son homologue ukrainien ont convenu de stimuler l'activité du comité sur la coopération économique de la commission interétatique Russie-Ukraine.

La Russie, la Grèce et la Bulgarie ont contresigné à Athènes le contrat portant sur la création de la société internationale qui établira le projet de conduite de pétrole Bourgas (Bulgarie)- Alexandroupolis (Grèce).

Dès la réouverture du marché russe, après l'embargo de mars 2006, les vinicoles moldaves ont vendu à la Russie 975.000 litres de vin et 595.000 litres de brandies.

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Il y a un an, Dimitri Rogozine avait déclaré à la foule enthousiaste lors de cette manifestation : "Camarades ! Nous sommes ici pour protéger le peuple russe".

Le Kremlin a avisé la presse de l’attribution pour Dimitri Rogozine, un nationaliste frénétique, du poste de représentant permanent auprès de l'Otan. Vladimir Poutine, le président russe a déjà contresigné le décret officialisant cette nomination. L'ancien chef de file du parti Rodina âgé de 44 ans, juge l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord comme une menace pour la Russie.

L'Ouzbékistan va monnayer son gaz à la Russie en 2008 au tarif de 130-150 dollars les 1.000 m3. L’opération se fera en deux temps lors des six premier mois de l'année, le géant gazier russe Gazprom achètera le gaz ouzbek à 130 dollars les 1.000 m3, puis les six dernier mois le prix atteindra 150 dollars. En décembre dernier, Gazprom avait conclu un accord avec l'Ouzbékistan sur la valeur du gaz ouzbek vendu à la Russie en 2008. Ce prix n'avait pas été dévoilé, mais semblait être, selon Gazprom, celui du marché régional. Fin novembre, l'Ouzbékistan avait préconisé une augmentation du prix de son gaz exporté en Russie pour faire valoir le coût du dollar en berne et l’augmentation des tarifs des hydrocarbures.En 2007, l'Ouzbékistan a cédé à Gazprom 9 milliards de m3 de gaz à 100 dollars les 1.000 m3. La demande ouzbèk était survenue alors que la Russie avait accepté un alourdissement du prix gazier réclamé par le Turkménistan. L'Ouzbékistan produit annuellement environ 60 milliards de m3 de gaz, 12 milliards sont notamment exportés vers la Russie, mais aussi vers le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan. Gazprom doit s'approvisionner auprès du Turkménistan et de l'Ouzbékistan pour honorer ses contrats avec l'Europe et l'Ukraine.

Le groupe énergétique russe Gazprom a informé la presse de l’augmentation de ses livraisons de gaz naturel à la Turquie et à la Grèce : En décembre 2007, la compagnie turque Botas a sollicité Gazprom d'augmenter ses livraisons de gaz naturel russe via le gazoduc Blue Stream. La quantité de gaz vendue à la Turquie passe ainsi de 30 à 38 millions de mètres cubes par jour. Ce palier dépasse le palier supposé par les contrats. Par cette opération Gazprom renforce ainsi l’idée qu'il « satisfait une nouvelle fois une demande urgente de ses consommateurs ». Selon Gazprom, Botas a fait ce type de demande à plusieurs reprises dans le passé et Gazprom s'y est toujours plié quand les possibilités techniques le permettaient. La Grèce a elle aussi sollicité et disposé d’une augmentation de ses livraisons de gaz russe jusqu'à 1,5 million de mètres cubes par jour de plus que ce qu’envisageait son contrat. Gazprom n’a pas expliqué pourquoi ces deux pays avaient demandé plus de gaz.

Le Ministère russe des Affaires étrangères a répondu à la proposition de ‎Nicolas Sarkozy d'amplifier le Conseil de Sécurité de l'ONU. « Tout plan pour la ‎réforme de la structure du Conseil de Sécurité doit bénéficier d'un large ‎soutien pour renforcer l'efficacité du Conseil de Sécurité de l'ONU ». En effet, hier, le Président français a promis d'aider le Brésil, ‎l'Allemagne l'Inde, le Japon à siéger, à titre ‎de membres permanents, au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Le ministère des Finances a annoncé que le Fonds de stabilisation de la Russie arborait au 1er janvier 2008 un prix de 156,81 milliards de dollars, soit 67,68 milliards de dollars de plus qu'un an plus tôt. Différentes devises le composent : 66,85 milliards de dollars américains, 50,95 milliards d'euros, et 7,7 milliards de livres sterling, selon le ministère. Le Fonds de stabilisation héberge une partie des recettes fiscales issues des exportations du pétrole, lesquelles jouissent des prix mondiaux très élevés. Il doit être partagé au 1er février en deux parties : un Fonds de réserve, pourvu de l'équivalent de 10% du PIB russe et voué à protéger l'économie d'une éventuelle chute des cours du pétrole, et en un fond de richesse nationale, dans lequel le gouvernement pourra absorber ses dépenses.

Alors que le ministre russe des affaires étrangères se rend à Varsovi, les autorités russes espèrent que cette journée de jeudi sera prometteuse. Le ministre a expliqué qu’il comptait obtenir un dialogue positif. D'autre part, suite aux entretiens obtenus, il y a quelque temps, il semble que les délégués polonais aient accepté les exigences russes et soient décidés à ne pas faire barrage à un mouvement de consolidation des relations entre la Pologne et la Russie. Les pouvoirs russes ont promis d’expliquer à leurs homologues polonais les problèmes que pouvaient représenter le déploiement du bouclier antimissile américain tout autant en Pologne qu’en République Tchèque. Ces pourparler serviront de base au ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, qui se rendra à la fin du mois de janvier aux État-Unis.

Le Premier ministre russe Viktor Zoubkov a contresigné l'ordonnance instituant la zone de jeux d'argent "Azov-City" à la limite administrative des régions de Rostov et de Krasnodar, dans le Sud de la Partie européenne de la Russie.

La Russie devrait prochainement prohiber totalement la publicité pour les cigarettes.

L'ingénieriste Savoye du groupe Legris Industries, crée une succursale en Russie.

La Russie ne s'est pas encore complètement remise des fêtes de Noêl. Des économistes préparent le bilan des pertes causées par ces vacances. D’après Igor Nikolaïev, le directeur du département d'analyse stratégique de la compagnie FBK, le pays aurait perdu 600 à 700 milliards de roubles soit entre 16,6 et 17,5 milliards d'euros ce qui représente plus de 2% du PIB du pays.

Le ministère russe des Affaires étrangères préconise aux citoyens russes de ne pas se rendre en voyage au Kenya.

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Robert Amsterdam

Cet article est paru dans le journal libération.

A la minute même où le pouvoir aura l’impression que l’opinion a oublié Mikhaïl Khodorkovski, ils le tueront.» Ces mots de l’avocat américain du milliardaire emprisonné en Sibérie depuis quatre ans peuvent paraître mélodramatiques. Mais dans le pays où a été assassinée la journaliste Anna Politkovskaïa et qu’avait fui l’ex-agent Alexandre Litvinenko avant d’être empoisonné au polonium à Londres, rien ne semble incroyable. Harcelé par les autorités pénitentiaires, l’ancien propriétaire de la compagnie pétrolière Ioukos, que la prestigieuse ONG russe Memorial défend comme «prisonnier d’opinion», n’a pas été libéré, comme l’aurait permis la loi, à mi-parcours de sa peine de huit ans. La justice lui prépare un nouveau procès. Selon Me Robert Amsterdam, de passage à Paris, celui-ci démarrera «le plus probablement avant la présidentielle de mars». La nouvelle accusation de détournement, qui peut lui valoir quinze ans de prison, «a pour seul but de le détruire». La justice, affirme Me Amsterdam, refuse à un ex-avocat de Ioukos, Vassili Aleksanian, en prison depuis 2006, «le traitement médical que nécessite son état afin de l’amener à témoigner à charge».

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Au moins de 11 navires de guerre, dont le porte-avions Admiral Kouznetsov, ont abandonné en décembre 2007 leur base de Severomorsk, près de Mourmansk, pour se rendre sur l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Depuis la chute de l’Union soviétique la Russie n’avait pas déployé en si grand nombre ses forces navales sur la Méditerranée. Anatoli Serdioukov le ministre de la Défense a afficher « L’objectif d’assurer une présence navale russe et de créer les conditions indispensables à la sécurité de la navigation maritime ». Moscou semble donc afficher son désir de se servir à nouveau de sa puissance navale pour renforcer son influence sur le pourtour méditerranéen. Pareillement, une cinquantaine d’avions font partie du déploiement, dont le groupe aérien du Kuznetsov, composé notamment de SU-27 Flanker. Des troupes de la flotte de la mer Noire devraient également rejoindre le groupe aéronaval russe, quand celui-ci sera en Méditerranée.

D’après une expertise du ministère arménien des affaires étrangères entre janvier et septembre 2007, la Russie a été le principal pays investisseur en Arménie, aux moyens d'investissements aussi bien globaux que directs. En effet, la part de la Fédération de Russie dans les échanges extérieurs de l'Arménie a avoisiné les 16,1%, indice le élevé par rapport aux autres pays. L’explication est simple : les ministères des Affaires étrangères des deux pays ont mené des consultations politiques intenses l'an dernier et la coopération étroite des deux pays dans les sphères militaire, commerciale, économique et humanitaire n’a cessé de s’accroître. De plus, les réunions de travail des présidents arménien et russe, Robert Kotcharian et Vladimir Poutine, en janvier et août à Sotchi, ont permis d'étudier des questions telles que l'extension de la coopération des deux pays dans les domaines de l'énergie, des constructions mécaniques, des télécommunications et des transports. Enfin, la Commission intergouvernementale pour la coopération économique s'est réunie pour la neuvième fois l'année dernière pour débattre de la coopération bilatérale dans les transports, l'énergie et la culture, affermissant le programme de coopération à long terme entre l'Arménie et la Russie jusqu'en 2010.

Le service de presse du gouvernement a annoncé que le gouvernement russe livrerait 1.828.245 autorisations de travail à des étrangers en 2008. Ce nombre a été consenti le 29 décembre 2007. De plus, le gouvernement a engagé à 672.304 le nombre d'invitations qui seront prodiguées en 2008 à des étrangers désireux de travailler en Russie. D’après les données du Service fédéral des migrations (FMS), 1,7 million d'autorisations de travail ont été délivrées entre janvier et août 2007, soit deux fois plus qu'en 2006. Plus de 5 millions de demandes avaient été déposées au FMS.

La Russie a achevé l'année 2007 avec une inflation de 11,9%, soit bien plus importante que le chiffre auquel les autorités aspiraient au début de l'année, et plus forte qu'en 2006.
L’ accroissement des prix est de +1,1% pour le seul mois de décembre 2007, après +1,2% en novembre.
Le gouvernement, au début de 2007, avait un objectif de hausse des prix de 7,5-8% sur l'ensemble de l'année, mais il a progressivement dû revoir ce chiffre, en particulier lorsque les prix des denrées alimentaires se sont embrasé au deuxième semestre, enclenchant un ardent mécontentement dans l'opinion.
Le chiffre de 2007 est également plus élevé que celui de 2006 (9%).
Le gouvernement russe a instruit une série de mesures ces derniers mois pour réfréner la hausse des prix et s’engage désormais à ramener l'inflation à 8,5% en 2008, puis de la faire baisser à 6% en 2010.

Le président lituanien Valdas Adamkus a une nouvelle fois abordé la demande d'indemnisation par la Russie des dommages provoqués lors de l'occupation soviétique des années 1939-41 et 1945-91, et a établi la somme à 28 milliards de dollars, indique le quotidien Gazeta. Cette exigence est l'un des objectifs prioritaires de la politique extérieure des lituaniens pour 2008. Selon certains juristes la Russie a des arguments de taille pour évincer cette demande. La question a été soulevée la première fois par les dirigeants lituaniens au début des années 1990.

Une explosion de gaz a terrassé un immeuble habité, dans la ville de KAZAN, en Russie. On décompte un mort et des dizaines de blessés.La déflagration s’est produite ce matin. Les secours ont extirpé des décombres le corps d’une personne âgée, ainsi que trois personnes vivantes : un homme et deux femmes. Les femmes ont dû être conduite à l’hôpital, leur état est critique. Quarante personnes ont réussi à être évacuées. Après l’explosion, les flemmes se sont propagés dans l’ensemble de l’immeuble. Quatre-vingt-cinq secouristes sont toujours sur place car il semble que des personnes soient encore coincés sous les décombres.Sur place sont toujours présents. Pour ces derniers sous les décombres se trouvent encore des personnes vivantes. Pour les experts sur place l’explosion est la conséquence logique d’une installation défectueuse.

La majorité des Tchèques contestent l'idée d'héberger un système de défense anti-missile américain dans leur pays.

Le Premier Ministre polonais Donald Tusk vient de déclarer à la presse qu’il aimerait connaître la raison pour laquelle la Russie et l’Allemagne ambitionnent d’installer un oléoduc souterrain passant sur le fond de la Mer Baltique alors que le coût de la construction de ce dernier est trois fois plus important qu’un oléoduc ordinaire passant par la Pologne.

Scottish & Newcastle se veut confiant dans l'issue du conflit qui l'oppose à Carlsberg en Russie.

Lancement du magazine "Psychologies" à Moscou. Le magazine entend entre autres enquêter sur les enfants des anciens agents du KGB ou sur les miraculés du Goulag.

« Le KGB au pouvoir, le système Poutine », Thierry Wolton, Editions Buchet et Chastel, 240 pages, 19 euros

Ce livre est promu par les échos.

Le thème. Le KGB, rebaptisé « FSB », champion du monde de l'intimidation et de la manipulation, n'a eu de cesse depuis trente ans de conserver et de renforcer son pouvoir en Russie. D'abord à travers l'expérience malheureuse de la « perestroïka » de Gorbatchev, puis en circonvenant le président Eltsine et, aujourd'hui, en plaçant un des siens, Vladimir Poutine, au Kremlin. La Russie est désormais dirigée par une oligarchie de « guébistes ».

L'auteur. Thierry Wolton, cinquante-six ans, est essayiste, journaliste et historien, spécialiste du monde communiste et de sa police secrète. Mais cet ancien journaliste qui fustige l'anti-américanisme et l'allergie au capitalisme de l'intelligentsia française, a aussi publié plusieurs ouvrages sur des sujets d'actualité tels que l'espionnage, la corruption ou la politique, notamment « Brève Psychanalyse de la France ».

La citation. « Cette nouvelle Russie s'est dotée d'une doctrine à la fois révélatrice de ses ambitions et explicative de sa politique depuis que les guébistes ont pris les rênes. L'idéologue du Kremlin en a tiré le concept de démocratie souveraine à la résonance très orwellienne encore (...). Le terme de souveraineté doit être pris au pied de la lettre, comme l'expression d'une autorité supérieure qui ne saurait souffrir de contestation. La démocratie souveraine russe revendique pour le pouvoir un droit à l'autonomie sans interférences de la population. »

Y.B

Malgré l'arrestation de Mikhaïl Khodorkovski, l'homme le plus riche de Russie, le lycée qu'il a créé dans la région de Moscou continue de fonctionner, au risque d'être saisi par la justice. KOROLOVO (Russie), de notre envoyé spécial GUILLEMOLES Alain


C'est un étrange îlot, une république des enfants où règnent l'affection
et la douceur, à l'abri de hautes grilles. Ici, l'ordre semble immuable,
rythmé par la sonnerie qui annonce le début et la fin des cours. Autour,
on ne voit que la forêt et le ciel immense de Russie. On s'y sent à
l'abri des fureurs du monde. Et pourtant, les foudres du pouvoir russe
n'ont pas frappé loin, déjà, et pourraient vouloir à nouveau atteindre
le lycée Podmoskovski, créé en 1993 par le milliardaire russe Mikhaïl
Khodorkovski.

L'ancien patron de Ioukos est aujourd'hui en prison à Tchita, dans
l'Extrême-Orient russe, après avoir été condamné pour fraude à grande
échelle et escroquerie lors d'un procès qui semblait, avant tout,
destiné à faire un exemple en frappant le plus indépendant des
oligarques (lire les repères ci-dessous). Il attend un nouveau procès
qui pourrait alourdir sa première condamnation à huit ans de prison.
L'empire Ioukos a été démantelé. Et la propriété sur laquelle s'élève le
lycée est susceptible d'être saisie par la justice, pour payer les
pénalités qui ont été infligées à la famille Khodorkovski.

Mais, en dépit de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête,
le lycée continue de fonctionner et la vie y poursuit son cours
ordinaire. À 60 km à l'ouest de Moscou, dans le parc de 90 hectares d'un
ancien palais aristocratique, enseignants et élèves travaillent sous la
bienveillante attention de Boris Khodorkovski, le père du milliardaire,
qui vit dans le domaine avec son épouse et qui continue de subventionner
entièrement l'établissement.

Le lycée a ouvert en 1993 avec une vingtaine d'élèves qui, au départ,
étaient seulement hébergés sur place en internat mais allaient étudier à
l'école du village voisin. Aujourd'hui, il compte 170 enfants âgés de
9 à 17 ans qui étudient dans un corps de bâtiment et sont hébergés dans
sept petits chalets identiques édifiés autour.

Ce sont des orphelins ou des jeunes issus de milieux modestes, venus de
toute la Russie. Vingt et un d'entre eux sont par exemple venus de
Beslan, en Ossétie, après la sanglante prise d'otages par des
extrémistes Tchétchènes dans leur école, en 2004, au cours de laquelle
plus de 186 enfants ont été tués. D'autres jeunes sont venus de
Tchétchénie. Ossètes et Tchétchènes se côtoient ainsi sans hostilité,
malgré l'histoire du Caucase qui oppose leurs peuples.

« On essaie surtout d'éduquer les enfants pour qu'ils soient bons et on
tente de remplacer leur famille », explique Natalia Kobetskaïa,
directrice adjointe, qui fait faire le tour du bâtiment. Le lycée
bénéficie des meilleurs équipements : gymnase, piscine, salle
informatique. « Chaque enfant doit jouer d'un instrument de musique,
chanter, danser et visiter une section sportive, raconte Natalia. Ils
sont occupés du matin au soir. »

L'ambiance présente un mélange de rigueur et de décontraction. Les
élèves portent tous l'uniforme : blazer bleu, cravate, jupe plissée pour
les filles. Ce qui ne les empêche pas de se montrer gentiment
chahuteurs, plaisantant librement avec le visiteur de passage.
L'approche pédagogique comme les moyens déployés donnent des résultats.
Au niveau régional, les élèves de l'établissement figurent régulièrement
aux premiers rangs des « olympiades », ces concours par matière dont
raffole le système scolaire russe. Et les premières promotions sorties
du lycée Podmoskovski montrent que les anciens élèves savent tenir leur
place dans les meilleures universités de Moscou.

Dans le projet initial de développement, le lycée était prévu pour
accueillir jusqu'à 1 000 élèves. La croissance de l'établissement fut
stoppée lorsque les ennuis judiciaires ont commencé à s'accumuler autour
de la compagnie Ioukos, à partir de 2004. Mais en dépit des difficultés,
le personnel n'a pas baissé les bras. L'établissement conserve la même
ambiance chaleureuse et familiale. Soixante personnes en tout
travaillent ici pour surveiller, éduquer, entretenir les lieux.

« Les enfants, il faut les aimer. On ne peut pas les traiter comme des
chats », dit Boris Khodorkovski. Lorsqu'il circule dans les couloirs,
les plus jeunes élèves viennent se jeter à son cou. « Ils me considèrent
comme leur grand-père, dit cet ancien ingénieur. J'ai travaillé
trente-cinq ans à l'usine Calibre avec ma femme. J'étais ingénieur en
chef jusqu'à ce que mon fils me sorte de là-bas. Il a pensé que
m'occuper d'enfants était un travail pour moi. » Il s'est fait à cette
tâche. Boris Khodorkovski vient régulièrement rendre visite aux enfants.
Il possède un appartement à Moscou, mais réside le plus clair de son
temps dans l'ancienne demeure aristocratique, à l'entrée du domaine, qui
a été parfaitement restaurée et qui est devenue la maison familiale des
Khodorkovski.

L'établissement scolaire se trouve dans les profondeurs du parc, dans un
endroit parfaitement calme. Un jeune directeur, Evgueni Travin, assure
la gestion au quotidien de l'établissement. Dans le hall trône la devise
des lieux : « Devoir, honneur, patrie ». À côté, une vitrine est dédiée
à Ioukos et présente ses activités pétrolières. La bannière de Ioukos
flotte aussi devant le bâtiment du lycée, à côté de celle de la Russie.
L'entreprise Ioukos n'existe presque plus, mais ici on lui reste fidèle.
Le sort judiciaire de son ancien patron reste présent dans les esprits.

Le lycée, quant à lui, possède ses rites particuliers. Parmi eux figure
l'élection d'un président, d'un parlement et la nomination d'un
gouvernement en accord avec la constitution rédigée par les élèves
eux-mêmes. L'élection a lieu traditionnellement en milieu d'année. « Et
elle est bien plus démocratique que celle qui se déroule en ce moment en
Russie », grogne Boris Khodorkovski.

Dans son préambule, la constitution affirme : « Nous, enfants de la
Russie et de la CEI, confiants dans la renaissance de notre patrie, la
bonté et la justesse de notre terre, désireux de voir assurer sa
prospérité et sa sécurité, acceptons la constitution de la république
démocratique lycéenne. » Si l'on demande au directeur, Evgueni Travin,
si le lycée est à ses yeux le laboratoire d'une Russie idéale à venir,
il réfute cette ambition : « Nous essayons simplement d'éduquer de bons
citoyens pour notre pays », dit-il.

Il sait bien, pourtant, que l'existence de cet établissement agace
l'administration, qui a tenté de rayer le nom de Ioukos de la surface de
la terre russe. La justice a placé le domaine sous séquestre. La terre
ne peut plus être vendue et aucun bâtiment ne peut être construit. Mais
les occupants ont encore l'autorisation de demeurer sur place. Pour
combien de temps ? « Qui peut dire quelque chose de l'avenir de notre
pays ? », soupire Boris Khodorkovski en forme de réponse. Mais il
avertit : « Pour nous expulser d'ici, il faudra utiliser la force. Car
on ne partira jamais de notre plein gré... »

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Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy s’est à nouveau expliqué sur le fait d’avoir félicité son homologue Vladimir Poutine après les élections législatives en Russie lors d’une conférence de presse à l’Elysée : « Quelle étrange conception de la politique internationale que celle qui consiste à reprocher à quelqu’un son élection, et le lendemain à demander à cette même personne de vous aider à régler la crise de l’Iran, de vous aider à régler la crise du Darfour, de vous aider à apaiser les tensions dans le monde. Il est parfaitement ridicule de reprocher à M. Poutine une élection dont la totalité des observateurs internationaux vous diront qu’il est l’homme politique le plus populaire de Russie et qu’indépendamment des problèmes qu’il y a eu, incontestables au moment de cette élection, il aurait de toute façon été élu. Ce qu’il faut reprocher à M. Poutine, c’est pas d’être élu, ce qu’il faut lui reprocher c’est ce qu’il a fait, sur les droits de l’Homme à l’intérieur de la Russie ou sur la Tchétchénie »

Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont invalidé les accusations russes selon lesquelles l’élection présidentielle en Géorgie était "superficielle". Alcee Hastings, membre du Congrès américain et chef de la mission d’observateurs a déclaré qu’ils n’étaient pas sur les lieux et n’avaient donc aucun argument pour rendre un tel verdict : « qu’ils n’aiment pas le résultat (de l’élection), c’est leur droit, qu’ils n’aiment pas notre rapport, c’est leur droit, mais les conclusions des observateurs ne sont pas superficielles. Le scrutin a été suivi par des dizaines d’observateurs internationaux du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE, de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et du Parlement Européen, si ça c’est superficiel, alors je ne comprends pas ce que signifie superficiel". Estimant, par ailleurs, que l’ absence russe était une erreur, il aurait exprimé au gouvernement géorgien son regret vis-à-vis de cette absence. En effet, la victoire du président sortant Mikheïl Saakachvili lors des élections présidentielles en Géorgie à l’issue d’un premier tour samedi a été nié par l’opposition mais d’après l’OSCE, cette élection a été "concurrentielle" et "valide malgré des dysfonctionnements ponctuels ». Pour le ministre finlandais des Affaires étrangères, Ilkka Kanerva, qui pourvoit à la présidence tournante de l’OSCE, l’élection "est un pas dans la bonne direction" pour la démocratie géorgienne. Les derniers chiffres officiels provisoires publiés lundi, M. Saakachvili obtenait 51,85% des suffrages après le dépouillement des trois quarts des bulletins de vote.

Deux jours après sa réélection, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a certifié qu'il désirait améliorer les relations avec la Russie et a évincé l'option militaire pour reprendre le contrôle des régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud : « la première étape pour nous est de chercher de nouvelles occasions afin d'améliorer les relations assez dégradées avec la Russie. La dernière chose dont la Géorgie a besoin c’est d’être impliquée dans une confrontation militaire. Heureusement, personne dans la région ne veut se lancer dans de telles aventures ».

En Russie, une adolescente, Maria Kaleda,17 ans, qui militait dans le parti d’opposition l’Autre Russie a affirmé sur la radio Echo de Moscou avoir été rouée de coups à cause de son engagement politique. Les faits : deux personnes qu’elle ne connaissait pas l’ont agressée devant son immeuble, l’un d’entre eux l’a interpellée par son prénom avant de la brutaliser. Cela laisse à penser que l’agression était préméditée. Maria Kaleda évolue dans le parti d’opposition l’autre Russie, une organisation qui regroupe notamment la formations de l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov, le Front civique uni. Elle a été sommairement hospitalisée pour une commotion et un bras démis. Elle a porté plainte. L’Autre Russie fait partie des organisations qui ont manifesté l’année dernière leur mécontentement face au président Vladimir Poutine et son gouvernement. Ces rassemblements avaient été âprement réprimées par le Kremlin.

L‘Angola et la Fédération russe ont signé un contrat de coopération qui consolide la lutte contre le trafic de stupéfiants. Il a été dernièrement été imprimé dans le journal officiel. Le ministère de l‘Intérieur de l‘Angola et le Service Fédéral de Lutte contre le Narcotrafic de la Russie l’ont contresigné, le texte vise une meilleure coopération entre les deux Etats notamment sur le parcours des passeurs et reposera sur l‘échange d‘informations en matière d’activités criminelles sur le trafic, sous la demande de l‘un des deux partis.
La coopération envisage, entre autres, l‘interaction et l ‘assistance réciproque, l‘échange de législations nationales et de données statistiques, la formation et le recyclage du personnel et la réalisation de séminaires et conférences sur le sujet.

Le groupe canadien CCL Industries fusionne avec l’entrepreneur russe Ilgar Mamedov sur le marché des étiquettes dans le but d’engendrer une société commune. Pour 16 millions de dollars canadiens soit 10,9 millions d'euros, CCL détient 50% de Kontur Plus à Moscou et Asterix à Saint-Petersbourg. Le groupe investit dans l'augmentation des capacités de production. Les ventes de CCL-Kontur valaient en 2007 26 millions de dollars canadiens soit 17,7 millions d'euros. Cette opération monte à 51 le nombre d'unités de production du canadien dans le monde.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Christopher Hill, le sous-secrétaire d'État américain et chef de la délégation américaine aux négociations à six sur le nucléaire nord-coréen, conduira des consultations à Pékin du 10 au 11 janvier. Il se rendra ensuite en Russie. Après sa visite au Japon et en Corée du Sud, le négociateur en chef américain, s'entretiendra avec le chef de la délégation chinoise et vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wu Dawei "des problèmes relatifs aux négociations nucléaires. L’américain diplomate accomplit son périple en vue de relancer les pourparlers à six après l'échec de la Corée du Nord dans le but d’ honorer la date limite du 31 décembre décidée pour déclarer ses activités nucléaires aux termes d'un accord conclu en février 2007. La Chine espère que les six parties poursuivront leurs contacts pour promouvoir le processus des négociations sur la dénucléarisation de la péninsule de Corée.

La société responsable du réseau national d'électricité en Finlande, Fingrid, a annoncé mardi qu'un pic de consommation historique serait atteint cet hiver et que la production nationale ne parviendrait pas à y répondre. L’énergie qui devrait être assurée par des importations de Russie pourrait être réduite.
Le groupe souligne que des travaux de maintenance sur une centrale près de l'ancienne capitale russe limite jusqu'à la mi-janvier les possibilités d'importation. La Finlande est très dépendante de la Russie d'où procède 60% de son électricité.

Le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski a déclaré que la Pologne n’était pas prête pour recevoir le bouclier antimissile américain sur son sol et ce tant qu’elle ne serait pas entièrement instruite de tous les risques que comporte ce genre d’opérations.

La marine russe s'est livrée à des exercices au large des côtes italiennes.

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Mikheïl Saakachvili

Si les observateurs de l'OCDE ont qualifié les élections Georgienne en faveur Mikheïl Saakachvili ( le président sortant) de largement honnête, la Russie a quant à elle, émis des sérieux doutes à ce sujet. En effet Moscou a déclaré que les conclusions des observateurs étaient "superficielles" et "prématurées", alléguant des informations "en provenance des médias, des ONG et des représentants de l'opposition sur de nombreuses violations de la loi électorale par le pouvoir". La Russie a également dénoncé une campagne "que l'on peut à peine qualifier de libre et juste" et "marquée" par "des pressions ouvertes sur les candidats d'opposition et une limitation stricte de leur accès aux ressources financières et médiatiques".

L'église orthodoxe a annoncé que la Russie octroierait près de 700.000 euros à la France pour restaurer le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois. En effet le premier ministre Victor Zubkov a signé le versement de 692.700 euros pour la rénovation de 648 tombes .
Plus de 10.000 russes sont enfouis là et la plupart des pierres tombales sont actuellement à l'abandon. Ce cimetière est le plus important de l'émigration russe dans le monde. Il s'est créé à partir du cimetière mitoyen d’ une maison de retraite pour les russes blancs qui avaient abandonné leur pays au moment de la Révolution bolchévique.
De nombreuses personnages s’y trouvent, dont le prince Félix Youssoupov, le prix Nobel de littérature Ivan Bounine ou encore le cinéaste Andrei Tarkovski.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé souhaiter avoir un débat avec Moscou et Berlin à propos de l’éventuel gazoduc du Nord sous la Baltique : "En ce moment, je veux entamer une discussion de fond dans le cadre du triangle Russie-Pologne-Allemagne. Nous devons démystifier ce problème, nous devons apprendre pourquoi les Russes tiennent à ce projet dans la Baltique qui est trois fois plus cher qu'un gazoduc qui traverserait la Pologne et quelles seraient les conditions pour changer ce projet ». La construction du gazoduc Nord Stream envisagé par le géant russe Gazprom et les Allemands EON et BASF pose un important problème dans les relations entre la Pologne, qui s'y oppose, et ses voisins la Russie et l'Allemagne. Auparavant, le gouvernement polonais des frères conservateurs Kaczynski, s'était à plusieurs reprises exprimé contre ce projet, le qualifiant de menace par rapport à la sécurité énergétique de la Pologne. Les pays baltes sont contre ce projet quant aux pays scandinaves ils invoquent l’aspect dévastateur du projet sur le plan écologique.

Selon l'agence Reuters, Mitsubishi a contresigné un accord avec le gouvernement russe qui lui concéderait des motivants financièrs pour assembler des voitures localement. Mitsubishi a jouer au roi du silence à ce sujet se satisfaisant d’expliquer qu'elle étudiait la faisabilité du projet. 
 
Si l'entente était définie, le constructeur s’installerait en Russie vers 2010. Mitsubishi Motors est le sixième entrepreneur en importance sur le marché russe. Ses concurrents japonais Toyota, Nissan et Suzuki ont tous passé des accords avec le gouvernement russe.

La quantité de satellites russes présentement dans l'espace a atteint les 101 unités l'année dernière, a dévoilé dimanche l'agence de presse russe Ria Novosti, mentionnant des sources officielles. La Russie détenait 90 satellites en 1996 et serait arrivée à 101 en 2007. Le tiers de ces satellites disposeraient d’une vocation "socio-économique". Selon l’agence de presse : il n'y aurait pas encore assez d’argent pour un voyage habité vers la lune, mais le voyage habité vers Mars devrait avoir lieu vers 2035.

AXA a déclaré avoir passé un accord avec les actionnaires de Reso Garantia (Reso), deuxième assureur russe, en vue d'acheter une participation de 36,7% dans la société. La transaction devrait être achevé au cours du premier semestre 2008.
Dans ce cadre, AXA mettra en place pour une durée de 6 ans, une ligne de crédit d'un milliard de dollars pour le plus important actionnaire, entièrement garantie par sa collaboration dans la société.
De plus, AXA aura la potentialité d'acquérir le capital restant via des options d'achats exerçables en 2010 et 2011. AXA et les actionnaires de Reso vont concevoir une filiale commune pour accroître une activité sur le marché naissant de la vie, épargne, retraite en Russie.
D’après Henri de Castries, président du directoire d'AXA, " ce financement stratégique forme une importante opportunité pour AXA d'entrer sur le marché russe, qui offre de inusables perspectives de croissance dans un environnement économique propice. Avec cette opération, AXA renforce encore son profil de croissance et renforce son exposition dans les marchés émergents".

Un porte-parole du Centre de coordination du secours et de sauvetage de Novorossiïk a annoncé que le cargo Voljski-14, s'était retrouvé coincé dans des glaces en mer d'Azov : « Le bateau est bloqué et ne peut pas s'en tirer à lui seul, le cargo n'a pas été abîmé, et aucun membre de son équipage n'a souffert dans cet incident. Un brise-glace va se rendre du port de la ville de Eïsk dans l'immédiat au secours du cargo en détresse ».

Lev Zeleniy le chef de l'Institut des études spatiales de l'Académie des Sciences a déclaré que la Russie envisage de soutenir une mission d'exploration d'un satellite de Jupiter, Europe, en collaboration avec l'Agence spatiale européenne (ESA) :"Notre institut participe à un nouveau projet intéressant, dont personne n'a encore entendu parler. Il s'agit d'un projet d'exploration de Jupiter. Le but principal est d'étudier son satellite Europe, où se trouve de l'eau sous une épaisse couche de glace", a-t-il précisé.

L'association Art au service des libertés publiques a organisé le lundi 29 octobre 2007 un grand concert en soutien des libertés publiques. De prestigieux intervenants comme le philosophe André Glucksmann ou le député Pierre Lellouche, des avocats comme Robert Amsterdam et Kenneth Weissberg, et des témoins directs des provocations faites à l'encontre des libertés en Russie comme Karina Moskalenko et Grigori Pasko étaient présent ce soir là à Paris pour mobilisé l'audience.
Voici les témoignages de G. Pasko, A. Glucksmann présentés par le président de l'association Kenneth Weissberg.
Les interventions de Karina Moskalenko, Robert Amsterdam, Pierre Lellouche seront disponibles demain.



Le président de l'association, Kenneth Weissberg.

Intervention du philosophe avant le concert du 29 Octobre 2007

Le 29 octobre 2007, l'Association "Art au service des libertés publiques" organisait le premier concert en soutien des libertés fondamentales. Au cours du concert plusieurs intervenants s'étaient exprimés sur le sujet. Voici l'extrait de André Glucksman:

L'AFP a fait paraitre cette dépêche:

LA HAYE - La justice néerlandaise a ordonné une nouvelle vente publique des actions de Ioukos Finance, la filiale néerlandaise du groupe russe Ioukos, après avoir jugé illégale la vente organisée par la justice russe de ces titres, selon un jugement publié vendredi.

Le jugement du tribunal d'Amsterdam, du 20 novembre, ne précise pas de date pour la vente, mais désigne un notaire néerlandais pour l'organiser.

En 2007, le tribunal avait déjà jugé que la vente des possession étrangères détenues par Ioukos Finance était illégale, estimant que la mise en faillite de Ioukos par la justice russe n'est pas valable au regard de la loi néerlandaise.

Lors de la vente publique des actions Ioukos, mise sur pied par un liquidateur en Russie, Ioukos Finance avait été vendu pour 224 millions d'euros à une ancienne filiale du groupe pétrolier Rosneft, contrôlé par l'Etat russe, alors que Ioukos Finance est estimé à près de 2 milliards de dollars.

Le réviseur de Ioukos Eduard Rebgun avait annoncé en novembre qu'il ferait appel de la décision de la justice néerlandaise annulant la vente russe des actions.

Ioukos a été déclaré en faillite, avec des dettes de 27,5 milliards de dollars après un procès pour fraude, souvent qualifié de procès politique, après l'emprisonnement de l'ancien propriétaire de Ioukos, Mikhail Khodorkovsky, pour détournement de fonds.

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Vladimir Poutine et Hu Jintao

Cet article est paru dans le journal le Figaro:

L'histoire remonte au début des années 1980 lorsque les dirigeants soviétiques et chinois de l'époque constatèrent, chacun de leur côté, la faillite du système socialiste. Pour le sauver et eux avec lui, ils se sont tournés vers l'étranger, Moscou comptant sur l'aide financière des pays occidentaux, Pékin sur les capitaux des firmes capitalistes. Deux choix différents qui ont conduit à des voies distinctes. L'URSS a choisi l'ouverture politique avec la glasnost et la perestroïka, menée par Mikhaïl Gorbatchev, pour séduire les capitales occidentales dans l'espoir d'obtenir leur soutien ; la Chine populaire, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, a privilégié l'ouverture économique en instaurant des zones franches afin d'attirer les investisseurs étrangers. La suite est connue. Le régime soviétique s'est effondré dès que le carcan idéologique s'est assoupli ; le système communiste chinois a prospéré, livrant le pays à un capitalisme débridé sans rien céder sur le plan politique.

Un quart de siècle plus tard, il est troublant de constater combien la Russie et la Chine paraissent converger vers des modèles de gouvernance qui, sans être identiques, n'en sont pas moins ressemblants. Moscou ne se prétend plus communiste, il est vrai, quand Pékin continue à se revendiquer comme tel, mais en ce début de XXIe siècle, où les religions séculières ont perdu de leur attrait, la distinction n'est plus vraiment significative. Hormis l'habillage idéologique, ce sont bien deux systèmes politico-économiques analogues qui s'élaborent sous nos yeux, où sous la protection d'un État autocratique (totalitaire même en ce qui concerne la Chine) se développe une économie capitaliste qui profite avant tout à ceux qui détiennent le pouvoir. Dans une certaine mesure, ce système hybride résulte de la sortie du communisme que les deux pays ont tenté chacun à leur façon à la fin du siècle dernier.

Lors d'une conférence qui s'est tenue en décembre à Bruxelles, l'ambassadeur de Chine auprès de l'Union européenne, par ailleurs haut cadre du PC, a affirmé devant un public incrédule que la démocratie socialiste pratiquée par son pays était un modèle du genre. Selon lui, son parti gouverne en parfaite harmonie avec sept autres organisations politiques et l'Assemblée nationale populaire serait la juste expression de toutes les sensibilités du peuple, telles qu'il peut les exprimer lors d'élections équitables. M. Guan Chengyuan croyait sans doute à ce qu'il disait. C'est ce modèle politique que cherche à instaurer aujourd'hui Vladimir Poutine dans son pays. Une délégation officielle russe s'est rendue courant novembre à Pékin pour l'étudier de près, pour voir comment un régime monolithique peut cohabiter à long terme avec une économie ouverte au reste du monde. Le résultat des dernières élections législatives russes montre que Moscou s'approche du modèle chinois : le parti présidentiel, Russie unie, avec deux tiers des sièges, contrôle maintenant le pouvoir législatif, les autres partis lui servant de faire-valoir (à l'exception du PC, dernière opposition légale !).

Aujourd'hui, le pluralisme n'est guère plus respecté à Moscou qu'à Pékin. La présidentielle de mars prochain, avec Dmitri Medvedev en candidat officiel, s'annonce aussi bien verrouillée que l'est un congrès du PC chinois lorsqu'il doit élire le dirigeant suprême. Poutine lui-même, s'apprête à s'inspirer de Deng Xiaoping qui a longtemps gouverné son pays, «derrière le rideau» selon la formule chinoise, sans occuper le devant de la scène. Dans sa sagesse, le vieux dirigeant chinois avait prévu sa succession jusqu'à la cinquième génération de dirigeants communistes, celle qui doit gouverner à partir de 2012. Le Kremlin aspire à cette stabilité dans la passation du pouvoir.

Au plan économique, la similitude entre les deux pays est également frappante. On oublie trop souvent que derrière le dynamisme chinois se trouve la Commission d'administration et de supervision des actifs d'État (Sasac), forte de 185 entreprises représentant un portefeuille de 1 000 milliards de dollars d'actions, le plus grand holding du monde, directement sous la coupe du gouvernement, dont le patron, Li Rongrong, a rang de ministre. En Russie, le Kremlin dirige directement un grand nombre de grandes entreprises russes : onze hauts fonctionnaires de l'administration présidentielle sont à la tête de six sociétés, et douze sont intégrés à leur direction, quinze membres du gouvernement détiennent six présidences et vingt-quatre appartiennent à leur conseil d'administration. Les entreprises ainsi contrôlées représentent 35% du PIB de la Russie, elles pèsent 350 milliards de dollars.

Est-il besoin de préciser qu'à Pékin comme à Moscou c'est la nomenklatura au pouvoir qui s'enrichit surtout, qu'elle soit membre du PC en Chine (la bulle immobilière en est l'une des manifestations puisque la terre reste propriété du parti-État) ou issue des services secrets en Russie. Le total du «holding présidentiel» russe, c'est-à-dire les amis de Vladimir Poutine, affiche plus de 60 milliards de dollars de chiffre d'affaires, environ 10% du PIB du pays. On comprend que Pékin et Moscou veuillent que leur système perdure. Dans les deux cas, les dirigeants profitent d'un capitalisme de rente, les uns grâce à leur main-d'œuvre bon marché, les autres en exploitant leur réserve de matières premières, sans vraiment se soucier du développement de leur pays.

Cette convergence de système entre le pays le plus peuplé du monde et le pays le plus grand de la planète ne peut laisser indifférent. Leurs besoins complémentaires, de main-d'œuvre pour la Russie, de matières premières pour la Chine, concourent à un rapprochement que risquent de favoriser des intérêts politiques communs. Les hommes au pouvoir au Kremlin ont une revanche à prendre sur l'histoire vis-à-vis des pays occidentaux qu'ils rendent responsables de la chute du communisme et du rabaissement de leur pays qui s'ensuivit, alors que les cadres dirigeants de la Cité interdite craignent, eux, par-dessus tout, la moindre brise démocratique qui pourrait les ébranler. L'axe Moscou-Pékin n'est pas encore une réalité mais les deux capitales y aspirent.


L' essayiste est notamment l'auteur du livre "Le grand bluff chinois" publié chez Laffont et de l'ouvrage «Le KGB au pouvoir» édité chez Buchet-Chastel.

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Ioukos

Après avoir jugé illégale la vente organisée par la justice russe de ces titres la justice néerlandaise a annoncé une nouvelle vente publique des actions de Ioukos Finance, la filiale néerlandaise du groupe russe Ioukos. La décision du tribunal d'Amsterdam n’arrête pas de date pour la vente mais désigne un notaire néerlandais pour l'organiser.En 2007, le tribunal avait déjà décidé que la vente des possession étrangères détenues par Ioukos Finance était illicite, supputant que la mise en faillite de Ioukos par la justice russe n'était pas valable au regard de la loi néerlandaise. Lors de la vente publique des actions Ioukos, organisé par un liquidateur en Russie, Ioukos Finance avait été cédé pour 224 millions d'euros à une filiale ancienne du groupe pétrolier Rosneft, surveillé par l'Etat russe, alors que Ioukos Finance était évalué à près de 2 milliards de dollars. Le réviseur de Ioukos Eduard Rebgun avait prévenu en novembre qu'il ferait appel de la décision de la justice néerlandaise effaçant du même coup la vente russe des actions.
Après l'emprisonnement de l'ancien propriétaire de Ioukos, Mikhail Khodorkovsky, pour détournement de fonds l’entreprise a été déclaré en faillite, avec des dettes de 27,5 milliards de dollars après un procès pour fraude, souvent ressenti comme un procès politique.

Le ministère russe des Affaires étrangères russe a demandé aux différentes forces politiques du Kenya de reprendre les pourparlers à propos de la constitution en vigueur pour dénouer la crise par des méthodes pacifiques : « Moscou continue à suivre de près la situation au Kenya. Nous sommes très inquiets qu'en dépit des appels de la communauté internationale, notamment de la Russie, la violence s'empare du Kenya ». En effet, le Kenya se trouve actuellement dans une situation de crise depuis que le président Mwai Kibaki, qui avait remporté le 27 décembre sa réélection, a prêté serment pour un second mandat : « La situation reste tendue au Kenya après l'élection générale. L'opposition rejette encore les résultats officiels annoncés. Le conflit entre les partisans d'opposition et la police, les troubles ethniques et les actions de pillage et de banditisme ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.
L'Union africaine, les représentants de certains pays étrangers et les chefs de certains partis politiques au Kenya offrent leur service de médiation pour résoudre le problème dans ce paysa précisé le ministre.

Le diplomate russe en Lettonie, Viktor Kalioujny, a invité le président Valdis Zatlers à se rendre à Moscou avant les élections du président russe qui auront lieux le 2 mars.L’ambassadeur de Russie, à l'issue de sa rencontre avec le premier ministre lituanien Ivars Godmanis a précisé que « le président letton devrait profiter de l'invitation de Vladimir Poutine avant le 1er mars, car une nouvelle invitation pourrait se faire attendre encore longtemps ». Sergueï Lavrov responsable de la diplomatie russe, en visite à Riga le 18 décembre, avait livré à M. Zatlers une invitation à apparaître en Russie en visite officielle. Si elle a lieu, ce sera la première visite du Kremlin d'un président letton.
Le diplomate a déclaré à propos de la coopération énergétique que"les prix du gaz livré aux pays postsoviétiques ne correspondent pas depuis longtemps aux prix mondiaux. La décision de relever ces prix a été déjà été prise à l'intention de certains de ces pays, dont la Lettonie", a indiqué le diplomate.

La Serbie, appuyée par la Russie, s’oppose férocement à l’indépendance du Kosovo, son prétendu berceau historique, et demande à l’Union européenne de faire un choix entre ses rapports à la Serbie ou son souhait d’indépendance du Kosovo. Le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica aurait déclaré « Ce sera à eux de décider entre la signature de l’accord de stabilisation et d’association avec la Serbie ou l’envoi d’une mission civile au Kosovo».
Les chefs de la diplomatie européenne doivent se réunir le 28 janvier.

Construite au départ en Roumanie par Dacia, la Logan est désormais fabriquée dans sept usines à travers le monde, et ses ventes explosent particulièrement sur les marchés émergents, particulièrement la Russie. Sous la marque Renault, la Logan est très prisée en Russie avec 67 844 ventes contre 18 000 ventes en Inde, 15 000le au Brésil et 13 000 au Venezuela.

l'ancien député homophobe Alexander Chuev a porté plainte contre Nikolaï Alekseev, l’organisateur des gays prides de Moscou.
Mis en examen, il devra répondre des accusations d'insultes et de diffamation
. L'activiste dit pourtant ne rien regretter de cet outing télévisuel, le premier en Russie.

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Glonass

La Russie continue de développer son propre GPS. En effet la constellation russe Glonass a recueilli trois nouveaux satellites le 25 décembre : la Russie a procédé au largage de trois satellites de nouvelle génération pour son système de navigation Glonass, rival du GPS et de Galileo.
Il accompagne deux lancement de ce type en 2007 car un premier trio de satellites avait été mis en orbite au mois d'octobre à partir du site de Baïkonour au Kazakhstan. La constellation est donc dorénavant constituée de 18 satellites en orbite, mais il est attendu qu'elle en compte 24 aux alentours de 2009 si les lancements se talonnent à ce rythme.
Pour le moment, le réseau Glonass ne couvreque le territoire russe, mais à terme il est supposé marcher à traversle monde entier. Il pourrait ainsi devenir un sérieux concurrent du GPS américain. Une fois la période de mise en place achevée, ce dispositif sera sous contrôle de l'armée, à l'inverse du GPS américain mais il devrait servir principalement les civils. Le projet est fortement soutenu par Vladimir Poutine.

Une liaison aérienne Maurice- Russie est garantie depuis le week-end dernier par la compagnie russe Transaero, avec lequel les premiers passagers ont atterri à l`aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, dans le sud de l`île, en début de soirée.
Un officiel au ministère mauricien du Tourisme a indiqué que Transaero assurerait des vols sur une base régulière entre les deux pays : un vol tous les dix jours, d'après un contrat contresigné le 5 novembre à Port-Louis, entre les deux parties. Dans un deuxième temps, a-t-il complété, Transaero assurera un vol hebdomadaire. "L`avion passera par JohanNesburg, en Afrique du Sud, avant de relier l`île Maurice", a-t-il dit. La principale intention de Maurice dans l`ouverture de cette desserte aérienne est d`atteindre la population russes, dont approximativement 7.200 ont visité l`île en 2006, soit une amélioration de 28% par rapport à 2005 ; au mois de septembre 2007, quelque 7.500 touristes russes avaient visité l`île.

Arrestation d Nikolaï Aleksee, l'organisateur de la Gay Pride de Moscou au motif d'un outing en direct. IL a été mis en examen, le pretexte est douteux : il s’agirait d’une plante d'un ancien député homophobe.

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a alerté la Grande-Bretagne de l'inadmissibilité du fonctionnement actuel des bureaux du British Council à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg. Ils devaient être fermé le 1er janvier :« Nous espérons que la partie britannique respectera la législation russe et arrêtera le fonctionnement illégal du BC. Un autre comportement apparaîtrait comme un caractère de provocation et ne ferait qu'aggraver les relations bilatérales ». La partie russe a prévenu les consulats généraux de la Grande-Bretagne à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg sur la base de violations de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963.

La Russie sera présente, comme pays observateur, à un niveau important au 11ème Sommet de l’Organisation de la conférence islamique prévu en mars 2008 à Dakar.Cette information a été donnée par le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov au cours de l’audience qu’il a donné au directeur exécutif de l’Agence nationale de l’OCI Abdoulaye Baldé en visite en Russie.

L'hebdomadaire catholique russe "Svet Evangelija" (Lumière de l'Evangile), depuis quelque temps menacé de disparition faute de moyens financiers, a arrêté d’être publié. Leverdict a été rendu par le nouvel archevêque catholique à Moscou, Monsieur Paolo Pezzi.

La Russie a avisé la presse du quasi-quintuplement de 22 à 105 euros la tonne des taxes à l'exportation de céréales pendant trois mois, ce qui devrait de fait l’exclure du marché international. D’après certains spécialistes, le heurt est avant tout psychique et ne modifiera en rien le marché car la plus grande partie des céréales russes qui devait être exportées l'a déjà été.

D’après la Police des frontières de la Lituanie les files d'attente de camions à la frontière lettono-russe auraient disparu. Des négociations spéciales avaient été menées entre la Russie et la Lituanie car les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Russie s'accroissait de trop. Ils avaient convenu d'aménager un nouveau poste près d'Opouli.

La Russie et l'Inde s’apprêtent à construire conjointement un avion de cinquième génération. Les négociations russo-indiennes ont débuté le 15 novembre à New Delhi. Le chasseur de 5e génération doit avoir entre autres une maniabilité unique et une avionique et des armements qui lui assurent de déceler l'ennemi de très loin et de toucher n'importe quel objectif. Sur tous ces points, l'aide des spécialistes indiens en électronique sera indispensable.

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Pour sa dernière année en tant que président russe et après plus de huit ans au pouvoir Vladimir Poutine a adressé ses meilleurs vœux aux Russes pour l’année 2008. Encensant ses réalisations économiques il a défendu le sentiment d'une unité retrouvée. Le patron du Kremlin a déclaré à ses compatriotes : "Je veux vous remercier sincèrement pour tout ce que nous avons fait ensemble. Tout ce que nous avons fait aurait été tout bonnement impossible sans votre soutien sans faille, sans votre confiance, sans votre participation directe à la renaissance de notre pays, nous avons non seulement rétabli l'intégrité territoriale de la Russie. Mais nous sentons également à nouveau que nous sommes un peuple uni".
La constitution russe lui interdisant de briguer un troisième mandat l’actuel président devrait devenir Premier ministre l’année prochaine si son poulain, Dimitri Medvedev, est élu le 2 mars prochain.

Le groupe PSA (Peugeot Citroën) vient de garantir le choix de son site de production industrielle en Russie : il s'agit du site de Kaluga ville spécialisée sur la filière automobile, à 180 km au sud ouest de Moscou. L'usine doit être opérante en 2010, et elle produira des "véhicules de gamme moyenne qui représentent près de 60% des ventes d’un marché russe en très forte croissance". Le groupe PSA veut relever en Russie un pari : celui "de vendre dans ce pays 100000 véhicules Peugeot et Citroën en 2010 et 300000 à terme".

Vers le commencement de 2009, les douanes de la Russie et de l'Union européenne entreprendront des échanges en matière des données électroniques sur les marchandises.

La Russie pourrait avoir évincé l’Italie en 2007 à la deuxième place du classement des marchés automobiles en Europe. Les ventes de véhicules en Russie sont en effet évaluées à 2,7 millions d’unités sur l’année écoulée, contre 2,5 millions d’unités pour l’Italie, et pourraient surpasser les 2,8 millions d’unités en 2008.

Le service de presse du ministère estonien des Affaires étrangères a affirmé que le nombre de Russes ayant postulé en décembre dernier pour acquérir des visas Estoniens avait diminué de manière inquiétante par rapport à l'année dernière. En effet, en décembre 2007, 9.950 Russes ont réclamé des visas d'entrée estoniens contre 16.649 en décembre 2006, a indiqué le ministère.Selon un diplomate estonien, c'est le résultat de l'entrée du pays dans l'espace Schengen et des nouvelles modalités d'octroi des visas. Cependant, des experts locaux et des politiques d'opposition estoniens estiment cette baisse par rapport à l'attitude négative des Russes envers les événements d'avril à Tallinn, quand, sur décision du gouvernement estonien, le monument au Soldat libérateur et les dépouilles des soldats soviétiques morts pour la libération de l'Estonie contre l'occupation nazie ont été transféré du centre-ville vers un cimetière municipal.

La Russie envisage de sélectionner en février prochain un groupe de cosmonautes pour un vol habité vers Mars dans des années à venirAnatoly Grigoryev, directeur de l'Institut des études médico-biologiques de l'Académie des sciences de Russie a déclaré que la sélection des participants à une "expédition Mars" est en cours de préparation et quatre Russes plus deux Européens y seront engagés. Pour participer les candidats devront être bilingue russe et anglais, avoir une condition physique irréprochable, du professionnalisme et des spécialités dans plusieurs domaines. Six volontaires russes, dont cinq homme et une femme ont concouru à la première expérimentation de deux semaines pour un séjour isolé dans un modèle "Appareil Mars". La durée prévue du séjour prévu est de 520 jours. La première expérimentation a pris fin le 29 novembre et la seconde de 105 jours commencera à la mi-février.

Le représentant de l'Onu Martti Ahtisaari a affirmé qu'il avait bon espoir qu'une décision sur le statut final de la province serbe du Kosovo ait lieu au cours du premier trimestre de l'année 2008.
Les deux millions d'habitants albanophones du Kosovo devraient annoncer l'indépendance de leur territoire au cours des premiers mois de 2008.

Ioulia Timochenko, la première ministre ukrainienne, a déclaré, à l'issue d'une rencontre avec le président de la compagnie pétrogazière nationale Naftogaz, Oleg Doubina, avoir le projet de mener avec la Russie des pourparlers sur la situation qui déchaîne sur le marché gazier ukrainien. « Nous sommes en négociation sur une éventuelle date de cette rencontre qui sera consacrée à de nombreuses questions et en premier lieu sur la situation sure le marché gazier ukrainien. »
Se refusant à indiquer si Naftogaz ( selon elle en faillite) avait parmi créanciers, des sociétés russes elle a déclaré avoir donné l'instruction à la nouvelle direction de Naftogaz de préparer une analyse concise et compréhensible sur la situation au sein de la compagnie. Le 5 décembre, Gazprom avait conclu avec l'Ukraine un contrat aux termes duquel le prix du gaz à la frontière russo-ukrainienne se dresserait en 2008 à 179,5 dollars les 1.000 mètres cubes contre 130 dollars en 2007.

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Cet article est paru dans le Figaro :

L'analyse de Fabrice Nodé-Langlois, correspondant du Figaro à Moscou.

Washington, par la bouche du secrétaire d'État Condoleezza Rice, s'est encore inquiété récemment (le 20 décembre) du «recul» de la démocratie en Russie. L'Allemagne a dénoncé les élections législatives russes du 2 décembre comme «ni libres ni démocratiques». L'incroyable «opération succession» orchestrée par le Kremlin, qui, selon les dernières déclarations de l'intéressé, devrait permettre à Vladimir Poutine de devenir le premier ministre de son successeur, embarrasse plus d'une chancellerie.

L'inquiétude n'est pas partagée, loin s'en faut, par les milieux d'affaires, russes et étrangers. «Au-delà des obligations de clarté des résultats des élections, ceux-ci ouvrent une période de stabilité importante pour les acteurs économiques qui ont besoin de clarté et de stabilité pour améliorer leurs activités tant économiques que financières.» De passage à Moscou au lendemain des législatives, le secrétaire d'État français chargé du Commerce extérieur, Hervé Novelli, résumait sans fioritures le point de vue des milieux d'affaires. Pas question d'évoquer la campagne électorale confisquée par le Kremlin, le harcèlement des opposants, les médias sous contrôle.

Stabilité. C'est l'objectif sacro-saint des investisseurs qui ont besoin de savoir où ils mettent les pieds. Autrement dit où ils placent leurs capitaux. Stabilité, ce fut aussi l'un des leitmotivs de la campagne du parti Russie unie emmené par Vladimir Poutine dans un discours que l'on peut résumer du gaullien «moi ou le chaos».

Le jour même du scrutin législatif, l'agence de notation financière Moody's publiait son rapport annuel sur la Russie. «Outre la stabilité politique établie durant les huit dernières années (les deux mandats de Poutine, NDLR), notre notation reflète les excédents extérieurs et budgétaires considérables, la dette gouvernementale en diminution rapide (...)» Bien sûr, les 7% de croissance moyenne du PIB durant ces huit années s'expliquent d'abord par le cours du pétrole dont la Russie est devenue le premier producteur mondial devant l'Arabie saoudite. Mais les citoyens comme les hommes d'affaires ont fini par voir en Vladimir Poutine l'ultime garant de cette prospérité. D'une certaine manière, ils n'ont pas tort. Le chef de l'État russe, en renforçant sa «verticale du pouvoir», a concentré tant de prérogatives entre ses mains que tous redoutent, en cas de départ, l'effondrement de la pyramide.

«Bien que M. Poutine quitte ses fonctions (après les élections du 2 mars, NDLR), poursuit Moody's, son influence et sa politique, ainsi qu'une équipe qui pense comme lui continueront de gérer la macroéconomie quel que soit le prochain président.» Depuis la publication de la note de Moody's, Vladimir Poutine a désigné le jeune Dmitri Medvedev, réputé libéral, comme dauphin. Les milieux d'affaires boivent du petit-lait.

Il peut sembler paradoxal que les investisseurs soutiennent tant le président qui a jeté en prison Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-homme le plus riche de Russie et patron du groupe pétrolier Ioukos. L'arrestation de l'oligarque en 2003 avait inquiété les grands patrons et fait chuter la Bourse. C'est ce même pouvoir qui joue de ses atouts avec «brutalité» à l'égard de l'Ukraine ou de la Géorgie comme l'avait dénoncé Nicolas Sarkozy devant les ambassadeurs cet été. À l'égard aussi des majors étrangères qui, sous la pression, ont dû renégocier les conditions de partage de la production d'hydrocarbures. C'est encore le gouvernement Poutine qui a présenté une loi qui restreint le nombre de secteurs dans lesquels il est permis d'investir. C'est ce même pouvoir aussi qui jusqu'à présent a échoué dans la lutte contre la corruption. Vladimir Poutine le reconnaît sans détour dans sa longue interview au magazine Time.

Malgré cette «brutalité» et la corruption, les perspectives de croissance attirent plus que jamais les capitaux et les entreprises étrangers. Si le respect sans concession des droits de l'homme dictait les affaires du monde, nous n'achèterions pas une goutte de pétrole à l'Arabie saoudite, et pas un jouet à la Chine. Les hommes d'affaires embarrassés avec leur conscience plaident que la multiplication des échanges et la hausse générale du niveau de vie ne peuvent qu'être moteurs de la démocratie. L'exemple chinois montre que ces conditions ne sont pas suffisantes. Dans le cas russe, l'agence Moody's s'interroge, comme d'autres analystes, sur les «défis de long terme». Vladimir Poutine assure préparer l'après-pétrole en misant sur l'éducation et la technologie. Développer une économie de l'intelligence suppose autre chose que des milliards distribués par l'État : une émulation basée sur une libre concurrence, avec des règles transparentes et une justice indépendante. Les investisseurs s'accommodent pour l'heure de la «démocratie souveraine» poutinienne. Mais ce modèle politique peut-il rester longtemps compatible avec les exigences de l'économie ouverte et mondialisée du XXIe siècle ?

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Manouchehr Mottaki, ministre des Affaires Étrangères iranien, a rencontré Sergueï Kiriyenko, chef de l'Agence Fédérale russe de l'Énergie Atomique à Moscou, 13 décembre 2007 AFP.

NUCLÉAIRE IRANIEN. Le double jeu de la Russie, un article paru dans Courrier International de Seyyed Mohammad Ameli.

Avec plusieurs mois de retard, Moscou a commencé à livrer l'uranium enrichi nécessaire à la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr. Le journal en ligne progressiste Norouz explique pourquoi Moscou se décide à remplir son contrat avec Téhéran

L'événement était inattendu. Avec huit mois de retard, la Russie semble enfin décidée à honorer son contrat envers l'Iran. Les premières livraisons de combustible pour la centrale nucléaire de Bouchehr ont eu lieu le 17 décembre, puis le 28 décembre 2007. Manouchehr Mottaki, ministre des Affaires étrangères iranien, s'était rendu quelques jours avant la première livraison à Moscou. Au retour de ce voyage, des membres de la délégation iranienne avaient affirmé que la centrale de Bouchehr ne serait pas opérationnelle avant longtemps. Notre gouvernement a-t-il encore voulu nous cacher une bonne nouvelle ? Ou s'agit-il d'une manœuvre stratégique russe ?

La possession d'uranium enrichi par l'Iran est un point que les Occidentaux considèrent comme très problématique. Notamment les membres du Conseil de sécurité [Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France] et l'Allemagne [qui forme le "groupe 5+1"], qui ont déjà voté deux résolutions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire. Aux Nations unies, des discussions sont encore en cours pour déterminer l'attitude à adopter devant le refus de la République islamique d'appliquer la résolution 1747. [Adoptée en mars 2007, cette résolution a accentué des mesures qui étendent les sanctions déjà en place à des responsables et à des entreprises liés aux programmes nucléaire et balistique de l'Iran, à qui il est demandé encore une fois d'éclairer les zones d'ombre de son programme nucléaire.] Dans ce contexte, l'action de la Russie montre que cette dernière ne prend pas en compte les inquiétudes des pays occidentaux.

La plupart des pays du groupe 5+1 ont des points de vue contradictoires sur le dossier du nucléaire iranien. La Chine, la Russie, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont tous des liens commerciaux plus ou moins importants avec l'Iran. Les sanctions financières et commerciales prises pour punir l'Iran les affectent également. La Russie, au sein du groupe 5+1, a une place unique. Cette place spéciale est due notamment au partenariat avec l'Iran dans le cadre du développement de la centrale de Bouchehr. Mais il ne faut pas considérer ce partenariat comme purement économique. Cette coopération a un rôle stratégique pour la Russie.

Cette place unique de la Russie donne à Moscou la possibilité de jouer sur les deux tableaux dans son équation diplomatique. D'un côté, la Russie a cherché à gagner du temps en retardant sans cesse jusqu'à présent l'exécution du contrat. Cela a joué en faveur des pays occidentaux, qui savent que l'Iran est dépendant du combustible russe. Mais pourquoi la Russie a-t-elle choisi de livrer maintenant son combustible ?

La Russie sous la direction de Poutine, qui souhaite revenir au modèle d'un monde bipolaire, a ouvert plusieurs fronts avec les Occidentaux. On peut donner, entre autres, deux exemples : le bouclier antimissiles que les Américains souhaitent implanter en République tchèque et en Pologne et le problème du statut du Kosovo. Jusqu'à maintenant la Russie n'a jamais obtenu gain de cause dans sa confrontation avec l'Occident. De plus, en retardant l'exécution du contrat de Bouchehr, le Kremlin a donné des avantages aux Occidentaux. Il a le sentiment qu'il est temps de recevoir une compensation. La livraison de combustible à l'Iran est donc un moyen de pression. La Russie montre ainsi qu'au lieu d'être un allié des occidentaux, elle peut très bien être un soutien de l'Iran.

Berlin-Moscou, deux siècles d'amour-haine
Un article paru dans le monde de Daniel Vernet :

Au moment où les relations entre l'Allemagne et la Russie traversent une passe délicate, une exposition sur l'image réciproque des Allemands et des Russes de 1800 à 2000 montre que les rapports entre les deux peuples ont toujours été un mélange de peur et d'attirance, de répulsion et de fascination, de haine et d'admiration. Les divergences politiques actuelles entre Berlin et Moscou, qui se répercutent au sein même du gouvernement entre Angela Merkel et son ministre des affaires étrangères, comme entre la chancelière et les hommes d'affaires très engagés en Russie, ont certes des causes immédiates. Elles ne se jouent pas moins sur ce fond historique.
"Unsere Russe, unsere Deutschen, les images de l'autre, 1800-2000", l'exposition organisée jusqu'au 2 mars au château de Charlottenburg par le Musée germano-russe de Karlshorst à Berlin et le Musée historique de Moscou ne prétend pas donner à voir l'histoire des relations entre les deux pays pendant deux siècles. Elle s'attache à l'image que l'un a eue - et a toujours -, de l'autre, avec les clichés et les préjugés, positifs ou négatifs. Elle les montre à l'aide de quelque 400 objets, dont les trois cinquièmes viennent de musées allemands : instruments de la vie quotidienne, affiches, peintures, caricatures, éditions originales des auteurs allemands ou russes publiés dans l'autre pays..."Au commencement était Napoléon." La phrase de l'historien Thomas Nipperdey pour caractériser le XIXe siècle allemand vaut aussi pour les relations germano-russes. Les "guerres de libération" contre les Français dans les premières années 1800 ont rapproché les deux peuples sans effacer pour autant la dialectique du "barbare" et du "civilisé". Cette ambivalence a été brisée deux fois au cours de l'histoire. Pendant la guerre de 1914 et surtout pendant la période nationale-socialiste, quand s'est imposée l'image de l'ennemi, et à la fin des années 1980, où au contraire la politique de Mikhaïl Gorbatchev a dessiné une image entièrement positive du Russe chez les Allemands. Des nuances devraient toutefois être apportées que l'exposition a tendance à gommer. La coopération entre les armées allemandes et soviétiques, commencée sous la République de Weimar, est passée sous silence quand elle se poursuit sous le IIIe Reich. L'effet que le pacte germano-soviétique de 1939 a pu avoir sur l'image réciproque des Allemands et des Russes est ignoré. Sans doute ces diverses facettes apparaîtront-elles dans les conférences (et les manifestations artistiques) qui doivent compléter l'exposition en janvier et en février.
Dans les années 1920, 300 000 Russes vivaient à Berlin, qui était la plus grande ville russe entre Moscou et Paris. Surtout dans le quartier de Charlottenburg, rebaptisé alors Charlottengrad. Ils étaient des émigrés politiques, des artistes, des intellectuels. Aujourd'hui, il y a officiellement 14 200 citoyens russes dans la capitale allemande et sans doute une centaine de milliers non déclarés. Ce sont, à quelques exceptions près, des hommes d'affaires, de toutes sortes d'affaires.

L’économie géorgienne à l'épreuve des remous politiques et de l'embargo russe. Un article de Piotr Smolar paru dans le monde :


En sept ans, Benoît Fil a appris beaucoup de choses à Telavi, au pied de la chaîne montagneuse du Caucase, dont les cimes enneigées se dessinent si près des vignes, presque à portée de main : la langue géorgienne, la patience et les pesanteurs de l'administration. Mais il a surtout découvert à quel point l'économie du pays était dépendante des soubresauts politiques. Début 2006, 250 salariés travaillaient pour Georgian Wines and Spirits (GWS), un des plus gros producteurs et négociants de vins en Géorgie, dont Benoît Fil est le directeur industriel. Ils ne sont plus que 110 dans l'entreprise de Telavi, la capitale de la région.

L'origine de la crise que traverse ce secteur clé de l'économie se trouve dans l'embargo décrété en juin 2006 par la Russie sur les produits géorgiens, en particulier le vin et l'eau minérale. Une étape spectaculaire dans la dégradation des relations entre les deux pays, depuis l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili au terme de la "révolution des roses", fin 2003. "Nous sommes passés de 3 millions de litres par an à un million", explique Benoît Fil, en faisant visiter les installations quasi désertes. La chaîne de mise en bouteille est immobilisée, en attendant la prochaine commande. Le remplacement des cuves en inox a été interrompu. "Avant, près de 80 % des vins géorgiens se vendaient en Russie, rappelle Chota Kobelia, directeur commercial de GWS. Nous avons donc dû trouver de nouveaux débouchés, en Pologne, en France ou encore en Turquie."
GWS bénéficie du soutien et des réseaux de son actionnaire principal (90 % des parts), le groupe Pernod Ricard. De quoi être plus serein que d'autres face à la crise, et même d'envisager une sortie par le haut. "A court terme, l'embargo est un mal pour un mal. Mais à long terme, il va permettre d'assainir le marché, explique Benoît Fil. Il y a un gros problème de contrefaçon. Sans parler des particuliers, beaucoup de caves font du vin sans raisins : elles mélangent du marc de raisin, de l'eau et du sucre, puis font fermenter. Quand le marché russe rouvrira, il y aura forcément des normes plus strictes."
Le vin, mais aussi l'eau minérale ou les produits agricoles : l'embargo a fait souffrir l'économie géorgienne, qui ne peut s'appuyer sur de grandes ressources naturelles. Ce climat n'est pas propice aux affaires, tandis que la forte inflation enregistrée en 2007 - 11,6 % en novembre - provoque l'exaspération populaire. A l'approche de l'élection présidentielle du 5 janvier, Mikhaïl Saakachvili joue une double partition pour être réélu : il défend le bilan de ses réformes libérales ; mais en même temps il axe sa campagne sur les questions sociales, en promettant de revaloriser les faibles salaires et pensions. L'Etat deviendrait-il dispendieux ? En réalité, c'est la manifestation du 2 novembre, dense et lourde de ressentiment contre le régime, qui a poussé M. Saakachvili à infléchir son discours.
Le 10 novembre, alors que l'état d'urgence était toujours en vigueur, le président géorgien s'est adressé à l'élite économique dans un grand hôtel de la capitale, à huis clos, pour tenter de la rassurer. Parmi ces hommes d'affaires acquis au pouvoir mais inquiets se trouvait Lado Gourguenidze, président de la Banque de Géorgie, nommé premier ministre six jours plus tard. Ce jour-là, nous avait-il confié, il avait trouvé injustifiées les critiques émises contre M. Saakachvili par une partie des manifestants, qui dénonçaient les traumatismes causés par les réformes. "Les Géorgiens ne forment pas le peuple le plus rationnel du monde, disait-il. Les chiffres ne mentent pas. Notre PIB par habitant se situe au niveau de la Russie en 2001, de la Bulgarie en 2002 ou de l'Ukraine en 2006. Ces quatre derniers mois, plus d'un million de comptes bancaires individuels ont été ouverts. Le pessimisme est sans fondement."
Maintenir le cap, et peu importent les échardes : telle est l'unique aspiration du milieu des affaires. Revenu en Géorgie au moment de la "révolution des roses", après avoir longtemps travaillé en Russie, Guela Nakopia, directeur général de la puissante compagnie minière Madneuli, fait partie de ces entrepreneurs qui ne jurent que par la stabilité politique, quitte à négliger les frustrations populaires. "Je pense que le destin du pays doit se régler à la table des négociations, et pas dans la rue", résume-t-il.