Dans un discours prononcé le 10 février 2003 lors d’une conférence de presse Vladimir Poutine, alors convié à l’Elysée par Jacques Chirac , avait déclaré en parlant de la France : « Nous avons beaucoup fait dans les relations bilatérales politiques mais il nous reste beaucoup à faire dans le domaine économique. Les résultats que nous avons dans ce domaine actuellement ne peuvent nous satisfaire. Cela concerne la structure des échanges commerciaux, bilatéraux et le
volume des investissement français dans l’économie de Russie ». Enfin il avait ajouté : « Nous avons prêté beaucoup d’attention à la coopération énergétique ».
Plus de quatre ans après où en est cette collaboration si souhaitée ?
Lors d’une visite au Kremlin Nicolas Sarkozy, ami des Etats-Unis et défenseur dévoué des droits de l’homme, avait fait part à son homologue russe du souhait des investisseurs français d’entrer dans le capital de Gazprom ; La presse locale s’était alors empressée de qualifier cette ambition de fantaisiste.
Pourtant à peine quelques mois avant Gazprom et Total avaient signé un contrat octroyant à la France 25% des actions de l'opérateur de la première phase de la mise en valeur du gisement géant de gaz de Chtokman, situé en mer de Barents et l’entreprise française projetait d’y injecter près de cinq milliards de dollars dans les années à venir.
Il semble que la cordialité si appréciée de Chirac n'est pas fait tout l'effet escompté.
En effet, les échanges commerciaux entre les deux pays s’avèrent faibles. L’importation concerne les énergies russes comme le pétrole ou le gaz.S’agissant de l’exportation ce sont les produits civils de l’industrie française qui sont à l’honneur mais ne représentent que 3,8% des parts de marché en Russie.
Néanmoins les entreprises françaises cherchent à s’implanter au pays des steppes malgré des difficultés telles qu’une administration qui se veut contraignante, une réelle absence de transparence ou encore une corruption indubitable.
De nombreux grands groupes ont d’ailleurs franchi le pas Total, Renault, l'Oréal ou Danone ne sont qu’une esquisse de l’ampleur du phénomène.
A noter un fait bizarre, on savait que les échanges étaient de nature différentes ; on savait moins par contre que le flux était si disparate : les rapports marchands dans le sens France-Russie s’accroissent tandis que à l’inverse, ils se réduisent.
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