Le siècle de la puissance relative selon Pierre Hassner

| No Comments | No TrackBacks

Le Monde

Dans un article paru dans le journal «le monde », le théoricien Pierre Hassner, disciple de Raymond Aron et spécialiste des relations internationales, analyse de manière méthodique le remaniement des puissances à travers les conflits d’ordre mondial.
L’essayiste analyse le XXI èm siècle comme celui de « la puissance relative ». En effet selon lui, le monde unilatéral à domination outre-atlantique tel que nous l’appréhendons depuis la guerre froide, tend à s’éteindre peu à peu pour laisser place à une période de flottement où par de multiples facteurs la prépondérance occidentale sera moindre et en tous cas changeante.
Ces causes multiples peuvent être vulgarisées ainsi : éruption des pays tels que la Chine et l’Inde, résurrection de la Russie, apparition d’un terrorisme passionnel et omniprésence médiatique.
D’après le philosophe, ces récents bouleversements bousculent la stature des antagonismes au niveau international et tendent à délaisser les bonnes vieilles recettes de grand-mères utilisées
jusqu’alors pour réinventer toujours au risque sinon de se voir devancer par les événements.
Enfin, le penseur explique s’agissant du gouvernement russe que le «néo-fasciste » Vladimir Poutine s’avère être à la fois un partenaire, un concurrent et un adversaire (tout comme le président chinois Hu Jintao) ce qui tend à démontrer que les relations de pays à pays deviennent de plus en plus complexes et méritent une intelligence renouvelée pour que le modèle démocratique occidental n’ai de cesse d’éclairer.

No TrackBacks

TrackBack URL: http://www.robertamsterdam.com/cgi-bin/mt4/mt-t.cgi/3639

Leave a comment