juillet 7, 2008

Apres Ingrid Betancourt, Guilad Shalit, Mikhail Khodorkovski...et tant d'autres!

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Sur le blog "Nice Premium", J.L.Vannier écrivait hier 6 juillet un éditorial consacré aux conséquences morales de la libération d'Ingrid Betancourt. Selon l'auteur, la libération de cette femme courageuse, qui a suscité une grande émotion dans le monde, doit constituer un premier pas vers le rétablissement du respect des droits de l'homme, partout et toujours.
Vannier souligne que Nicolas Sarkozy pourrait

profiter du Sommet du G8 qui se tient ces jours-ci à Sapporo au Japon pour demander au nouveau président russe de gracier Mikhäil Khodorkovski. Il imiterait ainsi le geste courageux de la Chancelière allemande Angela Merkel : celle-ci avait inscrit son cas au menu de ses premiers entretiens avec Dmitri Medvedev tandis que son ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeir l’évoquait avec Iouri Schmidt, son avocat moscovite. Ni Français, ni Allemand, l’ancien patron de Ioukos, injustement emprisonné en Sibérie, devient aussi une forme de symbole dans ces droits de l’homme en pleine déliquescence. Sans parler des cyberdissidents chinois arrêtés, des prisonniers libanais disparus en Syrie...et tant d’autres encore. L’accent mis sur le respect des droits de la personne ne saurait certes constituer une stratégie de compensation des catastrophes économiques. Mais les responsables politiques pourraient néanmoins s’enorgueillir, et l’ensemble des Français avec eux, d’avoir agi à la mesure de leur moyen : parmi tous les maux qui frappent l’humanité, ne pas se résoudre à abandonner le seul d’entre eux demeuré au fond de la jarre de Pandore : l’espérance.


Robert Amsterdam : « Medvedev n’est pas le pantin de Poutine »

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Nous publions ci-dessous l'intégralité de l'interview que Robert Amsterdam,
l'avocat international de Mikhaïl Khodorkovski, a accordé à l'hebdomadaire français
Marianne, qui l'a publiée dans son édition datée du 5 juillet:

Marianne:Vous avez déposé une demande de libération anticipée pour l'ancien PDG du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, qui a déjà purgé la moitié de sa peine de huit ans de prison pour fraude fiscale. Pensez-vous que le président Medvedev y sera plus favorable que Poutine ?
Robert Amsterdam: Nous espérons que Medvedev comprendra combien l'acharnement judiciaire contre Khodorkovski et notamment les blâmes pour mauvaise conduite qu'on lui a infligés pour avoir croisé les bras ou bu du thé au mauvais endroit - nuit à l'image de la Russie. Car nous sommes très inquiets pour sa vie là où il est. Je vous rappelle le sort monstrueux réservé à son ancien avocat,Vassili Alexanian, longtemps privé de soins en prison alors qu'il souffre d'un cancer et du sida.
Medvedev peut-il s'opposer à Poutine sur une affaire aussi emblématique ?
R.A. :Je pense qu'on a tort de considérer Medvedev comme un simple pantin dont Poutine actionnerait les fils. Pour autant, je ne sais pas ce qu'il est véritablement. Par ailleurs, je pense qu'on a attribué trop de pouvoir à Poutine. En fait, il a surtout su jouer l'équilibre entre les différents pouvoirs.
Beaucoup se réjouissent du ton plus conciliant de Medvedev envers l'Union européenne et les Etats-Unis, mais déplorent l'absence de réel changement...
R.A. : Il y a incontestablement un changement de ton et de vocabulaire chez Medvedev. Il y a aussi quelques signes qui vont dans le bon sens: ainsi les récentes déclarations d'un juge très critique sur les interférences de l'exécutif. A mon sens, le fait d'accorder plus d'indépendance au pouvoir judiciaire serait pour Medvedev une occasion extraordinaire de consolider son pouvoir. On est dans ses cent premiers jours de présidence.Laissons-lui un peu de temps.
Propos recueillis par Anne Dastakian
* Avocat américain de Mikhaïl Khodorkovski

juillet 2, 2008

La justice russe continue de s'acharner contre Mikhaïl Khodorkovski

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Il faut lire aujourd'hui Le Monde daté de demain qui publie un article sur les accusations présentées lundi à Mikhail Khodorkovski et Platon Lebedev. Il ne s'agit pas de nouvelles accusations, mais d'une simple ré-écriture des accusations déjà présentées en février 2007. Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce texte intéressant...

Et voilà, Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev sont de nouveau inculpés." Un rien fataliste, l'avocat Iouri Schmidt a ainsi annoncé, mardi 1er juillet, la nouvelle mise en accusation de ses clients et anciens patrons de la major pétrolière Ioukos. Le parquet russe leur reproche d'"avoir volé des actions détenues par l'Etat, détourné (350 millions de tonnes de) pétrole et blanchi les fonds perçus lors de leur vente", rapporte l'avocat dans un communiqué mis en ligne sur le blog de Robert Amsterdam, l'un des avocats à l'étranger de Mikhaïl Khodorkovski. Le parquet estime le montant du vol, entre 1998 et 2003, à la somme astronomique de 33 milliards de dollars. S'il est reconnu coupable à l'issue d'un procès qui pourrait commencer au mois d'août, Mikhaïl Khodorkovski risque une peine de plus de vingt ans de prison. Le milliardaire déchu, libérable en 2011, purge actuellement, dans un établissement pénitentiaire de Sibérie, une première condamnation à huit ans de détention. Alors qu'il entendait prendre la tête de l'opposition politique au président russe de l'époque, Vladimir Poutine, il avait été condamné en 2005 pour escroquerie et fraude fiscale. Ses avocats et des organisations de défense des droits de l'homme avaient alors interprété cette foudre judiciaire comme le moyen de museler les ambitions politiques de ce milliardaire, enrichi à la faveur des privatisations sauvages des années 1990.

FAUX TÉMOIGNAGE

Cette fois encore, les avocats récusent le nouvel acte d'accusation qui ne serait, selon eux, qu'une version à peine rafraîchie et "mieux écrite" d'un acte déjà présenté en février 2007. "Ce sont les mêmes vieilles accusations, le même non-sens absurde", écrit maître Schmidt. Selon lui, l'objectif réel serait "une contre-attaque du pouvoir" destinée à amener Ioukos à interrompre les poursuites engagées devant des cours internationales pour contester la légalité de son dépeçage par l'Etat. Une autre raison, toujours selon Me Schmidt, tient, "sans aucun doute, à la possibilité de la libération anticipée des condamnés". Le parquet chercherait ainsi à "gagner du temps" en attendant les instructions du nouveau maître du Kremlin, Dmitri Medvedev, un ancien avocat qui s'était élevé contre "la rage administrative" dont Ioukos était l'objet. Légalement, Mikhaïl Khodorkovski, ayant purgé plus de la moitié d'une peine, peut en effet bénéficier d'une mesure de liberté conditionnelle. Or ses précédentes demandes ont toutes été rejetées par l'administration. Le témoignage d'un de ses anciens codétenus illustre toutefois"le traitement spécial" dont Mikhaïl Khodorkovski est l'objet afin de le maintenir coûte que coûte derrière les barreaux. Interrogé, lundi, par le quotidien russe Kommersant, Igor Gnezdilov, voleur de voiture récidiviste et compagnon de cellule de l'ancien milliardaire, raconte ainsi comment il a été forcé de faire un faux témoignage contre Mikhaïl Khodorkovski afin d'empêcher sa libération anticipée. Fin 2007, "on m'a demandé d'écrire que Khodorkovski a marché dans le couloir sans tenir ses mains derrière le dos ; qu'il a ignoré les ordres des gardiens et donc violé la loi", raconte M. Gnezdilov. L'administration pénitentiaire russe avait saisi ce prétexte pour le maintenir en prison. "A vrai dire, je ne me souviens pas du tout si nous avions les mains dans le dos ce jour-là", raconte aujourd'hui l'ancien détenu. Il assure avoir été menacé par un enquêteur d'être lui aussi privé de libération anticipée s'il ne témoignait pas contre Mikhaïl Khodorkovski. "Je me suis senti comme un traître, confie Igor Gnezdilov. Je lui ai raconté mon entretien avec l'administration. Il m'a dit qu'il comprenait et qu'il ne m'en voulait pas."

juillet 1, 2008

Robert Amsterdam: "les nouvelles accusations n'ont aucun lien avec la réalité"

giffarmbuero1.gifDans une interview sur Bloomberg TV, Robert Amsterdam a commenté les "nouvelles charges" signifiées hier à Mikhaïl Khodorkovski. "Il n'y a rien de nouveau dans ces accusations"- a déclaré Bob Amsterdam, ajoutant: " Je pense qu'ils n'essaient même pas de faire semblant qu'elles sont réelles". L'avocat international de Mikhaïl Khodorkovski a souligné que le traitement infligé à son client par l'Etat russe faisait écho au sort des compagnies comme BP, en passe de perdre le contrôle de ses opérations en Russie. La majorité des directeurs étrangers de TNK-BP peuvent être forcés de quitter la Russie à la fin de mois, quand leurs cartes de séjours ne seront plus renouvelées."Il est clair que céder au gouvernement russe, comme l'a fait BP par le passé, n'achète pas la sécurité"- a rappelé Robert Amsterdam.

L'affaire Khodorkovski, un test pour Dmitri Medvedev

khodorkovsky.jpgLe journal le Monde analyse dans l'article daté d'aujourd'hui 1er juillet, premier jour de la Présidence française de l'Union Européenne, les nouveaux développement concernant Mikhaïl Khodorkovski. On ne peut que partager le message contenu dans le titre de l'article...

Jusque-là, les blâmes infligés pendant sa détention pour mauvaise conduite – il s'est levé de sa chaise sans permission, a croisé les bras, a conservé des citrons dans un tiroir – étaient autant de prétextes à sa non-remise en liberté. L'acharnement était patent. Avec l'arrivée du président Medvedev, apparemment soucieux d'en finir avec le "nihilisme juridique", les avocats du prisonnier le plus célèbre de Russie se veulent optimistes.
"Nous voulons croire que les temps ont changé (...). Khodorkovski n'aurait jamais demandé sa libération avec (le président) Poutine", a expliqué son avocat Iouri Schmidt sur les ondes de la radio Echo de Moscou, jeudi 26 juin. L'autre raison d'espérer tient à un projet d'amnistie en cours d'examen à la Douma (la Chambre basse du Parlement), qui prévoit qu'un jour passé en détention provisoire équivaudra à un jour et demi, voire deux jours de prison. Les nouvelles règles pourraient permettre la libération de Mikhaïl Khodorkovski dès 2009 car il aura alors purgé la totalité de sa peine, selon ce nouveau système de comptage.
La loi, rétroactive, pourrait concerner 50 000 personnes. Actuellement, les prisons russes comptent 894 400 détenus. Les conditions de la détention provisoire sont particulièrement pénibles : cellules bondées, insalubrité, prévalence de maladies. Or les prévenus font en moyenne de deux à cinq ans de provisoire dans l'attente de leur procès.

PROJET DE LOI ANTI-AVOCATS

Pour Mikhaïl Khodorkovski, un obstacle demeure. Depuis février 2007, l'ex-patron de Ioukos fait face à une nouvelle mise en examen pour blanchiment et détournement de fonds. Extrait de sa prison de Krasnokamensk (à la frontière avec la Chine), il est depuis dix-huit mois au centre de détention provisoire de Tchita (le chef-lieu de la région) où il prend connaissance de son acte d'accusation - des milliers de pages. (...).
Jeudi, jour de son 45e anniversaire, des centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes (Moscou, Tchita, Tomsk) en signe de soutien. Une partie de l'opinion russe estime que "l'affaire Khodorkovski" n'est qu'une opération montée par le Kremlin pour mettre la main sur des actifs énergétiques - Ioukos était la première des majors - et pour briser les ambitions politiques du magnat. Le sort de Mikhaïl Khodorkovski est un test pour Dmitri Medvedev qui, depuis son investiture promet de réformer la justice en profondeur. Un autre test l'attend. Juste avant de quitter le Kremlin, le 6 mai, son prédécesseur, Vladimir Poutine, a fait parvenir à la Douma un projet de loi attentatoire à l'exercice de la profession d'avocat puisqu'il met fin au secret professionnel. Désormais, l'avocat devrait remettre ses dossiers au parquet si celui-ci l'exige. Par ailleurs, la procédure de radiation du barreau a été simplifiée. En 2005, la justice russe avait demandé, en vain, celle de quatre des dix avocats de Mikhaïl Khodorkovski - Anton Drel, Denis Diatlov, Elena Levina et Iouri Schmidt. Si la loi est adoptée, ce sera un jeu d'enfant.




juin 29, 2008

Sommet Russie-UE : échange d’amabilités mais pas d’avancées concrètes

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Le site Internet de Libération commente 28 juin le 21e sommet Russie-Union européenne, tenu pour la première fois avec Dmitri Medvedev côté Russe. Le quotidien constate la maigreur des résultats. Si l'ambiance semblait plutôt détendue, en revanche "sur aucun des sujets qui fâchent - viandes européennes interdites en Russie, multiplication des tarifs douaniers russes sur le bois, ambitions de Gazprom en Europe, menaces sur les investissements européens en Russie ou droits de l’homme - ce sommet n’aura permis d’avancées concrètes". Selon le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, «il y a une ligne de continuité évidente» avec Vladimir Poutine".

juin 25, 2008

Entre Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine, un contraste formel frappant

vladimir_putin_-_dmitri_medvedev_7365.jpg L'Express a repris aujourd'hui 25 juin une dépêche de l'agence Reuters qui compare les styles présidentiels de Poutine et de Dmitri Medvedev. Malgré les tentatives de Medvedev de minimaliser les différences avec son prédécesseur lors de l'interview accordée à Reuters, le contraste entre les deux hommes reste frappant. Reuters s'étonne que "à aucun moment durant les 90 minutes de l'interview, Medvedev ne porte une de ces attaques anti-occidentales devenues la marque de Poutine à la fin de son second mandat sur fond de durcissement des relations entre Moscou et l'Ouest". Reuters écrit que Medvedev pesait soigneusement ses mots, insistant sur "la liberté, l'état de droit et la propriété privée."

Poutine s'en prenait avec virulence aux plans d'expansion de l'Otan aux frontières russes ou accusait Washington de déclencher une nouvelle guerre aux armements avec son projet de bouclier antimissiles; Medvedev ne mentionne lui aucun de ces dossiers lourds de contentieux. L'essence de la politique étrangère de la Russie, dit-il, est de défendre les intérêts nationaux mais sera guidée par "la liberté, la démocratie et le droit à la propriété privée". Interrogé sur les critiques portées à l'encontre de la politique étrangère de Moscou, Medvedev ne reprend pas à son compte les contre-attaques sur l'hypocrisie et la politique "du deux poids, deux mesures" qu'affectionnait Poutine. Les plaintes sont normales, dit-il, et après tout, Moscou aussi a des problèmes avec des pays tiers.Les deux hommes sont issus de milieux sociaux différents: Poutine, qui a grandi dans un quartier dur, est adepte d'un langage direct, nourri d'expressions familières. Medvedev, dont les parents étaient enseignants, pratique un discours de juriste avec des phrases riches en propositions subordonnées. Mais sur un point, pourtant, son propos recoupe parfaitement celui de Poutine: c'est lorsqu'on l'interroge sur le contrôle qu'exerce le gouvernement sur les médias russes. Medvedev s'anime davantage, déclare qu'il "ne (peut) être d'accord" avec la formulation de la question et déclare que les chaînes de télévision, les journaux et les sites internet russes sont "absolument libres". "Il n'y aujourd'hui pas plus qu'hier ou demain de problèmes d'interdiction de l'information en Russie", insiste-t-il. Une phrase qu'aurait pu prononcer directement Poutine.

juin 24, 2008

Mikhaïl Khodorkovski libre en 2009?

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L'agence RIA Novosti a repris aujourd'hui 24 juin un article du quotidien Vedemosti sur la possible réforme de la législation procédurale. Compte tenu des trois ans et demi qu'il a passé en détention préventive, Mikhaïl Khodorkovski pourrait être l'un des bénéficiaires de cette réforme: si elle était adoptée, il aurait purgé la totalité de sa peine l'an prochain.

Selon le Service fédéral d'application des peines, les prisons russes comptaient 894.400 détenus au 1er juin dernier. "M. Kracheninnikov propose de comptabiliser un jour de détention provisoire comme un jour et demi de prison pour les condamnés à la réclusion dans une colonie pénitentiaire de régime ordinaire ou une colonie d'éducation disciplinaire pour mineurs, et comme deux jours de prison pour les condamnés à la réclusion dans un camp de redressement par le travail", indique Vedomosti. Selon la législation russe actuelle, le juge définit de son propre chef le coefficient relatif à l'imputation des périodes de détention provisoire. D'après M. Kracheninnikov, cité par Vedomosti, les nouvelles règles seront rétroactives, et s'étendront donc aux personnes déjà condamnées. Leur adoption augure une libération massive de détenus, comparable à une amnistie. La dernière amnistie, décrétée en 2006 à l'occasion du 100e anniversaire du parlementarisme en Russie, avait concerné 14.000 personnes. Les amendements à la législation procédurale ont été appuyés par le Service fédéral d'application des peines désireux d'enrayer la surpopulation carcérale grâce à la libération anticipée de détenus condamnés pour des délits mineurs. Toujours selon Vedomosti, les nouvelles règles pourraient s'appliquer à Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-magnat du pétrole qui purge une peine de huit ans de prison en Sibérie orientale. Condamné pour escroquerie et évasion fiscale à grande échelle, infractions qui ne sont pas considérées comme des crimes graves par la législation russe, M. Khodorkovski avait passé plus de trois ans et demi en détention provisoire. "Si la deuxième action en justice intentée à son égard, qui n'a pas encore donné lieu à un procès, n'aboutit pas, sa peine expirera en 2009 compte tenu des amendements", résume le journal russe. "

juin 19, 2008

Medvedev continue d'affirmer sa volonté de lutter contre la corruption

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RIA Novosti a repris hier 18 juin l'article de Nezavissimaia Gazeta, qui annonçait
la possible création d' un nouveau poste d'assistant du président russe pour la
lutte anticorruption.Selon le quotidien "la lutte systématique contre la corruption promise par le
président Dmitri Medvedev peu après son investiture commencera probablement par des tentatives délicates de "nettoyage" au sein des structures de force".

Formellement, le nouvel assistant du chef de l'Etat sera chargé des problèmes de corruption dans l'ensemble de l'appareil d'Etat. En fait, comme l'estiment les experts, il se penchera en premier lieu sur la préparation des remaniements de postes au sein du FSB (Service fédéral de sécurité), du ministère de l'Intérieur et du Service fédéral anti-drogue. Des listes d'employés les plus corrompus de ces départements devront rapidement être soumises au président et serviront de base pour d'importants remaniements. Selon des sources au Kremlin, c'est le général de Justice Igor Tsokolov, 52 ans, actuellement chargé de la lutte contre la criminalité économique internationale au Comité d'enquêtes du ministère de l'Intérieur, qui est le principal candidat au poste d'assistant pour la lutte anticorruption. Il n'est pas très connu du grand public, bien qu'il ait déjà à son actif toute une série d'enquêtes retentissantes (entre autres, l'affaire Golden ADA sur le détournement de diamants du Fonds d'Etat de métaux et de pierres précieuses dans les années 90 et la récente enquête pour corruption dans le Fonds des retraites). La nomination d'Igor Tsokolov permettra d'équilibrer dans une certaine mesure l'influence des "siloviki" (employés des structures de force) qui n'étaient, dès le début, pas emballés par la candidature de Dmitri Medvedev en tant que successeur de Vladimir Poutine, de ceux qui ne se soumettent au président que formellement, en s'orientant, en réalité, sur le chef du gouvernement ou sur certains vice-premiers ministres.

juin 13, 2008

Jacques Chirac, l'ami de Pouchkine et de Poutine

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Fabrice Nodé-Langlois, le correspondant du Figaro à Moscou, a décrit ironiquement sur son blog la dernière visite de Jacques Chirac à Moscou, le 11 juin, durant laquelle l'ancien président français s'est vu décorer du "Prix d'Etat", "la plus prestigieuse distinction" de Russie selon Dmitri Medvedev, pour "son influence décisive sur beaucoup des processus d'intégration en cours en Europe et dans le monde" et son "grand rôle dans le développement des relations franco-russes". Nodé-Langlois souligne que les médailles ont été remises en grande pompe, Jacques Chirac semblant sincèrement ému et Vladimir Poutine détendu.La participation à la cérémonie de certaines "personnalités" russes particulièrement peu réputés pour leur tempérament "démocrate" pouvait étonner. Ainsi "Igor Setchine, président du conseil d'administration de Rosneft que l'ex-patron de Ioukos Mikhaïl Khodorkovski rend directement responsable de son emprisonnement, Vladimir Jirinovski le député ultranationaliste, ou encore Ramzan Kadyrov, le jeune président de la Tchétchénie qui a remis au pas la république de façon musclée" étaient bien en vue pour fêter la médaille de l'ancien Président français obtenue pour ses "actions exceptionnelles dans le domaine humanitaire".


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